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La société de l’étoile du soir aurait tenté de recruter un chevalier. Soyez sur vos gardes.
Le QG est étrangement vide depuis le début de la mission d'infiltration au Canada.
Attention aux pluks : ils sont en plein rut et suspicieusement affecteux. Eurk.
SCÉNARIOS





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Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle renaissance.

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Jeu 27 Juin - 12:29

« Je m'énerve si je veux. Vous n'avez pas l'exclusivité de l'énervement. » - Fred Vargas
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Habitation permanente : Avec Tullio et V.
Elana Cavaleri


    La sonnerie retentit enfin. Cette interminable journée s'achève. Dehors, il fait frais malgré la journée ensoleillée que nous avons eu en cette fin d'hiver. Je resserre sur moi mon écharpe.

      « Tu penses pouvoir sortir ce soir ? »

    Je reporte mon attention sur mes ami.e.s. Sortir est un bien grand mot pour nos activités nocturnes. Pour l'instant, nous nous réfugions chez Arm' qui a aménagé le garage de ses parents. C'est devenu un peu notre QG.

      « J'essaierais. Elle est à cran depuis qu'elle m'a chopée, je garantis rien. Si je ne suis pas à l'angle à l'heure, considère que c'est mort. »
      « Elle est chiante ta mère... »

    J'échange avec elleux un regard entendu sur ce que je pense de ma mère avant qu'on se sépare. Je n'ai parlé avec aucun d'entre eux de mes projets. Comme annoncé, le... sort lancé par Victoria m'empêchait de raconter quoi que ce soit à propos des fées ou de tout sujet approchant. Mais de toute façon, je n'avais pas envie de partager le souvenir étrange de cet homme qu'était mon frère. Plus petite, je pensais qu'il était mort jeune et que c'était une blessure dont ma mère ne s'était jamais remise. Apprendre qu'il n'en était rien et qu'en plus, elle l'avait abandonné, rejeté même, m'avait mise hors de moi. Non. Tullio était à moi, je n'avais pas envie de parler de lui à qui que ce soit.

    Derrière l'abri à vélos, je récupère le sac à dos que j'ai caché en arrivant ce matin et enfourche mon Vespa. J'avais pris ma décision un peu sur un coup de tête mais j'avais spécifiquement choisi ce soir pour la mettre à exécution. Comme tous les mardis soirs, Mamma était occupée avec son club lecture. Elle en aurait au moins jusqu'à 21h, mais ma marge de manœuvre n'était pas si large que ça. Je n'avais aucune idée d'où pouvait être Tullio et Victoria après tant de temps. Je m'arrête près du parc où nous allions quand j'étais petite et attrape mon téléphone. Une sonnerie. Je sais qu'elle ne répondra pas mais d'un coup, je stresse. Deux sonneries. Enfin, le répondeur. Parfait.

      « Ouais Mamma, c'est moi. Juste pour te dire que je ne rentre pas ce soir. Ni demain, ni après. Je vais retrouver Tullio. Tu prétends m'avoir tout donné mais tu m'as privée de tout. N'essaie pas de me retrouver. Byyye ! »

    Un poids s'échappe de ma poitrine alors que je compose de mémoire le numéro que j'ai failli appeler mille fois depuis leur passage. Au moment de lancer l'appel, je suspends mon geste. Et si elle m'envoyait chier ? Après tout, c'est une adulte, une personne responsable avec une vie sûrement très remplie et qui n'a sûrement pas envie de se retrouver à faire du babysitting. Qu'est-ce que je fais si elle me dit de rester chez moi, de rester avec Mamma ? Je regarde l'heure. Il est à peine 18h20. Ma journée peut encore redevenir normale. Je rentre, j'efface mon message du répondeur et je reprends cette vie...

    Non.

    J'appelle.

