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Ooze line is it anyway ?

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Sam 17 Nov - 19:33

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
Points : 6961
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel

D’égouts poisseux à souterrains humides, la boue visqueuse grimpait lentement sur ses mollets pour étouffer les bottes imperméables dont le jaune criard ne se voyait plus que par paillettes éparses. Au fil de pas salissants, le tunnel sinuait en rondeurs, s’enfonçait dans une lente rainure convolutée et sans fond ; sur les murs, l’humidité dessinait des spirales qui couraient jusqu’à la ligne d’horizon et qui s’enroulaient pour former un œil qui ne clignait jamais. Cet abyme lointain regardait sa progression sans jamais sembler s’approcher, mais en se distordant parfois, comme s’il souriait de la voir s’essouffler pour rien.

Derrière elle, des échos portaient une rumeur qu’elle ne pouvait plus ignorer. Ainsi, au détour d’une courbe particulièrement crue, elle sortit son arme, attendant d’ouïr clairement ce qu’elle ne pouvait pas encore voir. Elle était prête faire feu, mais ce qu’elle aperçut lui tira seulement un soupire exaspéré.

- Ne pas me suivre, il me semble que c’était clair. Dit-elle d’une voix acérée, frustrée comme si elle ne s’y attendait pas. Sans la possibilité d’être suivie, elle ne porterait certainement pas l’accoutrement qui la transformait en Olivia dans de telles circonstances. Maquillage, perruque, rembourrage ; un tout inconfortable qui lui procurait quand même l’avantage de la protéger un peu plus contre le froid et les fluides environnants.

Les échos de sa voix continuaient de s’épandre tandis que l’agent Parker – Penelope, s’obstinait-elle – s’approchait finalement, abandonnant sa dangereuse filature. Victoria l’attendait impatiemment, les poings sur les hanches, ainsi qu’une expression furieuse et inquiète sur le visage. Pour une fois, elle n’était ni en train d’essayer de la manipuler ni amusée de la tournure des évènements ; sa seule envie était de la faire sortir d’ici au plus vite, mais ce tunnel creusé était si long qu’elles étaient à une bonne demi-heure de la marche de l’issue connue la plus proche et il était hors de question de la laisser faire demi-tour toute seule.

- Vous ne devriez pas être ici, réitéra-t-elle à voix basse, mais avec les sifflements furibonds de quelqu’un qui voulait crier plutôt que chuchoter, vous êtes complètement inconsciente des dangers qui … Enchaina-t-elle avant que le son de pas lointains ne l’immobilise en pleine phrase. Tous ses sens en alerte lui disaient de fuir, sauf que les sons provenaient justement de la sortie. Sa frustration se métamorphosa en affolement et elle regarda Penelope, l’air de peser leurs maigres options : affronter la créature inconnue alors que sa collègue y était aveugle ne serait pas impossible, mais d’autant plus périlleux ; fuir alors ? Mais vers l’inconnu...

Les pas s’approchaient, et soudainement, il s’y ajoutait de sinistres ricanements qui mutèrent son affolement en terreur. Sans plus y penser, elle saisit brusquement la main de l’autre femme avant de l’entrainer dans une course folle, distançant rapidement les bruits menaçants, sans toutefois trouver la moindre issue. Quand, quelques minutes plus tard, elles durent s’arrêter devant un cul-de-sac, Victoria était désespérée. Derrière elles, la créature regagnait déjà la distance, amenant avec elle une vague de froideur et d’engourdissement que Victoria reconnut soudainement comme de la peur artificielle. Elle fouilla dans son sac avec lenteur et maladresse, bégayant des explications impossibles à comprendre jusqu’à finalement serrer les doigts autour d’une toute petite bouteille de courage liquide qu’elle porta à ses lèvres tremblantes. La chaleur naquit immédiatement dans son ventre, traversant tout son corps d’une impression d’éveil en sursaut ; instantanément, toute cette situation ne semblait plus si difficile. Elle passa le flacon à Penny en lui aboyant de boire le reste. Se plaçant devant elle, Victoria ressortit rapidement son arme d’une main, tandis que l’autre était redescendue dans son sac. Quand la créature se montra enfin – humanoïde et distordue, avec un sourire figé, des yeux vides et des mains trop longues – c’est la deuxième qui agit en premier, projetant dans l’air une poudre brillante qui grésillait douloureusement au contact de la chaire tannée comme du cuir.

