Orage bubonique

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Mar 25 Juil - 19:59

On est toujours le monstre de quelqu’un
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La mort semblait flotter dans l’air. Cette investigation n’était qu’à ses débuts et déjà mon instinct s’affolait. Mes sens étaient tous en éveil depuis le début et j’avais manqué de trouer un innocent qui m’avait suivi de façon discrète et qui était très doué pour que je ne puisse pas le détecter. Soudain, je me suis souvenu de ma précédente découverte qui était un ensemble de symboles qui m’était totalement inconnu. Un léger soupir de soulagement s’est échappé de ma bouche et je n’ai pas pu m’empêcher d’adresser des paroles.

« Heureusement que j’ai un mental d’acier, ces derniers temps ! Sinon je t’aurais déjà criblé de balles, fais attention à l’avenir, mon cher ! »
- Ai-je dit tout en rigolant, histoire de lui démontrer que je n’étais pas hostile.

Aussi étrange soit-il, cet inconnu semblait faire la même taille que moi et était tout aussi barbu que moi, mais il semblait être étranger au vu de son accent à couper au couteau. Avant que je lui adresse mes précédents mots, l’homme m’avait demandé ce que j’avais trouvé et tout en montrant les symboles avec mon pouce en arrière, j’avais pris le temps de le lui dire.

« Cela semble être une ribambelle de symboles en tout genre. »

Après que je lui aie répondu, celui-ci m’expliqua que tout ceci n’était pas naturel. Cela coulait de source, bon sang !

« Je ne suis pas si…. »

Alors que j’allais réagir à ses propos, un grognement très rauque me prit par surprise, et par réflexe, je sortis mon arme à feu de son étui en cuir. Je ne savais pas d’où il venait et je ne pouvais m’empêcher de tourner constamment dans tous les sens, l’arme au poing. Je ne faisais même plus attention à ma nouvelle rencontre et je ne savais toujours pas d’où ceci venait. Tout en rangeant mon arme dans son étui sans le fermer, j’ai dit d’une voix basse à mon nouveau coéquipier quelques mots.

« Écoute, nous pouvons collaborer sur cette affaire, elle risque d’être plus compliquée que prévu… Je me présente John Jensen et toi, qui tu es ? »

De bonnes présentations permettaient d’être sur de bonnes bases pour commencer et je lui avais tendu une main amicale tout en restant prudent envers lui comme envers ce grognement inconnu. Mon visage souriant qui s’était invité au moment pendant la présentation reperdit sa place à cause de ma concentration. Tout comme ma curiosité qui s’était invitée au bal après m’être souvenu des paroles que j’avais pu entendre auparavant.

« Si ce n’est pas naturel, qu’est-ce donc ? » - Ai-je demandé.

Je ne pouvais m’empêcher de bouger tout doucement en va et viens sur une longueur précise. Ce grognement ne me disait rien et le stress était à son paroxysme. Tout en suant à cause de celui-ci et de mes mouvements répétés, j’ai fait une proposition au barbu.

« Et je te propose de voir d’où vient ce grognement. Histoire qu’on puisse savoir d’où il venait et éventuellement contrer une attaque-surprise. » - Me suis-je exprimé.

Toujours la main sur la crosse de mon pistolet et mes muscles étaient aussi tendus qu’un string à cause de la tension présente…
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Mer 26 Juil - 18:11

Recrue
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Je devais me rendre à l'évidence, ce cowboy n'avait pas autant de sang froid que je l'avais pensé en le voyant. Il semblait extrêmement tendu, comme s'il s'attendait à tout moments qu'une chose horrible lui tombe sur le coin du museau. C'était vraiment ridicule, il n'y avait rien ici, à part nous et des pierres cachées sous une végétation ne sachant pas refréner son appétit. Sans faire plus de manières, je m'étais penché sur les étranges symboles découverts par l'homme au chapeau et aux fourmis plein la main tant elle s'agitait sur la crosse de son arme à feu. Ouais, on aurait vraiment dit qu'elle le chatouillait... Pffff... Et voilà qu'il la sort en s'affolant maintenant. Je le sens s'agiter derrière-moi tandis que je m'abîme les yeux sur ces symboles qui... qui ressemblent vraiment à quelque chose ! Oui, oui, je le sens !

