Zakuro Fea

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Mar 16 Mai - 20:30

« GNAGNAGNAGNANGANGNAGNA » - K. J. M.
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ZAKURO FEA



"Tu es le bleu." - "Oh la ferme." - "J'aime bien les orages."

Fiche signalétique

 

Nom : FEA. Trois lettres enracinées dans l'histoire d'un lien filial qui lui colle à la peau et jusqu'aux bords des cils. -Il faut considérer qu'une certaine personne prononce le nom "Fea" de la bonne manière, tandis que Zakuro et la plupart du monde entier continue à articuler "Fé-ha". -
Prénom : Zakuro. En trois syllabes, son identité quasi-complète.
Origines et nationalités : Il est né entre les cuisses de sa mère, sous la délégation de Nara, et sur son acte civil, on retrouve l'assurance imprimée d'une nationalité japonaise. Par son père, cependant, on lui accorde la double-nationalité britannique, en vue d'une enfance passée entre ciel et terre, quelque part en Angleterre, sous les tours de Londres. On note que malgré le parcours, il préfère assurément revendiquer son côté asiatique. Assez aisé, puisqu'il en a tout de même presque tous les traits.

Race : Humaine, dira t-on. -Il affirmera cela avec un air poli, en feignant ignorer les ricanements crissants et probablement mentaux d'une de ses proches connaissances. Ouioui.-
Âge : Il a arrêté de compter, moi aussi, mais disons vingt cinq ou vingt six ans.
Genre : GENRE
Orientation : Ce n'est vraiment pas important, messieurs-dames. -Mais orienté, de manière constante, comme une aiguille de boussole vers une certaine personne. Toujours. -

Taille : C'est le moment le plus drôle; cet instant où l'on réalise qu'il faut lever les yeux, la face, pour pouvoir continuer à le regarder dans les yeux. Il mesure 2 mètres onze, et vous ne le dépasserez pas, si vous êtes un humain normal.
Couleur des cheveux : Onyx. Sombres, avec ces reflets plus clairs, plus tendres, comme des fils chocolats perdus dans la crinière épaisse d'un noir qui l'accompagne constamment.
Couleur des yeux : Bleue.
Traits particuliers : Des cicatrices, en des entrelacements de chair et de souvenirs, qui viennent parfois effiler un angle de son corps, un peu partout. Des cheveux longs,
trop longs, insupportables à coiffer. Et ses yeux, trop clairs pour un jap'.

Dossier de l'ordre

Langues parlées : Japonais - Français - Anglais - Allemand.
Habiletés :

- Il est un redoutable combattant. Il n'est pas seulement doué par la technique, il est aussi un furieux perdant, qui refuse d'abandonner. En cela, il se transforme aisément en cette entité hystérique du combat, qui abandonne la notion de douleur ou de crainte pour simplement terrasser.

- Il est plutôt doué en sciences et en Histoire. De bonnes connaissances sont toujours utiles. Surtout lorsqu'il s'agit de fabriquer des armes biochimiques à petite échelle, en usant des propriétés élastiques du polymère d'un contenant en uréthane pour l'infiltrer dans votre voiture, votre sac, votre oreiller.

- Il a de bons yeux. -Une bonne vision, une bonne mémoire visuelle. Il est difficile de le tromper sur ce sens là, et quasiment impossible d'essayer de l'avoir sur un code d'accès : il retient beaucoup trop rapidement comment ouvrir votre téléphone.-

-Il sait amadouer les personnes en mesure de lui faire la cuisine. -Vu qu'il est vraiment médiocre dans la survie alimentaire, il a toujours appris à compter sur les autres pour lui préparer de la nourriture décente.-

Qualités prédominantes : Persévérant - Souriant - Délicat - Éclectique.
Failles notables : "Il est con." - "Et traître." - "Et trompeur." - "Et IL NOUS ABANDONNE CRUELLEMENT."

Notes particulières :

- Il possède une force physique significative.
- Il connait par cœur  le tableau de Mandeleiev mais ignore complètement comment faire de la pâte à crêpe et conduire une voiture.
- Il a de bonnes bases en anatomie humaine. Certains haters diront que c'est parce qu'il a découpé trop de gens, mais ne les écoutons pas.
- Il porte rarement une paire unie de chaussettes. La plupart du temps, il s'agit de deviner de quelles couleurs est la droite, si la gauche est rose.
- Il a des relents de croyances bouddhistes.
- On ne touche pas à ses cheveux.
- Il marque facilement. Sa peau peut régulièrement se trouver tâchée d'hématomes et petites cicatrices en tous genres.
- Il est un crybaby. Et va assurément jouer au macho s'il le faut.
- Il a une aversion particulière pour la cannelle et la mousse de canard. C'est comme ça.