Sans plus attendre, Victoria tira plusieurs fois, mais au lieu de saigner, la forme s’était mise à vibrer avant d’exploser en un torrent de vase putride qui aspergea absolument toutes les surfaces à plusieurs mètres à la ronde… Y compris, bien entendu, les deux femmes qui se tenaient juste devant elle. Toria avait juste eu le temps de détourner la tête et de placer son bras pour protéger au moins ses yeux, mais tout le reste du devant de son corps, de la tête jusqu’aux genoux, dégoulinait de la substance horrible.

Crispée et dégoutée, la bouche ouverte pour respirer malgré le mucus qui s’était faufilé jusqu’aux bords de ses narines, elle posa un regard contrit sur Penelope qui ne devait absolument pas comprendre tout ce qui venait de se passer.

- … Oui, nous devons nous parler, mais pas avant une douche. Dit-elle en avalant difficilement malgré son haut le cœur.

Sur la peau, la vase un peu acide commençait déjà à causer de légères démangeaisons.



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Mar 15 Jan - 20:19

Sometimes, looking for extreme possibilities makes you blind to the true explanation
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Habitation permanente : Washington DC, dans un appartement spacieux qu'elle loue avec son frère.
Occupation : Agent de terrain pour le FBI
Penelope E. Parker

Tout était trop parfait, comme si Olivia avait laissé la porte grande ouverte derrière elle. De fausses pistes, de faux endroits pour l’amener encore une fois dans une escapade impossible. Elle avait pu voir dans son jeu et, au lieu de faire ce qu’elle lui avait si gentiment demandé de faire, prit une initiative.

C’était au détour d’une ruelle, alors qu’elle s’était enfoncée dans un égout, qu’elle l’avait vue. Ne s’attendant pas à faire une escapade dans les aqueducs poussiéreux et humides de la ville, c’était sans équipement approprié qu’elle s’était lancée à sa poursuite.

Les minutes passèrent et lorsqu’elles entrèrent dans ce qui semblait être un trou creusé à même l’égout, Pénélope commença à se poser de sérieuses questions. Mais elle continua, absolument certaine que toute cette foutue situation allait mener quelque part.

Bien vite, Olivia l’avait remarquée, et, bien vite, elle se frustra contre elle. Contraste étrange. Où est la remarque ironique, le sourire taquin? Le tout la déstabilisa un moment, mais elle s’avança tout de même vers elle, puisqu’elle l’attendait.

Elle arrive donc à côté d’elle, la main sur sa ceinture, tout près d’où elle garde son arme à feu. Olivia est furieuse; elle n’a pas besoin de sortir son expertise en psychologie ou en lecture du body language pour le savoir. Ce qui l’intrigue, cependant, est l’air qu’elle lui donne. Outre sa frustration, c’est de l’inquiétude qui teint son regard.

Elle lui parle de dangers, le tout avant qu’elle ne se taise et l’apporte dans une course effrénée. Le reste est tout bonnement incompréhensible : une peur panique s’empare d’elle, Victoria lui tend une bouteille et lui dit de boire, ce qu’elle fait presque par automatisme – pourquoi tant de confiance ? – avant de se sentir beaucoup mieux, presque instantanément. Quel type d’alcool…?

Pas le temps de réfléchir. Un homme se tient devant elles et Victoria la pousse derrière, tirant plusieurs fois sur celui-ci. Mais il ne saigne pas. Il vibre et, d’un coup, explose, projetant partout une substance visqueuse, boueuse et muqueuse qu’elle aurait très bien pu avaler si sa bouche s’était ouverte. Elle n’a qu’à peine le temps de tourner la tête. Ses cheveux sont remplis, tout comme le reste de son habit.

Alors elle est là, les yeux fixés sur l’endroit où se tenait l’homme – l’entité – peu importe, son revolver bien serré entre ses mains, le doigt sur la détente, pointé vers… du vide.

Du vide et beaucoup, beaucoup trop de mucosité.

« What. »

Elle laisse le son de sa voix raisonner alors qu’elle pense à une réponse adéquate à tout ce qui vient de se passer.

« … The Fuck. »

Elle laisse siffler la lettre « f » pendant quelques millisecondes de plus que nécessaires.