Mais me voilà dérangé dans mon remue-méninge par le remue-ménage de Chuck Norris. Il croit sincèrement avoir entendu quelque chose alors qu'il ne m'a même pas senti arriver – discrètement certes – dans son dos deux minutes auparavant ? Et puis, s'il y avait Réellement quelque chose dans le silence feutré cette jungle de jade, je l'aurais détecté bien avant lui. Mais ça, il ne pouvait pas le savoir... C'était un des seuls avantages à ma nouvelle situation : des sens accrus qui m'offraient une vision nouvelle des beautés comme des horreurs de ce monde. Et des horreurs, présentement, il n'y en avait aucune, hormis des plantes qui semblaient vouloir tout avaler.

Le laissant s'agiter, je finis par comprendre l'étrange logique qui s'offrait à mes yeux. Une carte ! Comme c'était ingénieux ! Là, de manière très stylisé, je pouvais distinguer un homme, puis une sorte de cimeterre et une croix. Si nous n'étions pas au fin fond de ruines millénaires sur une île isolée, j'aurai pu prendre ces images pour des icônes chrétiennes, mais il me semblait plus raisonnable de penser à un autre type de symbole... du style médical. Vraiment merveilleux ! Peut-être que extrapolais-je un peu mon interprétation, mais c'était la première bonne chose qui m'arrivait depuis mon arrivée sur cette put**n d'île : nous venions peut-être de trouver la solution à cette mystérieuse infection.

Je sortis mon arme à moi de ma poche ; mon smartphone, pour prendre le tout en photo et pouvoir nous guider une fois que nous aurions compris comment s'agençait cette carte par rapport à notre position. Je m'apprêtais à partager ma belle découverte lorsque le cowboy me prit à parti et, à voix basse, me glissa quelques mots. Surpris, je lui rendis sa poignée de main avant de répliquer, sur le même ton :

« Nawar Nasri, enchanté John. »

Malgré son effort notoire pour être courtois, il semblait toujours sur le qui-vive, et son stress commençait à devenir contagieux. Je lui tendis alors mon portable et lui montrai précisément ce que j'avais cru déceler dans les gravures.

« Je pense que nous avons affaire à une carte. Vous.. euh, tu vois, là, ce pourrait être un poste médical ou quelque chose dans le genre. Il faut absolument que l'on parvienne à le retrouver, je te paris mon tapis qu'on y trouvera des informations sur cette fameuse infectio... » ma voix se brisa lorsque j'entendis un grognement rauque venant de le jungle. De quoi ? La peur m'envahit en quelques secondes et prit en otage les battements de mon cœur. Merde, ce n'était pas en train d'arriver ?! Pas encore ! Je regardai mon nouveau coéquipier, des perles de sueur coulaient de nos deux visages presque à l'unisson. Merde...

J'avais envie de partir, de partir loin. Après tout, je n'avais personne à protéger sur cette île moi, je n'étais pas un foutu chevalier de mes noix ! Je.. je.. je n'arrivais pas à voir d'où le bruit pouvait venir, l'enchevêtrement de vert de la jungle me rendait aussi aveugle que si je me trouvais en pleine nuit. Des grognements en pleine nuit, proche d'Istanbul.. Non... Merde... C'était comme si tout recommençait. Ma gorge se serrait, mon cœur souhaitait s'enfuir gaiement de ma poitrine, me coupant le souffle au passage. Et tandis que j'agonisais, prisonnier de mes propres corps et esprit, la Bête s'était mise en chasse pour prendre ma place. Je sentais déjà son venin de haine parcourir mes veines.

Non non non, tu ne m'aura pas cette fois-ci. La situation est différente maintenant... Je ne suis plus sans défense. Je... J'ai une arme. Je SUIS une arme... Mais elle n'écoutait pas et chantait à mon oreille la mélodie de sa victoire proche. Il fallait que je trouve quelque chose pour me calmer. Et vite ! Je regardai l'homme qui m'accompagnait : il scrutait nerveusement les alentours l'air tendu et  main prête à dégainer. Pouvait-il se douter que je représentais une menace bien plus réelle que ces grognements au loin ? Pouvait-il se douter du plaisir que je... non, qu'Elle ressentirait à le pourchasser pour enfin lui planter ses cr... Non, putain ! Ne pense pas à ce genre de chose espèce d'abruti...