      « Allez, allez, décroche... Merde. Répondeur. Euh... Salut ! C'est euh Elana, Elana Cavaleri, la... la petite sœur de Tullio. Tu m'as laissé ton numéro la dernière fois. Et bha... J'suis partie. Je veux venir. Et si vous ne voulez pas de moi, tant pis. J'ai le monde pour moi. »

    Je ne rentrerai pas.
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Jeu 11 Juil - 3:17

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel

La cloche scolaire sonne, la porte cède et les enfants s’évadent hors de la classe sans demander leur reste. Victoria est fatiguée, drainée de tenir le cap avec un bateau chancelant et sur le point de couler dans la mer de son incompétence. En vérité, elle était talentueuse pour bien des choses, mais pas pour enseigner à des adolescents. Ce n’était juste pas fait pour elle. Pas du tout. Diantre ! Les deux semaines passées dans la jungle amazonienne lors de sa dernière mission lui avaient semblé moins épuisantes que les deux derniers jours… Et il en restait trois autres à subir avant de jeter l’ancre aux abords du saint weekend.

En attendant, elle était en pause et elle mangeait paresseusement ses crudités frugales, avec les pieds coincés entre le mur et la patte ronde de la chaise comme un boulet de forçat, et avec les épaules courbées au-dessus de sur son bureau comme si tout le poids du monde pesait sur son dos.

Ensuite, c’est le téléphone qui sonne, son esprit qui cède et un soupir qui s’évade d’entre ses lèvres.

Victoria sort l’appareil de sa poche et observe curieusement le numéro inconnu apparaissant sur l’écran. Très peu de gens avaient son numéro personnel et, pour autant qu’elle se souvienne, ils étaient tous enregistrés dans ses contacts. Probablement du spam, pense-t-elle en faisant tourner les roues de sa chaise de bureau.

Elle s’apprêtait à refuser l’appel, mais une pensée se fraya un chemin dans son cerveau fatigué : le cadavre au sous-sol. Elle avait reçu des textos à ce sujet dans les derniers jours et en attendait davantage. Peut-être y avait-il eu un développement suffisamment important pour qu’on l’appelle plutôt qu’on ne lui écrive ? Soudainement, elle retient son souffle et l’anticipation grimpe dans sa gorge close.

La voix d’Elana la soulage, au début, pour ensuite la faire se crisper davantage.

Lui dire de rentrer chez elle ? Futile. La laisser allez vivre dans la rue ? Impensable. Après tout, Victoria avait vu de première main ce que ça avait fait à l’ainé Cavaleri.

Elles parlent un peu, puis Victoria se tourne vers son ordinateur portable en coinçant l’appareil entre son épaule et son oreille. Entre l’Italie et le Canada, il y a six heures de décalage et huit heures de vol. Si Elana prend le prochain vol, elle arriverait à Montréal avant 21h... Victoria et Tullio auraient amplement le temps de finir leur journée de travail et faire les deux heures de route nécessaires pour aller la chercher. Sauf qu’une fois les billets achetés et transférés à la petite, Tullio ne répond pas quand Victoria l’appel. Elle lui envoie donc des textos à profusion jusqu’à ce que la cloche sonne à nouveau en la faisant sursauter violemment. Elle contemple alors avec horreur les enfants qui trainent le pas en allant vers leurs bureaux, puis endure tant bien que mal les 75 minutes d’enseignement qui suivent et qui ne furent agréables pour personne.

Après le dernier cours de la journée, la moitié de sa collation est encore au coin de son bureau et Tullio ne répond toujours pas à ses appels ou à ses messages. Quand elle passe à la salle des profs, on lui dit qu’il est déjà parti. À l’hôtel, toutefois, il n’est pas dans sa chambre. Elle guette sa venue tout en appelant le lieutenant responsable de la division pour lui parler de la situation de la petite et s’obstiner avec lui quant à son inclusion dans la mission, son admission à l’école et, subséquemment, son possible retour avec eux au quartier général. En aucun cas, en terminant tous les arrangements, elle n’aurait cru qu’elle partirait seule en direction de Montréal.

Les deux heures de route sont paisibles, interminables, presque engourdissantes, si bien qu’elle se retrouve au cœur de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau sans trop comprendre quand et comment elle en était arrivée là. Un éclair de lucidité la frappe comme un coup de poing et elle réalise tout d’un coup qu’elle meurt de faim, qu’elle est probablement trop fatiguée pour reprendre la route, et… qu’elle est en train de kidnapper une mineure ? Ah, et que Tullio ne l’avait jamais rappelée, qu’il n’est pas encore au courant de la situation et qu’il ne serait pas nécessairement content d’apprend tous les dénouements à leur retour.