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Ven 19 Mai - 18:20

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Historique - Partie 1

Les crépitements de l’instant sont les graviers d’un calme sur lequel je piétine. Je me pose une question, tu sais ? Tu te souviens de notre rencontre, naturellement. De cette première journée, où  tout à commencé, et où certaines choses en moi ont cessées d’exister. J’ai pleuré, l’épaule contre la porte, à cause de la fatigue et d’un surplus d’émotions. Comme un chat, rieur, tu t’es approché de moi, et tu as glissé tes mains sur mes hanches, en m’intimant de te suivre, peut-être bien en me poussant. Mais dis moi. Depuis ce jour-là, t’es t-il jamais arrivé de pleurer pour moi ?

(…)

….
   Son enfance est rangée, proprement, dans un coin de sa mémoire et de celle de ses parents. À l’instar d’un mouchoir blanc plié, elle a déposée dans un tiroir qu’il n’est pas nécessaire de rouvrir. Il n’y a rien de particulier à en tirer, si ce n’est qu’il a vécu, grandi, et expérimenté, jusqu’à devenir l’individu qu’il était et que Kohaku Joshua Mitsumasa a détruit un jour de septembre.

   Cette individualité là, celle d’une ruelle dans laquelle ils se sont jugés, celle d’un métro dans lequel il a suivi, sans le voir clairement, le dos pâle d’un chat de Cheshire, et cette individualité qui s’est agenouillé au sol, avec du sang sous les ongles et du respect dans les yeux, est-ce qu’il l’a complètement oublié ? Zakuro ne peut pas vraiment savoir : il a conscience que certaines choses ne s’effacent pas. Enracinées comme une amarante quelque part sous son cœur, ces certitudes n’en sont pas ; il a appris, sous les prunelles de Joshua, que la seule chose dont il peut être certain par rapport au futur, c’est l’incertitude de celui-ci. La fleur sous sa poitrine a la fragrance d’une arrogance qui l’émeut, dans laquelle il se souvient ne pas posséder le moindre contrepoids à l’égard de ce qui peut arriver.

(…)


Sur une échelle entre 1 et 10, combien tu mises que je meures pour toi ?

   Il prononce son prénom comme personne ne le fera jamais. Sans même essayer, sans même le vouloir : simplement avec un milliers de nuances bloquées dans les yeux et le cœur. Avec cette timidité effrayée à chaque fois qu’il essaie de lui dire qu’il l’aime. Avec ce désir à chaque fois qu’il le voit. De l’envie de le posséder, de l’envie de se coucher sous ses yeux. Et c’est un peu à cause de cela qu’il se retrouve allongé dans l’herbe, à contempler les étoiles, le flanc taché d’un sang qui inonde la terre. Zakuro ferme les yeux sur un éclair de douleur. Ça va passer, murmure t-il. Parce que tout passe toujours, sauf la vérité qu’est Joshua.
  La créature est une illusion, au même titre que la douleur. Les pupilles fendues sous la contemplation des étoiles que ses cils hachent en des coups de fourches opaques et fugaces, il réalise sa chance. Il est en vie, encore et toujours. C’est bien assez pour continuer à ramper sur la traque dans laquelle il est engouffré, corps et âme. Ramper, songe t-il, parce que dans cet état-là, il n’y a pas vraiment d’autres choix. Il enfonce ses doigts dans la plaie qui supure, et embrassant le vent avec son souffle qui exhale, il comprime.
     La douleur n’existe pas.

(…)

   Comment est-il arrivé là ?
   Des yeux bleus pour baiser, des fossettes pour tromper. Zakuro a séduit, en suivant les indications de tous ceux qui ont bien voulu payer de leur lucidité lorsqu’il les a questionné. Un peu de charme, des contacts du bout des doigts, et Zakuro qui se penche sur l’humanité, en respirant près de leurs joues, près de leurs lèvres. Les informations s’échangent en un jeu de regards, et Zakuro gagne au change la certitude d’avoir la possibilité d’arracher aux autres ce qu’il veut, s’il sait bien s’y prendre.
   À la manière d’une prostituée, ou d’un animal de proie, -peut-être bien les deux-, qui remonterait une piste en sifflant son vénin, en étouffant avec amour son festin. Les humains se laissent aisément hypnotiser par deux grands yeux clairs et un sourire d’enfant. Même lorsque cette face est accrochée trop haut, sur un corps démesurément adulte, et que sont accrochées au bassin de l’individu deux lames qui n’ont rien du jouet. Mais l’illusion est parfaite, et il a appris à tromper, à manipuler rien qu’avec les cils et la bouche ; comme un gamin menteur, un clown d’innocence.

