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Daddy Issues

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Dim 16 Aoû - 12:38

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio et Elana Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel

Victoria Machiavel

Il y a des étincelles entre eux qui jaillissent en un regard, puis qui en un touché allument ce feu qui chauffe et qui dévore. Ainsi, c’est avec urgence qu’elle reçoit ses lèvres, et avec dépit qu’elle le laisse mettre fin à ce premier baiser. Elle sourit néanmoins ; sa joue se pressant contre sa paume dans ce moment de tendresse auquel elle refuse de trop penser alors même que, sans dire un mot, elle lui répond malgré elle dans ce roulement affectueux pendant lequel son front s’attarde contre sa tempe avec toute l’intention d’un : « tu m’as manqué aussi » qu’elle n’oserait jamais prononcer.

Ils ne seront jamais ensemble, pas comme le sont ces couples amoureux qui achètent des maisons, fondent des familles et vivent heureux de 16h à 8h du matin… C’est que l’amour lui fait peur et que l’engagement la terrifie encore plus, ce qui fait que la fuite devient pour elle la seule option quand surviennent ces inévitabilités. Ainsi, même si Victoria ne l’avouera jamais, elle impose entre eux cette distance prudente seulement pour l’aimer moins, mais pour l’aimer plus longtemps… Ce qui ne les empêche pas de faire l’amour avec toute la passion dont ils étaient communément capables, comme si c’était leur dernière occasion de le faire, parce que, qui sait : ce l’était peut-être en considérant ce métier dangereux qu’ils faisaient.

C’est donc après d’incomptables baisers et autant d’éclats de rire, de tendres soupires et d’indescriptibles caresses qu’ils émergent enfin de l’hôtel pour mieux revenir en direction du marché, avec des doigts papillonnants et des sourires pleins de connivence.

De retour à l’appartement, ils rangent nourriture et effets personnels, avec un Max trop occupé à déguster un cannoli pour commenter ce qu’il devine assurément d’un simple coup d’œil. Pendant leur absence, ce dernier avait bien travaillé et en était à pirater la quatrième et dernière scène de crime. Ils pourraient bientôt brancher ça sur le téléviseur du salon afin de regarder avec attention ce qu’il était possible de voir dans les angles limités de chaque endroit. En attendant, parce que leur tueur était un cliché prévisible, ils peuvent prédire approximativement où et quand prendra place le prochain meurtre : quelque part dans le Parco Valentino, à minuit dans la nuit du vendredi au samedi à l’occasion du sabbat hebdomadaire. C’était, malheureusement, juste après son propre départ, mais elle pouvait d’ici là aider ces deux collègues à trouver, ou bien l’arme du crime, ou bien la prochaine victime avant qu’elle ne soit tuée.

À ce sujet, une lecture approfondie des dossiers amène Victoria à relever des yeux affolés sur son amant, hissant inconfortablement pour attirer son attention.

- Nos victimes ont toutes été difficiles à situer dans les heures avant d’être retrouvées mortes et les autopsies révèlent qu’elles étaient toutes à jeun d’au moins 24h au moment de leur mort – à part pour des quantités significatives de belladone – ce qui me laisse penser… Qu’elles se font enlever un jour ou deux avant le sabbat sacrificiel, et droguées avant d’être tuées…

Ce qui leur laissait tout au plus une journée et demie avant que la prochaine victime – encore inconnue – soit enlevée.

- Vous aurez sans doute l’opportunité d’appréhender de tueur sur place vendredi soir, mais si on veut sauver la prochaine victime… Il faudra faire plus vite que ça… Max, est-ce que ce serait raisonnable de traquer les téléphones des deux suspects, juste au cas?


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Lun 17 Aoû - 6:06

Recrue
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Age : 29
Emanuel Magnussen

Emanuel Magnussen
Il y avait comme un sentiment de victoire dans l'attitude d'Emanuel, alors qu'il reste encore un peu sur le lit, fermant les yeux pendant quelques petites secondes en silence. Là, il pouvait s'imaginer ce qu'il voulait : son futur avec elle, l'enfant qu'ils pourraient avoir, les futurs baisers et l'entente qu'ils auraient. Il ne le dit pas trop fort, mais cette fois, il faillit s'endormir avec ce songe à la tête ; ce ne fut que Toria, rangeant les affaires de la chambre qui acheva de lui faire ouvrir les yeux. Dommage.