L’avion d’Elana arrive enfin ; Victoria le regarde se poser au loin et attend avec fébrilité de voir la petite brune apparaitre dans la foule.

Dehors, la voiture et la route les attendaient... Toutefois, pas avant d'avoir trouvé un bon café.


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Jeu 11 Juil - 9:09

« Je m'énerve si je veux. Vous n'avez pas l'exclusivité de l'énervement. » - Fred Vargas
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Habitation permanente : Avec Tullio et V.
Elana Cavaleri

La boule d'appréhension qui me serrait la gorge a disparu. Par le hublot, je regarde les lumières de ma ville devenir lucioles. Je pars. Ce n'est que maintenant que l'avion a décollé que je le réalise. Garer mon Vespa, entrer dans le gigantesque hall plein de gens en attente d'aller ailleurs ou heureux d'être arrivés, passer les différents contrôles, rien de tout ça n'avait été suffisamment réel pour que je le vive. Je pars pour de vrai. Je suis partie et dans quelques heures, je serais au Québec. A l'autre bout du monde.

Pour m'occuper en attendant l'embarquement, j'avais fait des recherches sur Montréal. Avec ses gratte-ciels et ses quartiers de petites maisons bien dessinées, elle ressemblait beaucoup aux villes que je voyais dans mes séries américaines. Mais d'imaginer y être, d'en parcourir les rues, je prenais soudainement conscience du gouffre qui existait entre elle et ma ville. Rome était si vieille, si chargée d'histoire. Si différente. Les notions d'Ancien et Nouveau Monde prenaient beaucoup plus de sens maintenant. Je pris peur un instant avant de me ressaisir, le premier appel résonnant dans le hall.

Je suis trop excitée pour dormir. Le temps s'efface et je l'occupe de choses et d'autres. Lorsque l'océan laisse la place à la terre à nouveau, je colle mon visage contre la vitre. Le steward annonce que nous allons amorcer la descente et répète son laïus sur la sécurité. La terre se rapproche, les bâtiments se distinguent les uns des autres, l'humanité retrouve sa taille. L'avion atterrit. Les portes s'ouvrent. Alors que j'ai hâte de fouler le sol montréalais, j'attends, je fais trainer. Et si ce n'était qu'un rêve ?

Mes doutes s'envolent dès que je la repère dans la foule. Tullio n'est pas avec elle. Je ne sais pas trop comment me comporter face à son regard tenace mais fatigué, alors je lui tends une main qu'elle serre chaudement. Elle-même ayant besoin d'un café avant de reprendre la route, elle me propose d'attraper quelque chose à manger. La seule évocation de nourriture provoque mon estomac : mon dernier vrai repas remonte à midi et midi est si loin maintenant que la barre de céréales et la pomme englouties avant le vol ne comptent pas.

Mes yeux fixent la route qui défile sous les phares. J'ai dévoré les en-cas que Victoria a acheté et la fatigue commence à me rattraper. J'ai mille questions à lui poser mais mes yeux se ferment peu à peu. Ma dernière pensée est qu'il faudra que je la rembourse... Je me réveille à cause de l'immobilité de la voiture. Maintenant que le moteur est éteint, le froid reprend ses droits. Je referme sur moi mon manteau. Je me frotte les yeux et rassemble mes affaires. Dehors, Victoria et un homme sont en grande discussion. Tullio ?
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Jeu 11 Juil - 17:07

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
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Habitation permanente : Chez Victoria
Occupation : /
Tullio Cavaleri

La journée traîne en longueur, tout comme la semaine, et la mission en fait. Ça fait un moment que Tullio n’a plus rien trouvé, malgré le fait qu’il furète de plus en plus, et les élèves commencent à lui taper sur le système. Il n’est, vraiment, pas fait pour gérer une bande d’adolescents qui ne pense qu’à faire toutes les conneries possibles et imaginables. Ça ne s’arrange pas quand, à midi, il constate que son téléphone n’est pas dans sa poche. Il en conclut qu’il l’a encore oublié à l’hôtel, comme ça lui arrive souvent quand il le met à charger. Sa pause est donc maussade, en plus d’être solitaire puisqu’il est souvent en décalé par rapport à ses collègues de l’Ordre.