La Bête se nourrissait du parfum de peur qui se dégageait de lui et qui flottait dans l'atmosphère. S'il décidait de s'enfuir, il en serait fini de lui... et de moi.

« Et je te propose de voir d’où vient ce grognement. Histoire qu’on puisse savoir d’où il venait et éventuellement contrer une attaque-surprise. »

Quoi ? Ou bien j'étais accompagné d'un fou, ou bien ce type était vraiment très brave. Peut-être les deux... Mais sa remarque avait eu le mérite de me calmer aussi sèchement qu'une douche froide.

« Il a raison, mieux vaut chasser qu'être chassé » me susurra sournoisement la Bête, ou du moins, c'était l'interprétation que je fis du contentement perfide qu'elle semblait exprimer.

« Tu as raison, répondis-je à voix basse. Mieux vaut chasser que... je me tus soudainement, je ne pouvais pas reprendre ses paroles ! Mais on y voit comme à travers une pelle* dans cette jungle. Laisse-moi un moment je... J'hésitai à finir ma phrase. J'ai une ouïe plutôt fine. Peut-être que je pourrais déterminer d'où ça vient... »

Faisant confiance à l'homme qui se trouvait à mes côtés, et malgré sa peur - qui m’enivrait encore -  je décidai de fermer les yeux un instant. Il fallait que je me concentre sur tous les sons de cette forêt pour trouver d'où venait ce râle. Allez, grogne vas-y, dis-moi où tu te caches... Je respirai plus lentement à présent, mais mon nez était assailli d'odeurs indistinctes, comme noyé autant que mes yeux par la profusion des végétaux inconnus. Fais confiance à ton ouïe. Allez, allez, allez... ça y est ! D'un geste de la tête, je désignai à John notre gauche. Je ne revenais pas de ce que je venais de faire. Je ne revenais pas de ce que je m'apprêtais à faire. La Bête en était toute excitée. Merde...

« Ça vient de par là. Tu préfères que je passe devant ? » Je ne revenais pas de ce que je venais de dire. Sans même attendre sa réponse, je commençai à m'avancer lentement vers un endroit où les herbes hautes flirtaient avec les branches basses des arbres. Mais ce n'était pas vraiment moi qui avançais, c'était Elle. Elle se mettait en chasse, prête à en découdre. Elle voulait du sang.


Au fond de moi, j'espérai sincèrement que celui qui coulerait ne serait pas celui de John.


→ Essayer de trouver la provenance des grognements



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Jeu 27 Juil - 19:27

Admin
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À l'orée de la jungle, les ombres tourbillonnent de deviennent solides.

Vous avez essayé de trouver la provenance des mystérieux grognements :

Dans la jungle, vous ne voyez bouger que des ombres, et, en tendant l'oreille à l'affut de nouveaux grognements, n'entendez que le silence entre chacun de vos pas ; le silence entre les voix distantes des autres aventuriers, le silence entre les vrombissements des insectes.  

Le silence ne vous rassure pas.
Une tension palpable règne maintenant sur les ruines.  
 
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Sam 12 Aoû - 1:21

« GNAGNAGNAGNANGANGNAGNA » - K. J. M.
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Habitation permanente : Constamment sous le ciel.
Occupation : Fuir l'ennui avec acharnement.
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Il est assis dans le coin d’une salle, à écouter des gens parler à propos d’autres qui sont morts. Les yeux dardés sur le plafond, à contempler passivement les mouvements d’une mouche qui s’instaure comme l’unique distraction de cet instant, il imagine la souffrance qui écharpe les chairs. Il imagine la douleur et la mort comme des sabres immatériels plongés dans le corps de ces humains qui se sont effondrés. Trois morts, et Zakuro se met à glousser tout seul. Des regards chutent sur lui, perplexes, choqués, il efface doucement son sourire, pour adopter une expression plus polie. Désolé, murmure t-il du bout des yeux. Mais les autres ne comprendraient assurément pas l’humour de la situation. Dans tous les cas, il passe ses mains sur sa face, et réfléchit. Il voit dans cette malédiction un jeu de récréation, un moyen de tuer l’ennui.
Et assurément, il y a beaucoup d’autre chose que Zakuro Fea peut tuer.