Il se releva du lit, après ce moment de plaisir. Victoire quand il passa sa main sur la joue de sa compagne du moment, victoire que il sortit le peigne de sa trousse de toilette pour y passer un coup, refusant de se présenter à Max dans cet état-là, les cheveux si en bazar qu'un oiseau aurait pu y loger.

Pendant tout le chemin du retour, même plus encore, Emanuel était dans un autre monde, écoutant à peine ce que la belle disait. Si ils firent un arrêt dans la pâtisserie pour acheter un petit souvenir pour leur informaticien préféré, Emanuel sembla ne pas le noter, ni noter qu'il avait le sourire aux lèvres. Dans l'ascenseur, il posa une main distraite sur l'épaule de Toria, manquant à ce moment de lui murmurer les trois petits mots dans le creux de l'oreille.

Quel fou, s'il l'avait fait, elle l'aurait sans doute éveillé.

Mais c'était un rêve éveillé, Max, les voyant arrivé, sembla lui-aussi comprendre ce qui leur avait pris autant de temps et eut un sourire goguenard à son sujet. Emanuel s'assit sur le canapé, soupirant de bonheur. Inutile de dire qu'il n'était pas exactement d'humeur à continuer l'enquête mais, une fois les fesses coincées entre deux coussin, il tenta de se concentrer à nouveau.

Vendredi soir ? Oh, Victoria ne serait plus là, mais ils pourraient agir en conséquence, c'était sûr. Il entendit très nettement Max lui répondre, de sa voix assurée :

« Ouais, je pense...légal, non, mais raisonnable, sans aucun doute. Ce sera également fait vendredi, je leur enverrai un petit mail, ils ont intérêt à cliquer dessus. », il eut une petite grimace, « Par contre, si les concernés n'ouvrent pas le trojan, tu devras t'en charger, Emanuel. »

Il eut un petit rire et Emanuel soupira, sentant venir la prochaine mission toute pourrie. Ça devrait être faisable, mais compliqué, étant donné que la plupart des gens, surtout le jeune, pensait-il, ne devaient pas quitter leurs portables de la journée. Et va subtiliser discrètement un portable d'une poche.

Enfin réveillé, Tyr soupira, fatigué de penser à leur future mission. Il était chevalier, pas espion, non ? Enfin bon, c'était certainement plus prudent comme cela, il n'allait pas faire le chieur devant Toria. Se relevant, il notifia enfin l'heure qui commençait à rudement avancer sur l'horloge et se souvint des paroles du paternel.

« Le dîner. Merde, putain. », jura Tyr, se rappelant enfin du seul truc chiant de la soirée qui risquait d'annihiler leur précaire alliance avec le chef de police. Il s'empara de quelques fringues et même s'ils étaient en retard – l'étaient-ils vraiment ? - fila sous la douche. Mieux valait sans doute avoir l'air propre plutôt que d'arriver l'air comblé et en sueur. Quelque chose lui disait que tout père distant de Victoria, ce dernier n'apprécierait sans doute pas.

À moitié à poil, et surtout à moitié trempé, il passa la tête par la porte de la salle de bain pour regarder Victoria :

« Tu viens ? », lui dit-il. « En tout bien tout honneur, t'inquiète. », adressa à Max, de toute façon, celui-ci s'était déjà avachi à son tour sur le canapé, un deuxième ordinateur entre ses mains, marmonnant un « mais tu fais c'que tu veux, mec ! »
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Mer 2 Sep - 1:08

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio et Elana Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel

Victoria Machiavel
Cette affaire est un casse-tête dangereux et Victoria se sentirait presque mal de l’apprécier autant. C’est qu’entre le paysage familier qui la rend nostalgique, le travail d’enquête qui est sa première vocation et le contraste avec son autre mission – sans oublier les bras d’Emanuel – c’est vrai que l’ensemble de la situation lui fait un peu trop plaisir. Ça aurait été un encore mieux, évidemment, sans les textos d’Alessio qui voulait précipiter l’échéance de leurs conditions d’entente.

Autant en finir au plus vite avec lui, se raisonnent-ils, et c’est donc pour pouvoir lui rendre son dossier que Victoria prend la peine de numériser et de réimprimer tous les documents. Ce n’est pas plus mal, en soi : maintenant, ils peuvent tous les consulter simultanément sur leurs appareils et, au besoin, écrire sur les photocopies. D’ailleurs, le tableau conceptuel commence joliment à se remplir de photos, de notes et de couleurs qui soulignent des convergences entre les suspects et deux victimes en particulier... Par ailleurs, une seule des quatre victimes semble ne pas être reliée du tout aux deux hommes et Victoria en était à se demander si ce qu’ils avaient pris pour le modus operandi d’un tueur en série ne serait pas plutôt la marche à suivre rituelle d’une secte comportant au moins une troisième personne... Ses yeux plissés glissaient donc sur la liste compilant les autres suspects quand Emanuel s’exclame au sujet du dîner qu’elle aurait trop aimé oublier.