À bien y penser, peut-être n’aurait-elle pas dû la suivre, mais tout était si parfait. Elle était là, aussi énigmatique que jamais, et elle n’avait pu contrôler cet élan inquisitif qui s’était emparé d’elle.

Victoria lui affirme qu’elles doivent se parler, mais après une douche. Penny soupire, levant ses deux mains  tout en tenant son revolver et en secouant la tête doucement.

« Okay. Il n’y a absolument aucune explication rationnelle à ce qui vient d’arriver. Je me rends. »
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Ven 18 Jan - 14:09

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Victoria Machiavel

L’acide rosoyait comme un suc digestif sur leur peau, et en marchant, l’irritation croissait de même que leur motivation d’avancer. Elles jaillirent finalement de la bouche d’égout en vingt minutes plutôt que trente ; devant elles, la ville semblait d’autant plus grande et vaste qu’elles étaient petites et vulnérables sous la saleté putride et dérangeante.

Heureusement, il était tard et il commençait à faire sombre, ce qui n’empêcherait pas des yeux indiscrets de les remarquer et de les suivre avec étonnement et dégout.  

Malgré que Penelope l’ait admonestée, le matin-même, pour s’être invitée chez elle à des fins plus que suspicieuses, la jeune femme proposa une trêve, offrant d’aller chez elle pour profiter de sa douche. Or, elles étaient loin à pied et aucun taxi n’accepterait de les embarquer jusqu’à destination.

- J’ai une meilleure option. Plus près d’ici. Avec des douches…Adéquates.

Dit-elle en sortant son téléphone pour sélectionner une application dont le logo arborait la forme de lèvres en cœur. En cliquant à quelques reprises sur différentes options, elle continuait d’avancer dans les rues avec une certaine presse.

Quelques coins de rues – et plusieurs regards intrusifs plus tard – elles arrivèrent devant une bâtisse que le temps avait ternie. C’était un hôtel rectangulaire, avec un centre vide qui servait de stationnement, et qui était formé de plusieurs chambres dont les entrées étaient accessibles de l’extérieur. Victoria se dirigea vers l’une des portes, utilisant un code barre généré par l’application pour déverrouiller la porte.  

-Nous avons trois heures.

Et si tout le monde pouvait facilement deviner à quoi servent les hôtels qui offrent des services payables à l’heure plutôt qu’à la nuit, juste au cas où ce ne serait pas assez clair, le décor se prouvait fort explicite.  Les fenêtres étaient givrées et les rideaux épais et glamours, coulant jusqu’à un énorme lit rouge, en forme de cœur et surplombé d’une plafond-miroir.   Dans la salle de bain, la douche était large, assez pour accommoder de deux à trois personnes. La glace au-dessus de l’évier avait une forme évocatrice, coeuresque, mais inversée, de telle sorte qu’on pourrait facilement penser à des dans hanches féminine.

- Vas-y en premier, mais fait vite. Offrit-elle, un peu par politesse, mais surtout par anticipation à l’idée de se dévêtir. La nudité ne la dérangeait pas… Même qu’en temps normal, elle en aurait profité pour coqueter impunément. Cette fois, toutefois, elle savait qu’elle inciterait beaucoup de questions et de frustrations que d’agréables émois.  Elle était toute disposée à lui prodiguer les réponses nécessaires, mais elle avait besoin d’un peu de temps pour s’y présenter mentalement.  Naturellement, quand Penny sortirait de la douche, Victoria pourrait s’octroyer un peu plus de temps que nécessaire pour faire cela.  


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Sam 19 Jan - 14:12

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Penelope E. Parker

Horrible.

Penelope se remercie intérieurement de ne pas avoir porté d’uniforme afin de poursuivre Olivia — les regards que les gens portaient sur eux étaient tout au plus désagréables, même s’ils l’étaient beaucoup moins que l’odeur putride que toutes deux diffusaient aux alentours et à la sensation brulante de l’acide sur sa peau pâle.

Elle espère que ça ne laissera pas de marques permanentes.

Elles marchent presque en silence, l’inconfort grandissant dans l’esprit de Parker, qui suit sa collègue de fortune en tentant de garder le fil. Rien de tout cela n’était logique. Un homme n’explose pas en acide. Il fallait qu’elle se fasse à l’idée – Croft avait peut-être une once de vérité dans ses paroles, et Amaro peut-être plus. Pourquoi se montrerait-elle si insistante si ce n’était pas le cas ?