Autant dire qu’il ne se fait pas prier pour déguerpir quand sa journée est enfin terminée, après avoir récupéré sa veste dans son casier. Il marche rapidement jusqu’à l’hôtel, gagnant sa chambre à grandes enjambées uniquement pour se rendre compte qu’il n’a, en fait, pas envie d’être là. Il tourne un peu, cherche son téléphone qu’il ne trouve toujours pas. Et c’est évidemment après avoir retourné toutes ses affaires qu’il se rappelle avoir posé son téléphone dans son casier en arrivant, et qu’il doit sans doute se trouver sous le t-shirt de rechange qu’il y garde. Great.

Puisqu’il est désormais inutile de continuer ses fouilles, le consultant décide qu’il va sortir. Pour aller où il n’en sait rien, c’est encore un peu tôt pour commencer à s’installer dans un bar, mais il ne va certainement pas rester là à se tourner les pouces. Le consultant passe tout de même devant la porte de Victoria, contre laquelle il frappe, mais la chevalière ne répond pas alors il tourne les talons et quitte l’établissement sans remords.

Il finit par échouer dans un fast-food dans un premier temps, où il enfourne divers trucs frits jusqu’à ce que les premières happy hours débutent. Tullio se lance donc dans une tournée des bars, un peu trop tôt pour que ce soit complètement raisonnable, et il est déjà agréablement alcoolisé quand il décide de s’offrir un dîner au restaurant. Il y prend son temps, optant pour une formule entrée, plat et dessert, et encore quelques verres de plus parce qu’il n’y a pas trop de monde et que les serveurs ne lui en voudront pas d’occuper encore un peu sa table. Après ça la soirée est encore jeune, alors il décide de se retourner dans un bar qui fait de plutôt bons cocktails.

Quand il se décide à rentrer à l’hôtel, la tête lui tourne agréablement. Il se sent léger et il décide de s’installer sur le parking pour une dernière cigarette. Elle n’est qu’à moitié consumée quand il reconnaît la voiture que conduit Victoria. Un peu surpris de la voir dehors si tard, elle qui est d’ordinaire un peu plus raisonnable que lui, il s’approche avant de se figer, la cigarette encore coincée entre les lèvres, quand il reconnaît Elana à travers le pare-brise.

"Qu’est-ce qu’elle fiche ici ?"

Demande Tullio en désignant la jeune femme qui a l’air endormie d’un grand geste de bras tandis que son autre main récupère son poison pour pouvoir parler.

"Pourquoi elle est pas en Italie avec sa mère ?"

Putain je suis pas bourré au point d’halluciner quand même ?


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Dim 14 Juil - 12:54

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Victoria Machiavel

Dans un mur intérieur de l’aéroport s’enfonce un comptoir Tim Hurtons où Victoria et Elana passent avant de sortir. Avec du café, du chocolat chaud, des roulés au poulet grillé et une boite de vingt timbits, elles embarquent enfin dans la voiture en direction de River Stone High.

Victoria a beaucoup de questions à lui poser, beaucoup d’explications à lui fournir, beaucoup de règles à délimiter, mais elle ne sait pas où commencer. Le tout mijote dans son esprit ; un gros bouillon prêt à écumer hors de sa gorge, mais avant qu’elle ne puisse émettre quoi que ce soit, Elana s’assoupit et Toria éteint tout.  Le café lui a fait du bien et elle profite ainsi du calme et du silence qui l’accompagnent sur la route… Tout en sachant que ça ne durerait pas. Vu l’heure à laquelle elles arriveraient à destination, le pire serait sans doute pour le lendemain. Quoiqu’elle devait rentrer travailler à l’école, au matin venu, et trouver Tullio, et lui expliquer la situation… Et il faudrait qu’elle trouve quoi faire d’Elana pendant ce temps alors que ni l’amener immédiatement à l’école ni la laisser seule à l’hôtel ne lui semblait une bonne idée.