Ses cheveux, malmenés par ses doigts pensifs, sont désordonnés, tout comme l’est son regard confus quand son amant revient à la charge avec une invitation qui la fait un peu brin sourciller en direction de Max. Force lui fait admettre qu’ils gagneront du temps en se lavant ensemble… Ou pas, vu comme c’est au terme d’une – très – longue douche qu’ils émergent dans la presse des derniers préparatifs.  S’ils n’avaient pas été en retard avant ces moments dérobés à l’urgence, ils allaient maintenant, définitivement, se présenter tard à la résidence familiale de son enfance. Encore heureusement que papa Machiavel, en bon aristocrate, dînait toujours un peu à l’heure des riches de toute façon.    

Ils ne sont pas très loin en voiture, heureusement. Au centre-ville, ils passent dans une rue en parallèle au marché, s’attardant à cause d’un feu de circulation devant la vieille école de danse que Victoria regarde à travers la fenêtre avec une douce lassitude.  En somme, la chevalière ne dit pas grand-chose, à part pour donner quelques directions. Sans chercher à être froide, il se creusait momentanément une distance entre eux tandis qu’elle s’enfonce dans ses pensées tourbillonnantes. Elle avait su tout mettre de côté, plus tôt, sous la douche alors que les caresses avaient coulé comme l’eau et que la volupté avait lavé ses appréhensions, mais le tout revenait en force à mesure qu’ils approchaient la demeure de son patriarche.

Elle n’avait pas eu envie de voir Alessio, même pour le travail ; elle n’avait surtout pas envie de le revoir dans le domaine privé, et, si Victoria était heureuse de ne pas être obligée de le confronter toute seule, il y avait quelque chose d’alarmant dans l’idée d’arriver avec Emanuel à son bras dans un contexte aussi personnel. L’approbation de son père ne signifie rien, se répète-t-elle pour éviter de voir cette horrible situation comme une officialisation de leur relation déjà un peu trop concrète.

C’est avec fébrilité qu’elle l’embrasse sur le pas de la porte ; il y a de l’urgence et de la reconnaissance, aussi bien que beaucoup d’angoisse et de frustration, un tout qu’elle essaye d’évacuer dans leur baiser avant d’entrer dans le hall. Si le portail en fer, l’allée bordée de jardins, la fontaine et l’entrée à plusieurs arches n’avaient pas rendu la situation socioéconomique de sa famille évidente, le plancher de marbre et les salons richement décorés devant lesquels ils passent en compagnie d’une domestique doivent assurément en souligner l’aisance.

Quelque part, ça lui fait un peu honte.

Ils débouchent finalement dans une grande salle à manger où ils retrouvent… Personne, en fait. Alessio n’était pas encore là.  L’employée de maison, polie et souriante, leur annonce que Monsieur aurait un peu de retard, ce à quoi Victoria n’adresse qu’un hochement de tête un peu pincé, mais compréhensif. Quand se referme la porte et qu’ils se retrouvent seuls, cependant, son agacement éructe de sa gorge dans un enchaînement de rires qui n’ont rien d’amusés et de soupirs bruyants et incrédules.    

- Je suis tellement désolée en avance, articule-t-elle entre deux bulles hilares.


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Mer 9 Sep - 12:23

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Emanuel Magnussen

Emanuel Magnussen

Il fallait croire qu'ils voulaient au maximum reculer le moment de voir « papa ». Sous la douche, Emanuel se feint d'un rire et un bon moment plus tard, ressorti de là propre en compagnie de Victoria. Dans ses gestes se lisait un peu d'angoisse de rencontrer le paternel de sa chère et tendre, et surtout l'appréhension de se faire confondre. Ce dialogue qui n'en serait pas un pourrait rapidement tourner au drame, si Victoria comprenait qu'il en avait quelque chose à faire de son futur.

Le chevalier tentait de se rassurer par des gestes amples et câlins, comme lorsqu'il tapota rapidement l'épaule ou l'embrassa dans le cou. Il avait beau faire genre, mais il était évident qu'il était stressé : il bougeait beaucoup plus qu'à la normale et même l'enquête qui leur avait pourtant pris ces dernières heures paraissait être un loisir sur lequel on avait énormément de mal à se concentrer.

