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Just pick one. [PV Vi]

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Jeu 25 Juin - 1:11

Recrue
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Marian Olczak

Marian Olczak
Just pick one.


(…)

On ne l'a pas revu à l'Aquarium depuis trois semaines. Pas depuis que la Chevalière empoisonnée est venue se plaindre. Pas depuis qu'il a marmonné, les doigts enfoncés contre ses cuisses, assis comme un enfant penaud, qu'il allait essayer d'aller mieux. Les yeux obstinément baissés, avec sa voix qui craquait, il a simplement demandé pardon à sa patronne, pour le tracas causé. Pour les rumeurs empoisonnées qui courent entre les lèvres, celles qui sont déjà venues embrasser les verres du bar. Il lui a dit qu'il essaierait de s'améliorer. Qu'il ne le referait pas. Il a aussi demandé à avoir moins d'heures de travail. Lillian a accepté, et éventuellement, il a fini par disparaître.

Trois semaines.

(…)

Le bâtiment est minuscule, caché au détour d'une ruelle suffisamment exposé pour que le lieu n'ait pas l'air suspect. Des plantes vivaces et tortueuses s'enroulent le long des cadres des fenêtres, et la façade claire exhibe un écriteau aux lettres polies, douces. « Just pick one ». C'est le nom du magasin qui, de loin, ressemble à l'un de ces banals shop de fleuristes. On apperçoit des étalages couvert de feuillerets, de plantes en tout genre, et l'atmosphère humide et chaud de l'intérieur confirme ce paradis exotique d'organismes plantureux. C'est vert, chaud et gras, et les rayonnages s'étirent en un écrasement d'espace qui se fait dévorer par le baume d'une chlorophyle en production. Au coeur du minuscule magasin, trône un comptoir, pressé contre le mur de soutien. Une caisse enregistreuse, une sonnette, et par derrière, une porte au panneau noire, sur laquelle est accroché le panneau « Employés uniquement ». Si ce n'est pour les quelques cages dans lesquels rampent des souris vertes et des oiseaux qui pépient, l'endroit est immobile, stagnant de chaleur et d'humidité. Il y a, dans un coin, assis sur un tabouret, un individu aux longs dreadlocks, qui lit un magasine avec une expression trop concentrée.

On ouvre la porte.
Marian relève les yeux.

« Bienvenue. »

L'endroit est un espace de troc, et la porte ne laisse entrer que les personnes qui tiennent une plante entre leurs mains. Courtoisie d'une connaissance d'une connaissance, au service de Lillian, que Marian n'a que trop remercié, en argent comptant, en sourire poli. Et maintenant, dans son petit univers où il est l'empereur de son monde silencieux, il referme à moitié le magasine, en dévoilant une première de couverture scandaleuse.

« Est-ce que je peux vous aider ? »

En fait, il est impossible qu'il ne puisse pas aider qui que ce soit, parce que si l'on vient ici, c'est pour échanger avec lui. C'est ce qu'il croit.


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« Such a small, angry bean. 
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Mer 8 Juil - 6:25

Barbie Prince Metal
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Cy Thorne

Cy Thorne
C'est une habitude depuis longtemps maintenant : son père a quelque chose à faire à Old Fyre, il le traîne avec lui et bon gré mal gré, Cy suit.
Il y a toujours un argument suffisant pour le faire obéir, que ce soit la menace ou la douceur. Cette fois c'est à sa mère qu'il concède le point de la victoire, avec sa remarque dite d’une voix infiniment douce comme quoi s'il n'était pas en Australie, il pouvait passer pour l'aider à ranger les réserves de la boutique avec sa nouvelle employée.
Se balader au milieu de Chevaliers est un choix bien plus séduisant que transporter des seaux géants dans le froid des pièces de stockage.
Il a décidé de suivre Matthias.

Et maintenant ils attendent tous les deux le moment de rentrer. Il y a quelques heures à patienter avant la grande épopée du retour à la maison familiale, suffisamment de temps pour que le consultant en short-casquette-coup de chaud s'excuse et s'en aille faire un tour de la ville. La technique pour ne pas avoir de remarque acide venant de son père est très simple : il faut prétexter faire quelque chose pour l'autre moitié du duo parental, lui trouver un cadeau par exemple. Et essayer de voir s'il peut voir quelqu'un qui saurait quoi faire de ça -qu'il grogne à son père en désignant le basilic vaguement agonisant dépassant de son sac à dos. Un cadeau d'un ami au quartier général, croisé au détour d'un couloir avec toutes les banalités de discussions échangées et donc, un basilic à l'article de la mort offert. Son collègue a dû se rappeler qu'il est fils de fleuriste. Ou alors il voulait juste se débarrasser de la plante… ? Peu importe puisque le résultat est la plante semi-crevée dans ses affaires.
Avant même que monsieur Thorne Senior ne trouve quelque chose à redire aux techniques de fuite de sa descendance, Cy se carapate d’un bon pas, la plante au dos et le nez au ciel.