Au final, la petite dort comme une brique jusqu’à ce qu’elles arrivent à l’hôtel et Victoria pense avoir l’esquisse d’un plan de match fonctionnel. Elle s’apprête à la réveiller quand, à sa grande horreur, elle croise les gros yeux de Tullio qui les fixe avec trop d’émotions qu’elle ne saurait décrire. Ses yeux à elle se ferment, ses sourcils se froncent et elle jure en silence avant de sortir de l’automobile pour le rejoindre.

Elle le contemple pendant qu’il s’agite en désignant Elana et elle suit son mouvement des yeux avec lassitude, sa fatigue évidente dans son regard autant quand dans toute sa posture.  

- Es-tu si surpris d’apprendre que… Commence-t-elle dans un soupir, avant de se faire interrompre par sa deuxième questions.

- Es-tu si surpris d’apprendre que Julia a réussi à faire fuir son deuxième enfant ? Reprend-elle avec force, avec l’écho d’un rugissement qu’elle ne se pensait pas capable d’emmètre dans son état actuel. Dans les secondes qui suivent, son irritation croissante lui donne une énergie nouvelle et sa posture se gonfle avec tout le feu qui avait semblé s'éteindre plus tôt.    

À face d'elle, Tullio était manifestement ébranlé, fâché. Il était aussi un peu soul, visiblement, alors qu’elle aurait elle-même eu grand besoin d’un verre.    

- Si t’étais foutu de regarder ton téléphone au lieu de picoler, tu n’aurais peut-être pas été aussi surpris.  Ajoute-t-elle, en réalisant à quel point son silence l’avait énervée seulement après lui avoir balancé ce ton acide qui le traduisait fort bien.


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Dim 14 Juil - 14:45

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Tullio Cavaleri

Tullio se crispe quand Victoria crie presque, ses poings se serrant involontairement alors qu’il baisse légèrement la tête. Il sait qu’il l’a mérité, parce qu’il l’a interrompue, mais ça n’empêche pas qu’il déteste qu’on hausse le ton sur lui.

Il ne répond pas à la question qu’elle lui lance, parce qu’elle est sans doute rhétorique, et parce qu’il est beaucoup trop occupé à essayer de lutter contre les souvenirs. Il ne veut pas se remémorer l’après-midi qu’il a passée en Italie face à sa mère… et pourtant il se rappelle exactement des réactions d’Elana face à l’autorité maternelle et… non. Non, il n’est pas surpris qu’elle se soit enfuie. Il soupire lourdement, une main se fourrant dans ses cheveux et tirant dessus, jusqu’à la remontrance qui lui fait ouvrir de grands yeux avant qu’il ne fixe la chevalière avec animosité.

"Ouais ben premièrement, vu que mon téléphone est resté dans mon casier que j’aie bu ou pas ça change rien. Et deuxièmement t’es pas la dernière quand il s’agit de lever le coude alors tant que j’suis en état pour la mission demain, t’es mal placée pour me faire la leçon à ce sujet !"

Rétorque le consultant sur un ton moins acide mais pas moins agacé. Ce n’était pas la première fois qu’il oubliait son téléphone, ni la première fois qu’il partait boire un verre en ville, et probablement pas non plus la première que les deux se conjuguaient.

"Alors ouais, j’suis désolé de pas t’avoir répondu, mais certainement pas d’avoir fait quelque chose de ma soirée."

Achève-t-il, avant de s’éloigner le temps d’écraser sa cigarette dans un cendrier. Si la petite ne fume pas déjà, ça n’est pas le moment de lui donner un mauvais exemple. Il n’est pas vraiment plus calme quand il revient, mais il s’oblige à faire comme si c’était le cas malgré ses bras croisés.

"J’imagine qu’il faudrait appeler Julia, au moins pour lui dire que la petite va bien."