Dans l'ascenseur menant au rez-de-chaussée, il faillit exploser d'un rire nerveux, mais se retint à temps.

Bon, heureusement, le chemin était court en voiture, et ils ne tardèrent pas à arriver dans la fameuse maison où vivait Alessio. À la grande surprise de Tyr, c'était immense. Sa première pensée fut même : dans ce hall, ils pourraient faire de supers sons pendant les concerts ! Il jeta d'ailleurs un regard pensif à Victoria, puis tenta de ramener son esprit momentanément perdu vers la guitare jusqu'ici.

Une fois que ce fut chose faite, il put se concentrer.

Emanuel n'imaginait certainement pas venir dans un endroit aussi grand, sinon il aurait porté un meilleur costume. Voyant que sa compagne avait l'air elle aussi stressée – ou était-ce son interprétation ? - il posa sa main sur l'épaule d'un air apaisant, lui chuchotant à l'oreille.

« T'inquiète, ça va aller. », lui glissa-t-il.

Il fallait croire que la domestique était allée chercher « Monsieur » Machiavel, car ils se retrouvèrent momentanément seuls. Rien n'était plus horrible que ces moments d'attente où on ne savait pas à quelle sauce on allait être mangé. Il y avait les secondes qui s'écoulaient, lentes et insondables, le stress qui commençait à vous nouer la gorge. Emanuel suspectait le père de Victoria de les faire volontairement attendre, comme le sadique qu'il le suspectait d'être.

Au bout d'un temps trop incertain à compter, l'homme sembla pointer le bout de son nez, seul. Un sourire se voyait sur son visage et sa chemise un peu froissée prouvait sans doute qu'il sortait d'une longue journée au commissariat. Il descendit les escaliers pour se mettre à leur hauteur et s'occupa de les saluer de nouveau.

« Rebonjour, Victoria...et ton ami, Emanuel ? », il eut un coup d’œil amusé, évoluant les rapports entre les deux. « Depuis combien de temps êtes-vous ensemble ? C'est mignon ! », dit-il en parlant du « c'est mignon » en italien.

Emanuel eut une œillade lasse, si ça commençait à parler en italien à tout va, la soirée allait être encore plus longue que prévu. À la place de l'insolence qu'il prévoyait, il se contenta de lui serrer de nouveau la main avec un sourire pincé.

« Enfin... », il eut un petit rire, « Je ne vais pas faire attendre mes invités. Asseyez-vous. »

La table était gigantesque et sur le coup, Emanuel se demandait comment l'homme faisait tout seul. Lui-même aurait été assez mal de n'avoir personne avec qui partager tout cet espace, alors, même si Alessio semblait particulièrement insupportable, il le plaignit momentanément.

« Tu as mes papiers, Victoria ? Je serais ravi de ne pas les laisser traîner. »

On aurait pu le penser parfaitement calme en apparence, mais il plissait les paupières et son sourire était un peu trop lisse pour qu'on ne le sente guère tendu par la question de l'Ordre.
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Mer 30 Sep - 15:29

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Victoria Machiavel

Victoria Machiavel
T'inquiète, ça va aller, dit Emanuel sans savoir tout ce dont son patriarche était capable ; pour toute réponse, Victoria ricane à nouveau, tout bas, mais avec tous les sous-entendus d’une crise de nerfs. Elle s’accoise, malgré tout, tandis qu’elle se penche vers lui; il y a une certaine pudeur dans le baiser qu’elle ne lui donne pas, mais qui flotte dans le vide et qui perdure entre leurs visages rapprochés. C’est finalement son front qui effleure sa tempe pendant ce moment fécond, trop court, qui aurait pu retenir l’éternité en un instant.

L’intimité du geste aurait été propice à ce que leurs têtes roulent l’une contre l’autre tandis que se seraient trouvées leurs mains, emboités leurs bras et leurs épaules, et enlacées leurs jambes dans une douce étreinte dont la chasteté aurait été déplacée. Elle se serait bien laissé fondre contre lui, vraiment, si seulement ils avaient été ailleurs qu’ici. N’importe où ailleurs que dans cette salle à manger dont l’acoustique échoyait déjà la froideur tendue de trop de mauvais souvenirs.

