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Des moments en écharde. [pv Toria]

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Mer 24 Juin - 3:48

Recrue
Points : 740
Messages : 33
Habitation permanente : Albuquerque
Occupation : Hacker / Cracker
Sandro Valencia

Sandro Valencia

Des moments en écharde.

La raison de sa présence près d'un entassement de l'Ordre lui déplait, mais pour obtenir les informations qu'il a besoin sur l'emmerdeur Monsieur Roger/Robert Sinclair, 55 ans, beaucoup trop gay pour lui, Sandro se voit justifier les moyens dans le but de quémander sa fin. Il explore, depuis des jours, les archives d'un bureau qui ne lui laisse que trop peu l'accès à ce qu'il recherche, mais il sait, il sait qu'il va éventuellement tomber sur ce dont il a besoin. Et éventuellement, lorsque l'archiviste vient lui demander s'il a encore besoin de quelque chose parce qu'ils vont bientôt fermer, c'est avec un sourire qui lui tient lieu de stratégie qu'il refuse, poliment, afin de continuer à préserver sa sécurité.

Les jours passent, et il ne trouve rien de très satisfaisant.

(…)

Il a sur le nez un peu de crème étalée. Le soleil tape, il a le crâne renversé en arrière, et les yeux couverts par le port trop arrogant de verre fumés. Le soleil est cet astre némésis qu'il considère, les yeux plissés, et seigneur, seigneur, ce que ça lui avait manqué, que de détester la chaleur. Il soupire, en se concentrant sur la sensation gelée, désagréable, de la sueur qui coule le long de ses aisselles.

Absolument dégueulasse, omg.

Son téléphone entre les doigts, avec un peu trop de buée sur l'écran, il tapote, dans un défilement de phalanges, les remplissages abstraits d'un tableau aux données cryptées qu'il envoie sur le compte d'Ambrose. Les informations sont plus ou moins récupérée, la mission presque achevée, il veut juste rentrer, et s'écraser sur le lit, encore humide de sa douche froide, gelée, fantasmée, et ensuite ne plus jamais sortir. Il veut mourir dans l'ombre de son appartement rafraichissant, il veut raser ses jambes et parfumer son corps à l'huile de coco, et seigneur dieu marie joseph, ce qu'il a envie de baiser Ambrose. En fait, mi reinita, il corrige son texto, il lui précise les positions qu'il aimerait adopter, et souligne ses motivations par un émoticone mature et recherché. En considérant son écran, il se laisse distraire, rien qu'un instant, par le jingle coloré, joyeux, d'un magasin de l'autre côté du parking sur lequel il est installé.

Sandro considère, imagine, envisage, et se décide.

Il se relève, fièrement convaincu de la noblesse de l'idée : un peu d'argent en échange de beaucoup de fraîcheur. Revigoré, le torse bombé sous la lourdeur d'un putain de soleil d'été, il traverse la route, traverse le trottoir, et entre comme un bienheureux en franchissant les portes automatiques du supermarché.

From : Me
To : Ambryon (don't forget to change this name)

« You know what I realized, today ? If you take away the « u » in « supermarket », you'll have « spermarket ». And it does make a lot of sense. »

Il ricane comme un enfant, et range son cell dans sa poche, en appercevant le regard malveillant d'une vieille caissière qui le considère de loin. Désolé, absolument désolé, il fait mine de s'intéresser aux prix des chocolats en tablette, avant de s'enfoncer dans un rayon. Il ne sait pas vraiment quoi acheter, mais décide que l'univers va la surprendre, va le charmer. Les yeux étrécis par un plaisir qui l'étire sous sa chair, qui rend nerveux ses muscles, il gigote doucement, cet enfant idiot, et remonte les rayonnages en considérant les étiquettes colorées. Il veut des fleurs, du shampoing, des jambons et de l'amour. Il veut passer ses doigts dans les cheveux d'Ambrose, et l'engueuler de l'avoir envoyé si loin de la maison, mais ça sera pour plus tard, pour après, quand il aura eu la possibilité de palper ses pectoraux, et de lui enfoncer les ongles dedans.

