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Du sang dans l'écorce [Nour Alizadeh]

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Sam 11 Juil - 18:21

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Elle recula de quelques pas sous les conseils de l'homme qui s'occupait maintenant de la créature. Nour ne lui demandait pas d'aide ce qui la fit rester sur le côté. Il avait raison, mieux valait rester sur les gardes en attendant les renforts qui ne devraient plus trop tarder à présent...
Puis suite aux paroles de Nour, la jeune femme souri un peu nerveusement. Il était vrai qu'elle avait beaucoup agi sans réfléchir et tête baissée, laissant ses émotions prendre le dessus. Mais Lizbeth fonctionnait ainsi... Les contrôlers était encore une part un peu dur pour elle, mais elle y parviendrai un jour ! Elle ne répondit finalement que par un remerciement :

« Merci. Je n'ai pas été parfaite certes. Mais merci pour l'avoir soigné en premier lieu. Et pour m'avoir accompagné jusqu'ici. Elle vous doit tout aussi bien une fière chandelle. »

Après ses paroles, Lizbeth sentit que la pluie diminuait. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que quelques gouttelettes qui tombaient du ciel. Elle leva ainsi la tête et vit que tout se dégageait petit à petit. Comme si la nature entière avait été connectée avec ce qu'il venait de se passer. Maintenant que tout est fini (ou presque), le temps était devenu plus agréable. La jeune femme finit par revenir sur elle-même et se vit toute sale, pleine de boue, de café et d'eau... Un tic nerveux la pris au niveau de ses doigts, ne supportant pas d'être aussi sale... Elle essaya néanmoins de sourire face à Nour malgré tout... Son regard finit par se poser sur l'arbre où le visage de la dryade s'était à présent ancrer.

« J'espère qu'elle ira bien... Après tout ça. »

Lizbeth finis par aller s'asseoir non loin de l'arbre. Elle ne voulait pas se coller dessus pour ne pas déranger la dryade et assez loin pour ne pas être trop proche de la grosse bête qu'ils venaient de « gérer » à peut prêt, comme lui avait demandé Nour. Il y avait encore de la boue, mais au point où elle en était, c'était comme par pur désespoir qu'elle se mettait ici.
La bestiole continuait à grommeler de temps en temps, jusqu'à complètement s'arrêter à un moment donné.

Lizbeth se dit qu'en attendant les renforts, elle pouvait peut-être en savoir plus sur son coéquipier du soir, parler un peu... Même si ce n'était sûrement pas le moment le plus propice !

« Tu as l'air de bien t'y connaître sur le terrain... Tu as des conseils à me donner ? Tu as mentionnés que je prenais trop de risques... »

Ce n'était pas ce à quoi elle s'attendait elle-même. Même pas un « et sinon, vous êtes chevalier depuis longtemps ? » Non... Elle ne revient néanmoins pas sur ses paroles et resta la, béa.
Elle pouvait entendre une petite agitation dans les buissons, mais ne savait pas si cela était en fait le vent qui se levait doucement ou bien les renforts qui arrivaient au loin...
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Dim 12 Juil - 6:47

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Occupation : Chercheur en tout.
Nour Alizadeh

Nour Alizadeh
Nour s'est trouvé un coin à peu près abrité et pas trop détrempé, et s'installe sur une grosse racine pour pianoter sur son téléphone et envoyer quelques informations à ses collègues en chemin. Quand Lizbeth l'interroge, il lève sur elle un regard songeur, et puis sourit.

- Vous vous êtes précipitée sans réfléchir, sans évaluer la situation, sans chercher à savoir si quelque chose était embusqué. Vous avez agi coup sur coup sans jamais prendre le temps d'utiliser votre tête, et je vois très bien que depuis le départ, vous agissez sur le coup de l'émotion : soit elle vous paralyse, soit elle vous pousse à l'impulsivité. Dans les deux cas, ce n'est pas ce qu'on attend de vous.


Une pause, il darde sur elle la profondeur de ses yeux noirs, très noirs, et très sérieux, aussi. Il parle bien évidemment d'expérience, et la gravité du ton, du visage, laissent clairement entendre ce qu'il en coûte de se conduire ainsi sur le terrain. On se défait assez difficilement de la vision d'un homme tué sous ses yeux parce qu'il a foncé dans la gueule du loup en méprisant toute prudence élémentaire, à dire vrai.

Finalement, les renforts attendus se montrent enfin et Nour se lève à leur approche.

- Ah bah bien, Tonton, tu nous fais venir pour rien en plus ? Lance l'un d'eux en lui donnant une claque sur l'épaule.

- Il fallait arriver plus vite, écoute. La petite et moi, on t'a fait un paquet cadeau, j'espère que tu appréciera,
réplique l'intéressé en pointant du doigt la créature toujours entravée qui gît au pied de l'arbre.