La porte s’ouvre, Alessio entre et avant même qu’il daigne parler, déjà, le corps de sa fille se crispe et toute la connivence entre les amants s’évade. À en juger par ses sourcils haussés, ses œillades moqueuses et son commentaire, leur échange ne lui avait pas échappé ; c’est à son meilleur air bête qu’Alessio a droit quand il dit que c’est mignon, comme ça, en italien. D’ailleurs, le ton n’accompagne pas les mots : il le dit avec sarcasme, en changeant expressément de langue, sans doute, pour diriger vers sa fille toute son ironie.

-    Nous sommes collègues depuis trois ans, réplique platement la chevalière dans son anglais le plus impersonnel.

Victoria est hostile ; elle le réalise, mais vraiment, la seule chose qui la gêne dans sa propre attitude est la rapidité avec laquelle son père arrive déjà à la mettre à vif. Pour autant, elle s’efforce de rester civile, professionnelle, parce qu’elle refusait de considérer cette rencontre comme autre chose d’un impératif relié au travail.

-Tes dossiers, dit-elle en poussant vers lui lesdits documents sans plus de cérémonie. Aviez-vous commencé à considérer, par hasard, qu’il puisse s’agir de meurtres commis en groupe?

Évidemment qu’il y avaient pensé; le jour même, à la volée, sans le noter nulle part et sans croire bon de partager l’hypothèse à ceux qui reprenaient maintenant l’enquête… Et ce même quand ceux-là se trouvaient à être sa fille et – selon sa perspective au moins – ce qui se rapprochait le plus d’un gendre.  

On leur amène le diner, en parallèle, dans les belles assiettes et avec cette argenterie qui n’était d’ordinaire utilisée que dans les grandes occasions.

- Vous êtes donc musicien...? Laisse-t-il planer avec cet air à la fois intéressé et un peu hautain que Victoria adoptait parfois elle aussi, et dont elle détestait qu’on lui souligne les ressemblances paragonnées. Ce n’est pas la comparaison avec son patriarche, toutefois, qui l’harpigne à la gorge et qui fait que toute la colère qu’elle avait laissée végétailler bourgeonne désormais si vite que déjà, sa voix prend les craquements propices à l’automne de sa colère froide.

- Vraiment, Alessio? Commence-t-elle avec une douceur imbue d’un tranchant glacial, tu as fait une vérification de ces antécédents? Sérieusement?

Il l’ignore presque, en balayant simplement son incrédulité d’un geste indolent de la main afin de maintenir son contact visuel avec Emanuel, avec cet air d’attendre une réponse élaborée.

- La musique, l’Ordre, ma fille, ce me semble beaucoup de projets risqués à maintenir en même temps.

Ah oui, sa fille, Victoria, elle, un projet risqué à entretenir, récapitule-t-elle en prenant une grande inspiration pour contenir une rétorque acide qui lui brule l’intérieur de la bouche.  


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Lun 5 Oct - 15:39

Recrue
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Age : 29
Emanuel Magnussen

Emanuel Magnussen

T'inquiète, ça va aller.

Expression plus facile à dire qu'à faire, aussi employée par les neuneus qui ne sont pas complètement à l'aise devant la situation et voulant rassurer quelqu'un qui leur est cher.

Emanuel s'en voulait d'avoir dit quelque chose du genre probablement parce que non, ça n'allait pas aller. Ils avaient tous les deux cédé au chantage pour se rendre dans ce palace italien démesuré appartement visiblement au paternel de Victoria et maintenant, quoi ? Il aurait dû se douter qu'il le convoquerait pour se moquer de lui, pour remettre en doute son amour pour se fille ou pire, le mettre en lumière, ce qui la ferait fuir.

Le chevalier se sentait mal à l'aise. Il n'était non seulement pas dans son élément (c'était gentil les décors baroques, mais il préférait les salles de concert bien métal et les endroits désertiques).

Alessio, lui, reprit les dossiers des mains de sa fille. Il les tapa verticalement contre la table pour remettre toutes les feuilles à hauteur égales, puis accorda une oeillade à Victoria, comme s'il avait déjà pensé à la théorie du groupe. Il ne ferait aucune remarque.

Tout se passerait sûrement bien, pensait Tyr. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer avec un homme un peu énervant. Il en avait vu d'autres et ce ne serait certainement pas la pire. Il soupira, puis se prépara au dîner, se demandant bien ce que ce type pourrait leur servir pour les ridiculiser un peu plus.