Elles arrivèrent finalement devant un motel qu’elle reconnut que trop rapidement.

Il y a quelques mois à peine, elle avait dû s’y rendre avec Croft pour enquêter. Elle n’était pas sérieuse, là ? Faisait-elle ça pour l’embêter, même dans la situation dégoutante dans laquelle elles se trouvaient ? Nous avons trois heures, dit-elle, et Penny soupire.

Les voilà entrées dans une des chambres de ce motel explicitement mis en place pour les escapades charnelles. Elle tente de rester de glace face au décor absolument kitch de l’endroit. Olivia semble beaucoup trop à l’aise avec le concept de cette chambre et cette pensée la perturbe beaucoup plus qu’elle ne voudrait l’avouer. Concentre-toi.

Elle lui dit d’y aller en premier. Elle lui offre un hochement de tête de remerciement ; l’acide commence sérieusement à l’irriter. Elle lui aurait bien offert d’entrer avec elle — la salle de bain était assez vaste pour rentrer plusieurs personnes — mais quelque chose dans sa manière de se tenir l’avertit que son commentaire allait plus loin qu’une simple politesse. Pourtant, ça aurait été plus sécuritaire pour toutes les deux — d’enlever des produits chimiques de leur corps était d’une importance primordiale.

Peu importe.

Elle se dirige vers la salle et ferme la porte derrière elle. Machinalement, elle enlève tous ses vêtements et saute dans la douche — froide, afin que la substance n’ait pas de réaction déclenchée par la chaleur.

Elle frotte durant plusieurs minutes et, bien que l’acide en lui-même se soit délogé, elle peut encore sentir l’odeur. Elle se tourne enfin vers les petites bouteilles présentes sur les petites étagères de la douche.

Oh, non.

Elle aurait dû s’en douter.

Penny inspire. Elle n’a pas le choix.

Elle prend entre ses doigts la petite bouteille de gel pour le corps. Extraparfumé. Au jasmin, avec d’autres odeurs qui sont prétendument aphrodisiaques pour les deux sexes. Fuck.

Ce n’est pas mieux pour le shampoing. Elle devra faire avec — elle ne peut pas ne pas se laver la peau après une telle expérience. Il lui faudra une nouvelle douche une fois arrivée chez elle.

Après une bonne vingtaine de minutes — histoire d’enlever complètement toute trace de ce produit chimique non identifié — elle sort, une serviette sur sa tête et l’autre enroulée autour de son corps rougi par l’acide.

« Je ramasserai mes vêtements ensuite. Avec un sac. » Le retour allait être absolument gênant. « Ton tour. »

Elle ouvre grand la porte et d’un mouvement invite Olivia à s’y rendre.

De son côté, elle avait beaucoup de questions à ordonner dans son esprit. Ça, et des maux de tête et des étourdissements à contrôler.
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Mer 23 Jan - 22:44

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Victoria Machiavel

Après cinq minutes à observer son reflet dans le miroir suspendu, elle se résigne au fait qu’elle ne pourrait pas conserver son déguisement ; il était complètement foutu. L’enlever devenait incidemment sa seule priorité. Mais certainement pas sur le tapis où l’odeur resterait indéfiniment. Après dix minutes, elle regrettait presque d’avoir laissé Penelope monopoliser la salle de bain pendant qu’elle attendait. Les minutes inactives étaient longues et l’attente rendait la démangeaison d’autant plus insoutenable. Même si l’acide n’était pas assez puissant pour dégrader dangereusement la peau et que les dommages maximaux avaient déjà été atteints, la sensation n’en était pas diminuée. Après quinze minutes, elle s’agitait devant la porte, songeant fortement à entrer et à la rejoindre sous la douche… Et ce sans la moindre idée lascive… Pour le moment, du moins. Toutefois, alors que cette idée s’impose avec une urgence croissante, elle entendit enfin le jet d’eau s’éteindre, Penelope bouger, et bientôt sortir.

Elle sourit quand la porte s'ouvrit, son expression à la fois inconfortable et désespérément heureuse à l’idée d’accéder à la salle de bain.