La perspective ne le réjouit pas, mais vu la façon dont les choses se sont passées la dernière fois, Tullio a tout de même l’impression que ce sera à lui de réaliser l’appel. En tout cas, une fois qu’il aurait récupéré son téléphone. A moins qu’Elana n’appelle elle-même ? … non, sans doute pas. En tout cas pas si elle lui ressemblait. Va aussi se poser la question d’où elle va dormir et de ce qu’ils vont faire d’elle…

"Mais quelle merde."

Grogne-t-il en pressant ses phalanges contre ses yeux.

"Qu’est-ce qu’on fait ?"

Peut-être que Toria aura, elle, une idée de ce qu’il faut faire.


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Mar 16 Juil - 17:53

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Victoria Machiavel

Tullio se renfrogne, mais si Victoria le remarque, elle n’a pas l’énergie de culpabiliser et de le réconforter. Elle s’adoucit quand même, en venant frotter ses tempes avant de gémir : « Elle m’a téléphoné ce matin et je t’ai cherché partout. À l’école, à l’hôtel, j’ai appelé au moins six fois, envoyé un courriel, texté …trop de fois. Je n’ai pas eu le choix d’aller la chercher sans t’avoir trouvé, sinon elle aurait passé la nuit dehors. » en évitant méthodiquement de revenir sur le sujet de la boisson et de sa soirée, même s’ils avaient pu s’engueuler longtemps à ce sujet. À son avis, s’il avait effectivement le droit de faire ce qu’il voulait de son temps libre, cette soirée-ci en particulier n’aurait pas dû compter comme tel. Victoria se contente donc de le regarder avec une certaine distance, une ombre dédaigneuse nageant à la surface visible de sa déception.

Dans les derniers mois, Tullio avait réussi à mettre de l’ordre dans sa vie et à prendre des responsabilités qui l’avaient agréablement surprise, mais… Victoria constate maintenant qu’il n’est pas encore complètement autonome.  Vérifier le téléphone portable payé par l’Ordre au moins deux fois dans une journée de mission, c’est la moindre des choses. Il aurait pu y avoir un mémo important concernant l’enquête, il y aurait pu y avoir un appel ou des instructions importantes pour la sécurité de tous les agents, enseignants et élèves sur place, il aurait pu… Y avoir sa sœur qui décide de faire une fugue et de les rejoindre au Canada. Dans tous les cas, c’est naturellement sur elle que retombent les conséquences de ce manque d’autonomie.

Elle soupire.

- Je propose qu’on la laisser gérer sa mère pour le moment. Soit Julia ne lèvera pas le petit doigt pour la retrouver, soit …  Elana demandera une émancipation parentale.

La petite est encore dans la voiture ; Victoria glisse les yeux dans sa direction, seulement pour croiser son regard encore un peu endormi, avant d’ajouter, tout bas : « Ou peut-être qu’elle retournera chez elle après un peu de recul.  Pour le moment, au moins, elle n’est pas dans la rue. » Ils n’avaient eu qu’un bref aperçu de la vie d’Elana chez Julia, et ce dans des circonstances stressantes pour tous les partis impliqués. Dans l’immédiat, il est donc difficile d’évaluer les abus véritables qu’elle a pu vivre, de délimiter les pour et les contres de son départ… Une chose était certaine, toutefois ; si elle pensait prendre des vacances et faire ce qu’elle voulait auprès d’eux, elle se mettait le doigt dans l’œil. Elle serait scolarisée et encadrée. Si elle venait à les suivre jusqu’au Quartier général, elle devrait y suivre des règles complexes et sévères, se conformer aux normes de l’Ordre, suivre un entrainement - physique et psychologique - pour justifier sa présence …Ils verraient en temps venu quelle figure maternelle elle preferait.

À bien y penser, il serait grand temps que Tullio aussi soit un peu plus encadré en ce sens.

- Pour le moment, on l’encadre et on lui donne un bon exemple. Elle sera la bienvenue chez moi si elle arrive à suivre mes règles…et mon entrainement.

Elle sourit un peu, presque malicieusement, ce qui lui fait instantanément du bien.

- On fera ça tous ensemble, en famille.  