« Je ne sais pas qui vous a renseigné de la sorte, mais c'est exact. », dit-il, levant un sourcil. C'était étonnant, d'ailleurs, il ne pensait pas que Victoria aurait délivré une telle information sur lui, Alessio devait certainement être assez doué en ce qui concernait sa profession. Il eut une petite moue admirative, parce que malgré le jugement qu'avait l'air de porter sur lui l'italien, il ne s'agissait pas d'une information qu'il se plaisait à garder public.

Victoria avait l'air choquée, lui était un peu admiratif. Même si en effet, c'était un peu énervant, il aurait bien aimé avoir ses capacités en matière d'enquête.

« Vous... »

Ah. Sa fille. Il était sur le point de dire quelque chose lorsqu'il fut interrompu dans sa pensée. En même temps, l'entrée, une soupe froide légèrement épicée aux légumes de saisons arriva. C'était bien présenté, sûrement très bon, mais Tyr était en plein bug mental. S'il ne relevait pas le « ma fille », Victoria allait penser qu'il la considérait comme sa petite amie, s'il ne le relevait pas..enfin il ne pouvait pas le relever, c'était juste offensant, comme si par son acte de présence ici, Victoria lui appartenait.

Le chevalier toussota, l'air gêné.

« Excusez-moi, mais je pense que...enfin votre fille ne m'appartient pas, vous savez. », dit-il, sa grande cuillère teintant contre l'assiette creuse encore pleine. « Enfin nous nous voyons, mais...enfin...elle est libre d'aller vers qui elle veut, vraiment. Je ne la retiens pas, je... »

C'en était fini du chevalier, il était passé du blanc au rouge à vitesse éclair. De la fumée aurait pu sortir de ses oreilles que ça n'aurait pas été très étonnant.

Le rire d'Alessio emplit la pièce. Il trouvait cette petite scène assurément très drôle, entre Victoria qui avait l'air en colère qu'elle avait dans ses mauvais jours et son prince charmant qui avait trouvé un point commun avec la soupe qu'on leur avait servie. Il goûta le précieux nectar et sourit, ajoutant un peu de poivre.

- En effet, l'Ordre, musicien, toi...Un peu trop, non, Victoria ? Oh, à moins que..., il eut un ricanement, ...à moins que...vous n'ayez pas encore...Tu as de la chance, mon gars...je pourrais être le genre de parent violent si tu touchais à sa petite fille. 

Alessio eut un sourire mi-figue mi-raisin, d'un genre inqualifiable si on veut deviner ce qu'il pensait vraiment. En réalité, Victoria pouvait bien vivre sa propre vie, elle faisait comme elle le voulait...mais chatouiller ce pauvre garçon semblait être si simple, ce dîner promettait, il s'amusait gaiement.
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Jeu 8 Oct - 23:58

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Victoria Machiavel

Victoria Machiavel
Ça ne va pas du tout.

C’était une exagération parce qu’Emanuel s’en sortait, tout compte fait, assez bien. Il était rouge, il était mal à l’aise, mais il avait su dire la bonne chose aux yeux de la fille – elle ne lui appartient pas; c’était au moins un poids d’inquiétude que Victoria pouvait retirer de son esprit – et à ceux de son père également. En effet, Alessio est enchanté, quoiqu’encore moqueur quand il enchaîne avec un brin de fierté déplacé, un sourire en coin, puis un éclat de rire:

- Tu l’as bien dressé, Tesorina!

L’inspiration abrupte qui se viole une voie dans ses poumons brûle comme les feux de sa frustration; le surnom affectueux par lequel il l’appelle, comme ça, après toutes ces années de silence – sans compter celles où c’est lui qui s’était gardé de lui démontrer toute tendresse – est d’ailleurs ce qui vient carboniser et achever sa patience.

Fuck it.

Soudainement, Victoria se détend. Ô, elle aurait pu s’emporter! Renverser la table, crier et hurler comme elle l’aurait fait enfant, mais s’il y a bien une chose pour laquelle elle peut remercier Alessio, c’est de lui avoir appris l’indifférence.

- Emanuel n’est pas mon petit ami, et encore moins mon chien, explique-t-elle avec lassitude, on appelle ça du respect mutuel… Tu devrais essayer!

Le reste la fait quand même renâcler, mais là où ça aurait dû la faire sauter les plombs de colère, elle explose plutôt de rire et son hilarité est franche, cynique, incontrôlée.

- Oh non, corrige Victoria avec la raillerie dangereuse de celle qui commence à s’en foutre juste un peu trop, nous couchons bien ensemble si tu veux tout savoir.