Il est de bonne humeur.

Il en manque presque de renverser la pers- Nope, il la renverse.

Ça lui explose contre le torse et les jambes, les objets randoms qu'il tenait sans caddie, sans panier. Ça lui explose entre les doigts, du verre se fracasse contre le sol, et il prend cette expression outrée, absolument outrée, lorsqu'il réalise que tout a valdingué, explosé, s'est cassé la gueule, et qu'il est horriblement fautif, coupable, et épinglé par le regard des trois grands-mères qui se retournent vers eux.

En face de lui, Victoria, fille joyeuse d'Olivia, et Sandro a la bouche ouverte en une expression sincèrement outrée. Il se le répète une dernière fois : outrée. Ou-tré. Il est outré.

« Oh damn ! »

Oh damn.

« I really wanted those pickles. And it really was the last one ... »

Il en pleurniche.
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Jeu 25 Juin - 4:20

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
Points : 7382
Messages : 1048
Age : 30
Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio et Elana Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel

Victoria Machiavel
Il faut qu’elle arrête de faire des heures supplémentaires, surtout quand elle devrait être en congé pour les fêtes.

Effectuer une mission de longue durée à l’autre bout du monde ne suffisant pas, Victoria devait encore mener le reste de son enquête au QG au moindre moment de répit. Even Strøm avait beau lui envoyer des textos avec des cœurs et lui amener des fleurs à la moindre occasion, il n’était pas près de lui offrir les secrets de son réseau de contrebande dans du papier doré.  En attendant, à part Storm, il y avait les autres entités dans son répertoire : Faust, SEE et Wolfe pour ne mentionner que les plus notables… Autant de noms dont elle ne connait pas encore grand-chose qu’il y a de mots inconnus sur les étiquettes nutritives qui défilent présentement sous ses yeux, foulant son entendement avec trop peu de sens. Déjà, le pot en forme d’ourson qui contient 10% de sirop de maïs peut aller de faire transformer en tapis de foyer, ce qui lui laisse celui en forme de ruche et celui avec la texture alvéolée. 100% pure honey. Elle s’en fout royalement que les apicultures respectives soient aménagées à côté de champs de trèfle ou de rose, elle veut juste savoir – au cas où – lequel est pasteurisé et lequel pourrait être dangereux.  

Les pas dans l’allée sont des rumeurs qu’elle entend, distraitement, sans trouver bon de leur accorder la moindre attention. Ainsi, sa voix éclate avec surprise alors que son panier frappe le mur et, qu’entre ses frontières, les murs de conservent s’affaissent, les édifices en carton s’écroulent et que commence l’apocalypse alimentaire. Pour un instant, le chaos sent bon le vinaigre et le sucre, puis l’odeur lui explose vraiment au visage et elle a, raisonnablement, un peu envie de vomir. Le chaos, finalement, pue. Ça sent la nausée et, immanquablement, Victoria repense au test de grossesse enterré dans les tréfonds du panier, quelque part entre les ruines de ses emplettes.  

Elle grimace un peu et se rattrape – lèvres hissées vers le haut comme pour garder droit son corps qui cherche à se plier quand son abdomen scande la révolution – dans un sourire qu’elle veut plaisant malgré le jus de cornichon sur ses mollets et dans ses narines.

La nausée passe. L’homme reste et Victoria le reconnait comme étant le paramour extravagant de son ancien colocataire. Ses jolies lèvres forment un o, comme celui du premier mot qu’il lui accorde  

- Oh damn ! Cite-t-elle avec un pétillement aussi théâtral que moqueur.

Par terre, c’est le carnage. Il y a du verre, des fluides et des corps cucurbitacés que Sandro Valencia – nom qui remonte à la surface de sa mémoire, main dans la main avec sa réputation en tant que consultant – pleure doucement.

- En fait, j'ai le dernier bocal… Quelque part, le mouvement de sa main, dans la direction générale du panier, est désinvolte, je pourrais partager.