La ville n’est pas assez grande pour s’y perdre mais elle l’est assez pour qu’il puisse en faire le tour sans retomber sur son point de départ tout de suite. Il passe entre les habitants sans en effleurer un seul, s’arrête parfois pour regarder un objet dans une boutique ou une autre, flâne tout simplement. C’est agréable de pouvoir décompresser un peu. Ca le fait même sourire juste du bout des lèvres, cette impression d’un poids qui se lève de ses épaules -en attendant d’y retourner vitesse grand V.
C’est donc vaguement heureux qu’il s’arrête devant le magasin plein à craquer de verdure. Il y a tellement de fouillis végétal que toutes les nuances de vert -et du reste, il voit des fleurs- doivent s’y trouver. Curieux, il s’approche de la vitre. Juge d’un oeil d’habitué le ficus écrasé contre la vitre comme un gamin sur la grille au premier rang d’un concert de métal. Il a l’air en bonne forme. La personne qui gère la fleuristerie doit savoir s’y prendre avec les plantes agaçantes. Vendu, même s'il y a cette cage avec une drôle de souris dedans.
Il sort le basilic de son sac.
Il ouvre la porte.

- ‘Jour.

Il ne faut pas non plus trop en demander, hein. Il répond à l’inconnu qui le salue et c’est déjà pas mal, puis il tend son pot entre ses deux mains pour montrer son imprévu cadeau. Une feuille un peu écrasée par le voyage dans le dos du consultant bouge très mollement. Il sent bon, ce pathétique bout de plante.

- J’ai ça, et je ne sais pas trop quoi en faire. Est-ce que vous pouvez m’aider ?
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Dim 19 Juil - 13:15

Recrue
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Marian Olczak

Marian Olczak
Ça a les cheveux clairs et une casquette vissée sur le crâne. Marian relève les yeux en considérant brièvement sa face, puis la plante à moitié sèche que l'individu présente, avec un salut millenial. Un lamiacae, qui n'a plus de tendre que le nom, et c'est le visage tout entier de Marian qui glisse en cette expression un peu horrifiée, un peu dégoûtée, tandis que l'homme, un terrifiant blondin monstrueux dans son rapport aux plantes, présente la pauvre petite chose avec une aisance déconcertante. Il exhibe son vice, son meurtre, avec presque de la timidité, et Marian lâche le magasine sur le comptoir.

« Je-… peux voir ça... »

Du bout des doigts, précautionneusement, il récupère la plante en pot, et le grand basil n'est rien de plus que le colosse effrité de ce qui aurait pu être luxuriant, merveilleux. Alors il a ce petit soupir, et en effleurant les feuilles brunies de la plante, il abaisse les yeux, sans regarder l'homme.

« Basilic, lamiacae, asséchée, et trop de soleil. »

C'est le constat qu'il s'oblige à faire, les yeux prêts à déborder, la bouche tordue en cet angle un peu désabusé. Il est cette silhouette penchée au dessus de son comptoir, avec le magasine complètement oublié, et près d'eux, les souris sifflotent des airs mélancoliques. Marian récupère ses gants, fait passer son pouce sur les tiges sèches, en considérant les couleurs terreuses du pot. La plante est à moitié morte, mais peut-être, il se murmure, qu'il pourrait en tirer encore quelque chose.  Ses yeux s'étirent, il flatte des feuilles qui pendent, et pendant quelques instants, pendant quelques secondes silencieuses, il ne se passe rien, l'homme ne réclame rien. Marian relève les yeux, attend quelque chose qui ne vient pas, et ses yeux sont arrondis en cette interrogation muette. Il finit par abandonner son tabouret, et minuscule comme un enfant à peine trop grand, il considère le monsieur.

« Je peux vous l'échanger contre trois accessoires de mon inventaires, si vous le désirez. »

Il sort aussitôt la boite qu'il réserve à ses promotions colorées de dessous le comptoir. Ça claque entre ses doigts, et il l'ouvre devant l'homme. Pas de nom, pas d'identité, ni d'échange, ni remboursé. C'est le fonctionnement de la maison, et Marian est persuadé que l'individu le sait. Trois petits objets, de valeur adéquate au pauvre basilic brûlé, sont présentés aussitôt. Du vrac, évalué selon ses jugements.

« Un bracelet orné d'une malachite. Ça protège des rhumatismes et attire le bon œil. Très utile. »

Petit objet en métal forgé, aux inscriptions gravées dans la pierre, laquelle verte, irradie son petit éclat. Il pointe du doigt le second objet.

« Une tasse ensorcelée, toujours sucrée. Il suffit de verser un liquide, et en le buvant, celui-ci devient sucré. Ça passe au micro-onde. »

La tasse est un peu fêlée, en ivoire blanc mais constellé de tâches grises, et Marian présente le troisième objet, déjà fatigué de cet échange.

« Une peluche qui ronronne. Elle est propre. »

C'est un chat en coton bleu, usé par trop d'années de service, avec un œil recousu et un peu plat sur le côté. Les objets sont présentés Marian a les coudes posés contre le comptoir, et il considère, maintenant, l'homme, en prenant bien son temps d'examiner la forme de sa mâchoire, la couleur brune, un peu ambrée, de ses yeux.

« Choisissez. »

Il est ce petit empereur, il se le répète, en se le persuadant un peu plus à chaque fois.


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