Devant les sourcils haussés de son père, ses lèvres se pressent dans cette grimace libérée et caricaturale qui accompagne le gémissement évocateur plein cette volupté qu’elle simule avec moquerie.    

- En fait, gémit-elle exagérément, on a même couché ensemble deux fois aujourd’hui… Dont une fois il y a moins d’une heure! Si je ferme les yeux…

Son sourire est forcé, mais ses yeux roulent avec délice et son soupire  exubérant  est onctueux et ronronnant.

- Je peux encore le sentir…Et on s’y donnera à nouveau à cœur joie après ce dîner que tu nous imposes! Achève-t-elle avec un enthousiasme joyeux et une candeur qui se prêtait peu aux circonstances de la conversation.

Disant cela, elle se saisit de la cuillère qu’elle plonge ensuite dans sa soupe.

- Alors, mangeons vite! Qu’est-ce que tu en penses?

Elle déguste bruyamment – et avec un plaisir évident – le liquide savoureux tandis que son père ricane, sans doute, devant le malaise de l’amant que Victoria ne daignait pas regarder pour l’instant.  


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Sam 31 Oct - 17:33

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Emanuel Magnussen

Emanuel Magnussen
C'était horrible, un cauchemar.

Si il aimait être auprès de Victoria, la soutenir quand elle en avait besoin, sentir l'odeur juste à côté de son cou, s'enivrer à regarder ses longs cheveux lui chatouiller la nuque, Emanuel n'aurait souhaité pour rien au monde se trouver dans cette situation.

En réalité, il aurait préféré affronté une harpie sans bijou ni manteau de fourrure plutôt que de se retrouver ici. Emanuel trouvait cette situation très tendu et il était même devenu si rouge qu'il peina à moment à reprendre conscience de la réalité.

Sa soupe lui parut un moment très intéressante. Elle avait l'air si lisse et il se demandait bien si les cuisiniers d'Alessio avaient des mixeurs dernier cri. À moins qu'il n'ait fait la nourriture lui-même et qu'il ne soit un très bon cachottier ? Le chevalier tenta de se concentrer sur le visage d'Alessio, mais ce dernier ricanait. Merde.

Il décida soudainement de se reconcentrer un peu sur la soupe, non sans avoir bredouillé un :

« Non mais on va rester un peu, on n'est pas pressés. », moins fort qu'il ne l'aurait pensé, c'était comme coincé au travers de sa gorge. « La soupe est très bonne. »

Il ne voyait vraiment pas pourquoi il devrait se fâcher avec le père de Victoria et était d'ailleurs très gêné qu'elle fasse étalage de tout ce qu'il pouvait lui faire quand celui-ci avait le dos tourné. Il allait travailler avec l'homme, dans le futur, il n'avait aucune envie de se retrouver en garde à vue juste parce qu'il l'avait contrarié ! (et puis même, ce n'était pas le genre d'Emanuel)

Ça avait bien le goût de la tomate, il y avait suffisamment de piment pour qu'il fasse attention à ne pas tout manger d'un coup. Il savait qu'il ne pourrait pas rester la tête dans sa soupe très longtemps : après tout, c'était une entrée et l'assiette n'était qu'à peine remplie. Et vu le malaise dans la pièce, il sentait qu'Alessio avait très envie de parler.

Sa cuillère gratta l'assiette et il sut qu'il avait fini l'entrée.

« Et sinon, vous aimez la musique ? », dit-il, dans un désespoir à peine caché de vouloir meubler la conversation, surtout de prendre les devants pour ne pas qu'Alessio ne se raccroche pas à la conversation si gênante. Victoria allait sûrement lui en vouloir, de ne pas prendre part à sa provocation, mais c'était au-delà de ses limites.

« De la musique ? », répondit Alessio. L'homme se feignit d'un rire, comme s'il jugeait comique qu'Emanuel change brutalement de conversation pour échapper au pire. « Si tu veux savoir... », il joua pendant un petit moment avec le dos de sa cuillère et s'amusa à faire teinter son verre. « J'ai une passion non dissimulée pour Paolo Conte. J'ai même tous ses vinyles, mais tu ne connais sûrement pas, tu es sûrement américain... »

Il accompagna ce mot d'un petit geste méprisant qu'Emanuel prit assez mal.