On lui avait conseillé de l’aborder, justement, pour ses recherches. Elle se laisserait y penser, quand serait estompée l’image d’Ambrose qui voulait son gros phallus rouge superposée à celle de son mec qui lui en demanderait peut-être maintenant des petits, verts.

Merry Fucking sexmas to me.  

Il y a, dans l’angle de son sourire qui se pince incontrôlablement, tout l’éclat de son hilarité. Quelque part en arrière-plan, elle se demande aussi, sans trop le considérer, ce que goûtent les cornichons mangés en alternance avec du miel.  


Avatar fait à partir d'une œuvre de Pheberoni.
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Sam 18 Juil - 21:18

Recrue
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Habitation permanente : Albuquerque
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Sandro Valencia

Sandro Valencia
Elle a l'air malade, et il hausse un sourcil, perturbé le temps d'un instant. Il hausse un sourcil, en se demandant si elle va lui vomir sur ses cornichons, mais quand elle finit par se relever, elle a sur la face un sourire dans lequel il reconnaît les résonances d'une hilarité à laquelle il peut joindre une connexion. À défaut de l'avoir reconnu, à défaut de savoir exactement qui il est, elle a dans les yeux une étincelle qui permet à Sandro de s'assurer qu'il ne représente pas complètement un étranger pour elle. Il sourit, il sourit, pendant qu'elle s'exclame dans un « oh damn » à peu près aussi articuler, à peu près aussi choqué et crédible que le sien.

Par terre, un bordel de verre, de fluide, de vert. Il a les prunelles étrécies, ce désir quasi masochiste de se rouler dedans, de lécher le vinaigre qui engorge les dalles sales du magasin, et il s'imagine, il s'imagine engager ce mouvement dans lequel tous iraient se griffer contre le sol. Il s'imagine devenir, rien qu'un instant, l'empereur un peu absurde d'une situation dans laquelle il pourrait mettre à nu les humains, les clients, et obtenir des informations sur eux tous. Il s'imagine le raconter à Ambrose, il s'imagine Ambrose hausser un sourcil désabusé, il s'imagine lui murmurer des mots d'amour.

Dans le présent, dans son moment absurde, il a explosé le pot de cornichon par terre. Par erreur. Avec Victoria Machiavel en face de lui. Ses lèvres s'arrondissent, lorsqu'elle présente la possibilité d'un renouveau qu'il n'avait pas envisagé, et les principes d'incertitude deviennent ces algorithmes contre lesquels il fait résonner les tendances prédatrices de ses synapses.

« Oh ? Ohh ? That is so cool. »

Too much enthusiasm about these pickles.

Il attrape sa main, celle qui voltige vers le cadie, et alors qu'elle a l'air de rire, de se contrôler dans ses sourires, dans ue hilarité qui menace de déborder, c'est lui qui aborde le masque comique d'une bonne blague, -excellente-, qu'ils sont en train de partager.

« Could I perhaps trade it for something I do possess ? Everything but my virginity, of course. That, it doesn't exist no more. »

Il lui sourit, lui sourit, et ne lâche pas ses mains. Ridicule enfant au sourire de pantin ravi, enchanté, avec ses doigs qui pressent fort contre ses phalanges à elle.

« I had this craving for so long, now. So tell me what is it, and, and- ... »

Il la lâche, se précipite presque jusqu'au chariot, et escalade l'engin en cavalier aguerri des magasins qu'il est. Ses doigts sont ces serres qu'il enfonce dans les détails et les reliefs colorés des produits empilés que Victoria a décidé de collecté. Il soulève une boite de riz, des condiments, les formes cylindriques de shampoings à frisottis, et il finit, enfin, par déterrer le pot en verre, rempli des minuscules cucurbitacées.

« My kingdom for those, so, please, pray tell. »

Il a les fesses en l'air, et les cornichons dans la main ; un sourire sur la face. Il sourit.

« What will it be ? »
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Des moments en écharde. [pv Toria]

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