On s'échange encore quelques plaisanteries et les deux hommes dépêchés à la rescousse viennent inspecter les dégâts, puis sortent de leurs sacs de quoi prendre soin du tronc tailladé de la pauvre dryade. Nour leur apporte son aide et invite Lizbeth à en faire de même -parce que c'est instructif et qu'ils ne sont pas là pour bailler aux corneilles- en manipulant une substance épaisse qui forme un épais cataplasme sur les entailles et les parties à vif.

- Quelque chose à mi chemin entre le jardinage et la médecine,
commente-il alors qu'il donne quelques coups de pelle dans la terre pour recouvrir les racines retournées.

Ils ont à peine terminé les premiers soins que la créature ligotée dans la clairière semble se réveiller : l'un des chevaliers appelle Nour, qui s'enquiert rapidement de son état. La bête est encore apathique, mais consciente, parce que la dose de produit lancée par Lizbeth n'a clairement pas été suffisante pour l'endormir longtemps. On le garde entravé, mais, au prix de gestes patauds et engourdis, il lui est permis de s'asseoir. La scène est cocasse, avec Nour accroupi à quelques pas, et l'homme-sanglier qui le domine très largement de la tête et des épaules et fait bien le double ou le triple de la corpulence formidable du monstre.

- J'ai pas fait exprès.

C'est la bête qui parle le premier, d'une voix rauque, caverneuse, qui grogne aux entournures. Nour ne peut s'empêcher de lâcher un petit rire mauvais.

- Ah ben ça mon ami, c'est un peu difficile à croire, quand même.

- J'ai pas fait exprès, s'entête la créature en secouant le col d'un air mauvais.

- Tu veux l'expliquer à la dame, peut-être ? Et il désigne, d'un revers de main, l'arbre tout près d'eux.

La bête s'en détourne et oscille du chef, à nouveau.

- C'est pas ma faute, se défend-il obstinément. J'avais faim. Il y avait à manger sous les racines, plein, des bonnes choses sous la terre. J'ai mordu. Je savais pas.

Il marmonne et gronde un instant, fait claquer ses dents et sa mâchoire : le produit que Nour lui a jeté doit encore faire un peu effet, car il semble avoir du mal à distinguer les choses, autour de lui.

- J'ai mangé le sang, et c'était bon. J'en ai voulu plus.
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Dim 12 Juil - 16:28

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Invité
Lizbeth se sentait un peu mal vis-à-vis de tout ce qu'était en train de lui lister Nour... Tout ce qu'il disait était vraie et elle ne pouvait le nier. Cela aurait été bien cocasse de sa part et de mauvaise foie que de dire le contraire. Elle pris quand même note dans un coin de sa tête pour pouvoir prendre en compte certains détails.
Mais elle finit par se lever lorsqu'elle vit les chevaliers arriver et les salua d'un geste de la tête et à venir aider pour ce qui était des blessures de la dryade. Elle avait pris le liquide étrange et l'appliquait sur les blessures de l'arbre, en essayant d'y aller le plus en douceur possible. Elle ne voulait pas lui faire plus de mal que nécessaire. Elle prenait cette action très à cœur et même lorsque Nour alla en direction de la grosse bête, elle continua un peu d'apaiser l'écorce.

Néanmoins, lorsque la créature se mit à parler, Lizbeth tourna la tête vers lui. Son empathie se mit à surgir soudainement, ayant de la peine pour l'homme sanglier qui gisait là, à moitié pataud, racontant que ce n'était pas de sa faute... La jeune femme finit de mettre du gel sur une des plaies et finit par se détacher de l'arbre pour se mettre non loin de la créature qui parlait. Elle l'écoutait tout en venant se poser non loin d'une souche.

La jeune chevalière s'obstina à croire que la bête avait au final de bonnes intentions et finit par répondre :

« Eh bien vous saurez maintenant que ce goût est égal à une créature tout aussi vivante que vous... Une dryade. Ce n'est pas le genre de choses qu'il faut manger. Mais plutôt respecter. » Après une légère pause à l'observer, elle reprit « Comment se fait-il que vous vous êtes ainsi retrouvé à manger une dryade ? Vous n'avez plus de quoi vous nourrir dans votre coin ?! »

Cela lui semblait absurde et avait été persuadé que cette créature avait son coin à elle et qu'elle n'en sortais pas...

« J'avais faim. Je n'avais jamais mangé ça. C'était bon. »

Lizbeth arqua un sourcil. Etait-il en train de dévier le sujet volontairement ou était-il juste obstiné à vouloir leurs prouvers qu'il n'était pas méchant ?

« Soit. Mais dans votre coin à vous... Il n'y avait plus rien ? »

« Herbe, bois... Glands... Mais pas de sang dryade. »

Lizbeth soupira en venant croiser les bras. Est-ce qu'il fallait vraiment lui tirer les verres du nez ?