« Danois, Monsieur. Et ne pas connaître ce chanteur ne m'empêche pas d'être poli. »

Ils eurent de la chance car on vint à ce moment leur retirer leurs assiettes. Emanuel se concentra sur Victoria, sentant son estomac se manifester : il venait de gargouiller affreusement et soudainement, il fut pris d'une crise de fou rire.

C'était tellement absurde.

Totalement absurde. Il était si tendu que c'en était un réel soulagement.

« Pa-pardon, haha ! »
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Jeu 26 Nov - 1:16

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio et Elana Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel

Victoria Machiavel
Alessio hausse les sourcils et cligne des yeux tandis que s’étirent ses joues et que se recourbent ses lèvres. Victoria, pour sa part, le regarde fixement avec le menton relevé et toute la prestance de l’indifférence. Elle tente au mieux d’ignorer Emanuel dans son dos, si embarrassé et si rouge qu’elle pourrait presque sentir sa gêne irradier le versant de sa nuque. Si son patriarche ressent le moindre malaise, quant à lui, c’est seulement pour une fraction de seconde avant de voir naitre un tison de fierté à la source d’un amusement éclatant; c’est que, quoiqu’on puisse en dire, Victoria est sa digne héritière dans l’art du malaise et c’était là quelque chose qui lui faisait un peu trop plaisir.

Ainsi commence un concours de force et de volonté pendant lequel le père et la fille se mesurent en pinçant des paupières et en fronçant les sourcils. Il y a de la colère, dans ses expressions à elle et de l’hilarité dans les siennes à lui; Alessio continue de la narguer doucement, comme on apprivoise un animal sauvage, jusqu’à ce que se décroisent ses bras et que son impatience s’apaise un brin. Un petit haussement de sourcil complice ici, un pincement moqueur des lèvres par-là, et enfin, Victoria se retrouve malgré elle avec un petit sourire incontrôlable aux coins des lèvres.  

- Ecco la mia principessa, prononce-t-il d’une voix grave, onctueuse, satisfaite.

Ça, c’était un peu trop. Si Victoria s’était réchauffée un peu dans les derniers instants, elle se refroidit aussi vite et s’irrite d’autant plus en réalisant qu’il était parvenu à lui faire détourner le regard. En effet, elle fait enfin face à Emanuel, avec le menton et la bouche appuyé dans sa paume et les yeux vides d’une personne qui voudrait être ailleurs.  

- Ah! Danois, évidemment. Ma Victoria a toujours eu un faible pour les hommes scandinaves.

Ça, ce n’était pas faux. Elle ne lui donnerait jamais raison, mais il suffisait de regarder les hommes qui gravitaient présentent dans sa vie : Emanuel, Even, Cy…

Ses cils papillonnent et ses yeux dorés se posent enfin sur le premier de la liste, car celui-ci commence justement à rire. Il y a quelque chose de désespéré dans son rire, mais Victoria s’attendrit devant les jolies fossettes dessinées au creux et ses joues, sans parler des belles boucles noires qui dansent au rythme de ses esclaffements ; la situation est absurde, mais Emanuel s’y adapte plutôt bien, compte tenu des enjeux. Dans cette famille, le rire se prouvait souvent être à la fois meilleure arme et le meilleur bouclier. Ainsi, elle rit un peu elle aussi, en cherchant son regard avec des prunelles chaleureuses et un clin d’œil de chat qui cherche à s’excuser de la situation, mais qui dit plutôt je t’aime et merci.

La prochaine assiette leur est servie alors qu’ils reprennent leur souffle : ce sont des manicotis délicieusement apprêtés, soit ce que Victoria aimait le plus en grandissant. Alessio sourit et elle lui renvoie une grimace un peu agacée, sans pour autant se priver de son plat.

- Vu comme ça semble fonctionner pour toi, peut-être que je devrais considérer l’Ordre, moi aussi, comme lieu de rencontre, moque-t-il à la légère. C’est qu’elle n’était pas la seule à souffrir de troubles de l’attachement. Ça aussi, c’était un trait atavique.

- Parce que ta dernière expérience avec une chevalière s’est si bien terminée, ironise-t-elle en retour en faisant référence à sa mère Olivia.

- Con te, Tresorina.

- Je n’appellerais pas notre relation une réussite, Alessio.

- Pas notre relation, Victoria, juste toi.

Elle hausse les sourcils et il y a un silence qui se termine quand il se retourne vers Emanuel.

- Toi qui es amoureux de ma fille, recommence-t-il tandis que Victoria cesse de respirer, tu es bien d’accord qu’elle en valait la peine?


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