- Il devrait y avoir un sac vide dans la corbeille près du lit… Et normalement, de la crème dans le tiroir pour ta peau… Répondit Victoria, la seconde phrase presque chuchotée tandis qu’elle passait à côté d’elle. En vérité, si Penelope vérifiait, elle trouverait de l’huile à massage, du lubrifiant et de la crème érotique… Ce qui ne manquerait certainement pas d’apaiser toute irritation dont elle pouvait être victime.

En entrant dans la salle de bain, les effluves de jasmin emplirent ses narines. Elle connaissait et aimait cette odeur, mais l’acide putride, encore sur elle, ainsi que sur les vêtements de Parker, par terre, rendait le bouquet âpre. Sucré, mais rance et écœurant.

La porte refermée, Victoria ne perd pas de temps, arrachant perruque et bonnet, retirant chemise et brassière, baissant jupe, gaine rembourrée et sous-vêtement en aussi peu de gestes que possible. Elle laisse le tout par terre, près des affaires de Penelope, et saute sous la douche. Sur sa peau, le jet d’eau puissant pince autant qu’il fait du bien, brule, mais différemment, tout comme le savon parfumé démange, mais de façon satisfaisante. Elle sort et se regarde dans la glace, toute trace d’Olivia effacée.

- Agent Parker… Appelle-t-elle à travers la porte ; sa voix était peu assurée, son malaise audible et sa politesse étrangement déplacée. Je vais sortir dans un instant et... c’est, un peu… Malaisant. Je te demande de garder un esprit ouvert ?

Après quelques instants d’hésitation, elle finit par ouvrir la porte, restant tout d’abord dans l’embrasure avant de faire quelques pas dans la chambre.

Comme celle de Penelope, sa peau état rougie, mais aussi immanquablement plus foncée, avec des taches de rousseurs brunes qui couraient sur son visage, ses épaules nues, et partout ailleurs sur son corps d’autant qu’on puisse y jeter un œil sous la serviette. Sous celle-ci, d’ailleurs, on pouvait facilement deviner que ses courbes étaient moins prononcées que celles d’Olivia. Quant à ses épaules visibles, elles étaient plus fermes et musclées que ce qu’on aurait supposé chez son alter ego. Ses cheveux humides, foncés - mais loin d’être noirs - frisaient déjà et tombaient juste au-dessus de façon asymétrique.

- Donc, mon vrai prénom est Victoria…

Elle sourit timidement en haussant les sourcils, mordant sa lèvre inférieure avec l’air de quémander une réaction plus positive que l’inverse.


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Lun 11 Mar - 20:50

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Penelope E. Parker

Oh, ce foutu parfum, elle n’arrive plus à penser clairement.

Et elle le sent ; sa peau devient rouge, encore plus rouge, et elle brule. Quel merveilleux mélange avec l’acide.

Quel endroit. Vraiment.

Mais était-elle réellement pour lui dire ses préférences? Elle était bien mal placée, elle qui l’avait suivie dans cette aventure rocambolesque.

Penelope soupire. Encore quelques minutes. Quelques minutes de plus et elle allait avoir des réponses à ses questions. Olivia – ou peu importe comment elle s’appelait, à ce point, avec toutes les identités qu’elle lui avait découvertes – n’avait pas le choix d’être au moins un peu honnête avec elle.

Mais elle ne compte pas rester longtemps. Non – sinon, elle va faire une réaction allergique plus grave qu’elle l’est en ce moment, et ça ne lui plait pas du tout. Alors qu’elle entend la douche couler, Penelope prend le téléphone de l’hôtel – le sien est resté dans la salle de bain, merde! Elle compose le numéro par instinct, et attend. Ça sonne.

« … Allo? »

Elle soupire. Évidemment qu’il allait se demander, avec son afficheur. Le nom de l’hôtel affiché comme ça? C’est un miracle qu’il ait répondu.

« Benny. C’est Penny. Écoute—

HAHA QUOI QU’EST-CE QUE TU FAIS À CE MOTEL—HAHAHA »

Penelope soupire à nouveau, se frottant les sourcils.

« Écoute, c’est une longue histoire. Tu peux venir me chercher? »

Elle l’entend mettre son téléphone plus loin de sa bouche alors qu’il tente d’étouffer ses rires et il répond, difficilement, d’une voix aigüe :

« Oui, oui, donne-moi trente minutes. Tu vas devoir me faire un topo, là parce que—

Oui, mais dépêche-toi, j’sais pas combien de temps ma peau va tenir avec ce foutu parfum.