« Et avant d'avoir goûté à ça ! Qu'est ce qu'il vous a fait venir jusqu'ici ?! »

La bête tourna un petit peu la tête, comme pour essayer de mieux se rappeler ce qu'il avait fait :

« J'ai suivie les glands. Il y en avait pleins. Partout. Je les mangeais tous. Je les voulais tous. Alors, tout mangé et je me suis retrouvé la. Des glands sous les racines avec des vers. Hmmmm... Et puis. C'était bon. »

Lizbeth sembla faire une grimace lorsqu'il parla de vers. Mais tourna finalement la tête vers Nour :

« Il n'a vraiment pas l'air d'avoir « fait exprès »... Qu'en penses-tu ? »
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Mer 15 Juil - 15:43

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Nour Alizadeh

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Nour ne peut s'empêcher de sourire quand Lizbeth prend la parole. C'est déjà quelque chose de le voir lui, tout sec et bruni comme une noix fripée qui fait baisser les yeux à un colosse monumental comme l'homme sanglier, c'en est une autre encore plus étrangement cocasse de voir la toute jeune femme, trempée jusqu'aux os et boueuse jusqu'aux genoux lui parler aussi sèchement qu'à un petit enfant. Il reste pensif à côté d'eux, tirant entre ses doigts terreux une boucle de sa barbe et observe attentivement les réactions du coupable qui reste englué dans une apathie qu'on mettrait aisément sur le compte des contrecoups du sédatif et de la potion qui a brouillé ses sens.

- Tu t'es enivré, n'est-ce pas ? Lâche Nour, avec une étrange douceur dans la voix. La sève de dryade ça monte facilement à la tête.

La créature le fixe, clignant des yeux avec efforts.

- Il y avait plein de nourriture au pied de la dryade. Plein de bonnes choses sous la terre et entre les doigts... Les racines. J'ai mordu, mais j'ai pas fait exprès. J'ai mordu et ça a coulé, alors j'ai bu, j'ai bu et j'en voulais plus.

Si une quelconque expression peut transparaître sur la hure du sanglier brun qui lui sert de visage, il y a gros à parier que c'est de la honte, exactement celle de l'ivrogne qui a perdu les pédales et fait du grabuge sans le vouloir.

- Mais c'était pas ma faute, j'ai suivi, j'ai suivi et j'avais faim, alors j'ai mangé.


Nour fronce les sourcils, puis fait un geste de main, évasif.

- Pure supposition, répond-il à Lizbeth, mais j'ai l'impression que quelqu'un a mis la nourriture ici exprès en sachant bien que quelqu'un avec un odorat fin et un appétit solide viendrait fouiller entre les orteils de la dryade. ça ressemble à une très mauvaise farce.


Finalement, la chose se complique, mais en dépit de sa nature bienveillante, Nour n'est pas non plus sans cette vague tendance à la paranoïa qui a tendance à pousser dans la tête des vétérans, à force d'en voir de toutes les couleurs. Il en faut peut-être un peu plus avant de croire la version du coupable, quand bien même elle semble faire sens : il est bien trop hagard pour mentir, et voilà qu'il tangue un peu, et peine à reprendre pied.

- C'est moche, ce que tu as fait. Pourquoi l'avoir attaquée ensuite, si ce n'était pas ta faute ? Demande-il encore, calmement, doucement.

Cette fois, l'homme-sanglier pique du nez sur ses genoux croisés et il évite sciemment le regard de Nour. Il marmonne plus qu'il ne parle, mais on saisit l'essentiel :

- Peur. Paniqué.

- Et un coup dans l'aile, ça aide jamais à prendre les bonnes décisions, pas vrai ? C'est pour ça que tu nous as attaqués ?

L'autre hoche la tête.

- 'Voulais pas être attrapé. 'Voulais pas. Regrette.


Le dernier mot se faufile, à peine intelligible.
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Jeu 16 Juil - 16:31

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Si les suppositions de Nour étaient correct, alors ils avaient affaire à une tout autre histoire. La n'était plus la question d'une simple querelle entre deux créatures. Il y avait quelqu'un ou quelque chose qui avait tout mis en place...
Alors que Lizbeth essayait de réfléchir à une éventuelle solution, elle entendit la créature finir par se morfondre et s'excuser à maintes reprises... Le cœur de la jeune femme se sera en voyant ce spectacle sinistre, mais ne montra en rien ce qu'elle ressentait. Elle préféra se lever, passer à côté de l'homme sanglier contre lequel elle déposa deux petites tapes sur la cuisse, comme un signe de compassion, puis se re dirigea vers l'arbre qui se soignait toujours. Elle vint s'accroupir au niveau des racines et toucha la terre du bout des doigts. En effet, la terre avait comme été fouillée comme le ferait un sanglier.