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Mer 17 Juil - 11:31

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Elana Cavaleri

    Victoria se tourne vers la voiture et croise mon regard. Je ne vais pas pouvoir prétendre plus longtemps que je dors et, de toute façon, je n'entends pas grand chose d'ici. J'ouvre la portière et sors dans l'air froid. Je frissonne. Si j'avais su avant que je les retrouverais au Canada, j'aurais chargé mon sac d'un ou deux pulls et de quelques collants de plus.
    Mes mouvements attirent leur regard. Tullio se redresse et s'affaisse dans le même temps, une expression mitigée sur le visage. Victoria se tourne vers moi avec un léger sourire qui remonte doucement ses pommettes et adoucit son visage. Je me sens un peu bête, carrément gamine. C'est peut-être Tullio au final qui va me renvoyer chez Mamma. J'étais tellement contente de découvrir son existence, si heureuse de voir qu'il existait en chair et en os, que je n'avais jamais envisagé la possibilité qu'il ne veuille pas de moi. Après tout, je n'étais sa petite sœur que parce que nous avions les mêmes parents, pas parce que nous partagions un quelconque lien fraternel. Peut-être que, comme Mamma qui ne voyait en moi que Papà, il n'y verrait qu'elle.

    Je m'emmêle les pieds en essayant de démêler mes pensées. La ligne de conduite reste la même. Si Tullio ne veut pas de moi - et il devra essayer de me connaître avant de choisir - tant pis, je demanderais à Victoria de me garder. Elle a déjà fait beaucoup pour me faire venir jusqu'ici, j'ose espérer donc que ce ne sera pas pour me renvoyer bêtement à Rome.

    Je redresse la tête et me dirige vers eux. Mon appréhension ne disparaît pas mais elle s'efface à chaque pas qui me rapproche de lui. Son image remplace peu à peu le souvenir que je conservais jalousement depuis des mois dans ma mémoire. Il a toujours cette coupe un peu folle et bleue où ses mèches balaient son visage, jouent avec ses yeux qu'il a fatigués et brillants, un peu effrayés aussi. Il a l'air plus vulnérable, ou différemment du moins, qu'à sa visite où prédominait la colère. Il a l'air démuni. C'est peut-être aussi étrange pour lui que pour moi finalement.
    Au final, lorsque je les rejoins, je ne l'ai pas quitté des yeux.

    Je ne l'avais pratiquement vu qu'assis, j'avais oublié à quel point il était grand. J'ai envie de le serrer contre moi, de le supplier de me garder mais je n'ai plus cinq ans. Si je fais ça, c'est sûr, il me renvoie sur le vieux continent. Alors je profite de sa posture dégingandée et me hisse sur la pointe des pieds pour l'embrasser sur la joue.

    « Salut grand frère. Alors, je dors où ? »
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Mer 17 Juil - 15:30

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Tullio Cavaleri

Même si Toria a l’air moins énervée, ses paroles n’en sonnent pas moins comme une suite de reproches et le soupir qu’elle pousse a presque des accents de déception. Pourtant, la seule chose qu’il a faite, c’est oublier son téléphone. Il est certain qu’il n’est pas le seul à qui ça arrive, même s’il est prêt à reconnaître que c’est quelque chose de régulier chez lui. Alors certes, le nombre de messages qu’il reçoit a drastiquement augmenté depuis Xander et ses photos de Spike, mais il pouvait passer plusieurs semaines sans recevoir la moindre notification et donc non, il ne s’était pas inquiété du fait qu’il n’avait pas son téléphone sur lui. Et il ne comptait pas s’excuser d’avoir mené sa vie même s’il n’avait pas son téléphone sur lui.
N'empêche que je l'ai déçue. Encore.
...
Comme d'habitude.


Il hoche néanmoins la tête quand la chevalière lui dit qu’au moins la petite n’est pas à la rue, après avoir suggéré qu’Elana gère sa mère. Il n’a pas le temps de hausser un sourcil au sujet de cette histoire d’entraînement en famille que l’enfant sort de la voiture, et le consultant sent son ventre se serrer.