LE PARF—AHAHAH OK. »

Il raccroche.

Elle ne va certainement pas prendre la crème dans les tiroirs, ce serait encore pire. Sa peau brule déjà bien assez, ajouter du lubrifiant ou de la crème parfumée, nope.

Cette pensée se tait aussitôt la pression de la douche se fait inaudible. Olivia a fini. Il ne lui reste plus qu’à attendre. Et alors, sa voix lui parvient. Malaisant? Garder un esprit ouvert?

Avait-elle vraiment le choix à ce point? Son esprit ne pouvait être plus ouvert si on lui avait fendu le crâne à coup de hache.

Alors la porte s’ouvre. Et celle qui en sort, c’est … Ok. Quoi?

Elle ne se ressemble pas du tout, et si ses joues n’étaient pas déjà rougies par le parfum et l’acide, peut-être aurait-on pu le voir plus clairement.

Et elle lui dit son vrai nom.

Victoria. Vraiment? Vraiment. Même si, quelques semaines plus tôt à peine, elle lui avait dit que non, ça n’était pas sa vraie identité. Était-elle vraiment fâchée qu’elle lui ait menti? Vraiment, Penny, à quoi t’attendais-tu?

Elle ferme les yeux, inspire, tente de contrôler son rougissement – ce n’est que l’acide, que l’acide, non, rien d’autre – et ouvre la bouche.

« Bon, t’as quinze minutes pour m’expliquer ce qui se passe et je pars. »

Elle lui aurait bien dit de venir avec elle, mais elle avait l’impression que le retour – avec Benny qui conduit – aurait été absolument embarrassant et elle voulait s’éviter cela.
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Lun 25 Mar - 12:37

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Victoria Machiavel


Ses épaules sont tendues, courbées vers l’avant et elle agrippe la serviette en regardant Penny avec la tête légèrement penchée, avec les narines épatées dans l’anticipation de sa réaction.

Penny était visiblement perplexe et troublée, puis frustrée et déçue, ce à quoi Victoria s’attendait. Par contre, ses émois avaient très peu à voir avec leur travail et elle était agréablement surprise du ressenti plutôt personnel qui englobait le tout. Ce contraste fait tourner la table et la fait retomber sur ses pieds, ou plutôt, se redresser et sourire, toute trace de timidité effacée. Entre l’angle de ses sourcils, la courbe de ses yeux et le coin de ses lèvres, son expression est moqueuse et pétillante de sous-entendus pour répondre à ses airs gênés et irrités.

- Victoria, oui, mais pas celle que tu as trouvée… Je n’ai jamais eu ma propre ligne de vêtements en France, par exemple. Le nom de famille aussi était différent, mais elle se garde de le souligner pour éviter de devoir dévoiler le vrai. Parker pourrait sans doute l’identifier et la trouver assez facilement après les informations qui allaient suivre, mais Victoria comptait bien lui laisser vivre sa petite obsession à son égard, au moins une dernière fois.

- J’ai bien la nationalisé française, par contre, même si je viens plutôt d’Italie. Militaire, policière, puis détective, avant de changer de carrière et de m’enrôler dans une organisation paramilitaire qui... Étudie, protège, ou dans les cas comme le nôtre, neutralise des créatures et des phénomène … Hors de l’ordinaire.

En disant cela, pour sa part, elle ne se gêne pas pour aller fouiller dans les tiroirs et ressortir un petit tube de lubrifiant clair, en s’assurant bien qu’il soit à base d’eau, sans huile, alcool ou parfum qui pourraient irriter la peau déjà à vif.

- Ce que tu as vu était un… Je ne suis pas certaine, en fait, mais définitivement dans la famille des revenants corporels. Ils diffusent de la peur artificielle capable de paralyser, et même de tuer dans certains cas. C’est pour ça que je t’ai fait boire du courage liquide.

Elle se frotte de la lotion hydratante dans le visage, dans le cou et sur la gorge avec une appréciation audible. Par contre, si ses vêtements ont protégé la majeure partie de son corps, de l’acide avait quand même coulé dans le dos. Elle se contorsionne un peu, sans succès.

- Tu veux bien … Souffle-t-elle, un petit sourire en coin, alors qu’elle lui tend la bouteille.


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