« Hmm... Avez-vous eu une quelconque rencontre avant de manger ? » Lui demanda-t-elle, tout en examinant le sol.

La créature, toujours tête baissée, fit un non de la tête :

« Crois pas. »

« Est-ce-qu'on vous a montré quelque chose ? »

« Non... »

« Habituellement, vous êtes toujours dans le même coin du sanctuaire ? »

« Oui ! Mais des fois, je me balade. »

« Et vous étiez de sortie aujourd'hui ? »

« Je suis allée voir les oiseaux ce matin ! »

« Et... Pas de glands le matin avant de partir ? »

« Non ! »

« Ils sont apparus quand vous êtes revenue ? » La, une petite pause se fit entendre. Puis la créature leva la tête :

« Oui. »

Lizbeth finit par se relever alors, mains sur les hanches.


« Nour. Si les glands ont été mis la, en formant un chemin à suivre, en effet, je pense que ça doit être l'œuvre de quelqu'un ou qui sait, peut être encore une autre créature. Mais nous sommes dans le sanctuaire... Qui voudrait faire rentrer en conflit deux de ses habitants ? »

Elle finit par croiser les bras, essayant de réfléchir un peu plus :

« Et si nous remontions la piste jusqu'au coin de notre homme sanglier ?! Peut-être trouverions nous d'autres indices ! »

Elle regarda alors les chevaliers qui étaient la en renfort, puis Nour, attendant son avis.
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Sam 25 Juil - 11:44

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Nour Alizadeh

Nour Alizadeh
Nour s'est accroupi, et tire un mouchoir de sa poche pour essuyer ses lunettes pendant qu'il réfléchit. Il se tait et les deux hommes autour échangent quelques considérations à voix basse, appuyés sur leur pelle. Ils s'intéressent bien plus à l'état de la dryade à laquelle ils continuent de prodiguer des soins, puisque leurs collègues se chargent de mener l'enquête.

- L'appétit de notre ami n'aura pas laissé grand chose, vous savez, observe le vieux sage en examinant ses verres à la lumière. Moi, je parie pour un bisbille entre la dryade et quelqu'un d'autre. ça ressemble à une mauvaise blague qui a bien mal tourné.

Il siffle entre ses dents, marmonne quelque chose, tout bas.

- Messieurs, comment se porte-elle ? Je crois bien que c'est à elle qu'il faudra adresser le reste de nos questions.


- Tout doux, Tonton. Elle est pas bien vaillante, il va falloir attendre qu'elle se retape un peu pour qu'elle soit en état de parler.


Il secoue la tête parce qu'il s'en doutait bien, mais comme il n'est pas non plus dans sa nature de musarder quand il y a du travail à abattre, voilà qu'il saute sur ses pieds comme une chèvre impatiente et claque dans ses mains.

- ça ne nous coûte rien de faire un tour et d'essayer de remonter la piste, toutefois.


Ce disant, Nour fait signe à Lizbeth, puis se tourne vers l'homme entravé.

- On va vous libérer et vous aller nous guider pour qu'on puisse récolter quelques indices, s'il y en a. Mais pas d'entourloupes, hein, les collègues et moi nous vous avons à l’œil.


La créature hausse les épaules, renifle un petit rire porcin, et fixe longuement Nour de ses petits yeux très noirs.

- Compris la leçon. Les yeux qui piquent.

- Ah, c'est un effet secondaire, ça passera. Un gaillard comme vous s'en remettra, allons.


Et ce disant, il délie les poignets et les sabots du prisonnier qui se relève lentement, encore engourdi, vacille et manque de tomber à la renverse. Il s'appuie lourdement contre le tronc de la dryade le temps de retrouver son équilibre, puis s'arrête, et Nour l'entend parler : il comprend un peu ce qu'il dit, d'un verbe bien plus éloquent dans sa langue natale que dans le parler des humains, et il est question de pardon.

Pas un mauvais bougre, sans doute, quoiqu'à peu près aussi fin que l'animal dont il a l'allure. Ce qui inquiète un peu plus le savant, c'est ce qui a pu amener quelqu'un à faire un coup tordu à la dryade au point de presque la tuer. Le flair du sanglier ne leur fait pas défaut et il retrouve aisément la piste suivie, dont la terre a été minutieusement labourée par endroits. Nour passe devant, non sans avoir au préalable récupéré son sac, donné à Lizbeth de quoi se défendre, et surtout l'avoir gratifiée d'un regard appuyé qui en dit long sur les attentes (patientes, mais néanmoins présentes) de son aîné.

Les deux autres chevaliers restent près de l'arbre, et leur font savoir qu'ils y resteront un moment encore, s'ils ont besoin d'aide.
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