Il voudrait la renvoyer chez elle, cette relique d’une vie qu’il cherche désespérément à laisser loin, très loin derrière lui, mais il sait qu’il ne peut pas. Pas en sachant de quoi sa mère, leur mère, est capable. Parce que la petite n’y est pour rien, et que de toute façon il serait bien mal placé pour la juger sur sa fugue. Parce que même s’il donnerait tout pour oublier, même s’il arrive souvent à faire comme si c’était le cas, Tullio se souvient de ce que c’était d’arriver au bout de ses économies, de ne pas réussir à trouver un nouvel endroit où dormir. Il ne peut pas infliger ça à Elana, il ne peut l’infliger à personne.

"Dans euh…" bafouille-t-il, pris de court par le baiser déposé sur sa joue, "dans ma chambre. Je me suis arrangé pour ce soir."

Il ment, évidemment. Puisque Victoria n’a jamais réussi à le joindre, il n’a pas de plan de secours mais tant pis. La chevalière a besoin de se reposer, et peut-être bien d’un verre vu sa tête, alors il ne tient pas à lui imposer… sa sœur. Merde, j’ai une sœur.

"Donne moi ton sac, j’vais te montrer la chambre."


Lance-t-il, tendant la main pour récupérer l’objet. Il hésite quelques instants, pliants et dépliant les doigts de la main qui reposait encore le long de son flanc, avant de la poser doucement sur l’épaule d’Elana pour la guider.

"Demain faudra qu’on s’organise et qu’on discute de quelques trucs, genre, la fin de ton année scolaire."

Le ton de Tullio est étonnamment doux. Sa seule intention est d’introduire la chose, que l’adolescente ait le temps de se faire à l’idée que non, elle n’était pas encore en vacances même si elle les avait rejoint à l’autre bout du monde.

"Mais perso j’suis fatigué, so, demain."

Il la guide dans l’entrée de l’hôtel, lui indiquant sommairement les endroits intéressants au fur et à mesure qu’ils passent devant, comme l’accueil, les quelques distributeurs et la salle où le petit déjeuner est servi.

Le plan est de l’amener jusqu’à sa chambre, lui montrer où se trouvent les trucs dont elle pourrait avoir besoin, lui confier la clé, et trouver un coin pas trop inconfortable où passer la nuit.


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Ven 9 Aoû - 5:21

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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel

Comme si leurs regards croisés étaient une permission, Elana sort de la voiture et perce leur petite bulle partagée. Elle amène avec elle une chaleur fébrile, presque électrifiante, ainsi, quand elle embrasse son frère, Victoria sent la peau s’hérisser et son dos se courber à la merci d’un frisson de malaise. En contraste avec les reproches précédents, elle lance cette fois un regard presque désolé à Tullio, inquiétée de voir comment il allait prendre cette marque de proximité imprévue.

Tullio se tend et bafouille, mais, tout compte fait, il s’en sort pas mal. Victoria l’avait vu s’émietter de façon bien pire pour beaucoup moins. Il est doux, presque paternel et, même s’il ne le voit pas parce que son attention est maintenant tournée vers sa sœur, une appréciation nouvelle vient atténuer la contrariété qui avait teinté son regard jusque-là. Toujours à son insu, un sourcil se hausse quand il lui offre sa chambre ; la petite aurait clairement pu partager la sienne à la place. Elle ne verbalise rien, au final, préférant le laisser prendre pleinement son rôle de grand frère sans son intervention.

- Demain. Répète-t-elle en guise d’accord et d’au revoir pour la nuit. Elle entre avec eux dans l’entrée, puis s’éclipse sans plus jusqu’à sa chambre.

Elle aurait pu lui envoyer un texto pour lui dire de venir s’écraser chez elle, au besoin, mais, ah, il n’avait pas son téléphone. Tant pis pour lui. À la limite, après un bain chaud et un petit verre, elle s’assurerait qu’il ne dorme pas dehors, faute d’avoir un autre endroit où se réfugier.

Franchement, elle n’avait pas sorti une Cavaleri de la rue aujourd’hui pour voir l’autre y aller à sa place.


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