-

Il s’emmerde et il y a dans les hautes herbes une vibration qui hausse sur sa face un sourire cupide. C’est probablement la seule raison de sa présence en ces lieux, et Zakuro lève les yeux vers un ciel trop lumineux. Il s’ennuie de tout, il s’ennuie de l’univers, et Joshua lui manque. Alors, les cheveux détachés, il considère la silhouette d’un chat noir, présent sur les lieux. Il y a d’autres membres de l’organisation, mais Zakuro n’est pas vraiment là pour se socialiser. Il est là pour chercher ce qui grogne, et pour le frencher sauvagement. Parce que, très naturellement, il n’y a rien de plus intéressant que de s’amuser à comprendre ce qui échappe aux autres. Zakuro s’en fiche du monstre, Zakuro s’en fiche du brouillard qui promet de ramper progressivement sur le lieu, Zakuro veut juste s’enfoncer sous terre. Alors il poursuit ce chat sauvage, à foulées tranquilles, et quand le félin s’enfonce dans des ruines, il y voit assez de motivation pour ne pas tourner les talons. Il descend des escaliers, et passe comme un coup de vent devant une alcôve où résonnent des voix. Il tourne les yeux, à peine, et attrape, du bout des yeux, les détails bouclés d’une crinière brune, et de mèches bleues. Zakuro ne s’arrête pas, même pour les familiarité. Les coussinets du chat sont des claquements dans son tympan, qu’il poursuit avec une véhémence zen. Il se sent comme Alice, à poursuivre un chat dans le noir, et la situation est hérétique.

Arrive une porte, soulignée dans son état clôt par la silhouette qui lui fait face. Zakuro se glisse jusqu’aux hauteurs trop basses d’un individu qu’il a déjà rencontré. Il baisse les yeux jusqu’à la lampe de poche que tient Ambrose. Il lève la main, passe l’épaule d’Ambrose, et pose sa paume contre le panneau de bois. Les toiles d’araignées ne le dérangent pas.

« Derrière me paraît plus intéressant. »

Il veut absorber les vibrations. Sans intérêt aucun pour les bijoux, intéressé uniquement par les ondes qui murmurent une promesse silencieuse, Zakuro recule. Des lézardes importantes présentent la faiblesse d’un obstacle qui n’en représente plus vraiment un. Il attrape un bloc de calcaire, et le retire doucement de son emboitement.
Heh.

Il n’a pas vraiment de limites dans son jeu, et vient simplement frapper le conjointement des crevasses emmurées. Sa semelle s’enfonce lourdement, et la pierre explose sous l’impact, Zakuro virevolte, et la porte n’existe plus. Des pluies de cailloux, de poussière, de bijoux qui roulent au sol, et des nuages blancs qui viennent frapper son visage. Zakuro soupire.

« Soit. Tu viens ? »

Il attrape l’autre par l’épaule, ne lui laisse pas particulièrement le choix. Le chat a disparu.
 

→ Forcer la porte ornée découverte par Ambrose Meriwether.  


Spoiler:
 
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Dim 13 Aoû - 15:02

Admin
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La poussière de roche s'envole et pollinise vos cheveux, vos vêtements, vos poumons.

Vous avez forcé la porte découverte dans les ruines :
Le vacarme de la pierre qui explose n'est comparable que par celui de celle-ci qui retombe sur le sol. La lumière qui s'infiltre dépose sur des formes nombreuse une riche iridescence.

La lumière d'une lampe de poche dévoilera une  pièce énorme, remplie d'une montagne de trésors, d'objets ornés et de coffres dodus. Même les murs, le plancher et le plafond semblent taillés dans l'or et le marbre, et sont incrustés de bijoux. Surprenamment, il n'y a pas vraiment de poussière et seules les énormes toiles d'araignées occasionnelles contrastent avec l'opulence de la pièce.  
L'action « Commencer à ramasser des trésors » a été ajoutée à la liste.
 
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