   Il poursuit une piste qui le conduit du Japon au Canada. Il a franchi des portes, sans vraiment prendre le temps de s’arrêter, sans se justifier auprès de qui que ce soit, et il laisse défiler le temps, sans que celui-ci ne marque sa face. Il a presque vingt six ans, dans cette temporalité de son humanité physique, mais pour les galants à qui il fait semblant de céder, cela ne paraît presque pas. Du bout des doigts, dans des jeux de phalanges, il gagne à arpenter les confiances de certains mondains, qui lui révèlent plus ou moins les fonctionnements de la société cachée dans l’ordre. Jeux d’argents, jeux de vilains, il explore les recoins des univers submergés pour continuer à le chercher. Parce qu’on le sait, les chats de gouttières et les chats tout court se ressemblent.

   Il a cherché les informations, en un premier temps. Son objectif est resté le même, consciemment. Il n’a jamais fait autre chose que chercher à poursuivre Joshua. Dans cet univers ou dans un autre, à arpenter les différentes réalité, ses foulées se sont calquées sur le rythme de ce monde là, et il s’y est arrêté, car il y avait les indices d’une piste à suivre. Il a fini avec un trou dans l’estomac.
   Bâtard de monstre.
   Zakuro se retourne sur lui-même, en se promettant que la prochaine fois qu’il voit un naga, il le décapite sans se poser de question.

(...)



   Le dossier imprimé exhibe un statut scientifique. Assis sur un fauteuil qui le raccourci pour la commodité de son futur patron, il a les yeux braqués sur un pot de fleur dans lequel se tasse une plante grasse et misérable. L’individu est un relais, biais de chair entre l’ordre et lui. Zakuro s’en fout, à la limite. On l’a recommandé, ce gars un peu mal assuré, qui l’a vu à  l’oeuvre lorsque les policiers de l’avenue soixante quatre se sont fait attaqués par une ombre un peu trop matérielle. Il n’y a pas eu de blessés, juste beaucoup trop d’exclamation quand le sabre surgit de nulle part  a tranché une chair invisible pour la plupart des humains, et que les policiers, choqués et effarés, ont finis par le coffrer.
   Il s’est retrouvé en garde à vue, pour une raison inconnue, les policiers ne sachant pas trop quoi faire, jusqu’à ce que des hommes en noirs viennent payer la caution. Ils se sont présentés, Zakuro a écouté avec politesse, puis leur a dit gentiment qu’il s’en fichait royalement, et a tourné les talons tranquillement. De toutes évidences, les mecs de l’ordre ne s’attendait pas vraiment à cette réaction. Ils sont restés figés, quelques secondes, avant d’essayer de le rattraper. Ils ont rééxpliqués, calmement, en proposant un contrat, une simple période d’essai, en vu de ses capacités. Il est, après tout, un astrophysicien reconnu par ses pairs, et de toutes évidences, un combattant en mesure de voir les créatures magiques. Zakuro a explosé de rire. Il a accepté.
Et maintenant, assis dans le bureau d’un petit directeur arrogant, il gagne du galon en changeant de poste afin d’être muté au Canada. Le choix des lieux n’est pas innocent.

« Vous êtes diplomé en physique cosmologique, Monsieur Fea. Nous possédons peu de disponibilité en ce domaine. Avec tout le respect que je vous dois, c’est un pari insensé que peu d’universitaires oseraient essayer s’ils n’avaient pas derrière la certitude de trouver un poste. Qu’est-ce qui pousse un chercheur en votre genre à abandonner son confort au Japon afin de venir travailler ici ? »

   Zakuro esquisse un sourire incertain.

« … Le sirop d’érable ? »

   Son français est timide. Un peu comme lorsqu’il glissait sa langue sur le pectoral de Joshua, les doigts enfoncés dans les draps. L’homme pose les yeux sur la lettre de recommandation de l’Ordre.
   L’enveloppe grise a évidemment attiré son attention.

« … Néanmoins, votre profil est intéressant. »

   Pour l’Ordre, assurément. Ils veulent savoir pourquoi ses yeux fonctionnent aussi bien sur les fréquences arythmées des créatures qu’il ne devrait pouvoir voir. Zakuro pince les lèvres. Il ne les voit pas à proprement parler. C’est simplement qu’il regarde la réalité et ses multiples possibilités dans son ensemble. À l’instar de calques superposés, que sa rétine sait décrocher de l’instant pour l’appliquer à l’évidence d’une seconde saisie. Il a promis de leur expliquer ça. Un jour.
   Peut-être.

« Vous sollicitez donc un poste d’enseignant-chercheur dans … le domaine des vibra- »
« Des vibrations transversales, marmonne Zakuro avec un sourire. Oui, c’est la poursuite des travaux de D’Alembert. Avec un peu plus de matériel, et moins de Bastille. »

   Il sourit, mais le Canadien ne réceptionne pas sa tentative d’humour. La référence, trop francisé, n’amuse pas, surtout si elle provient de la bouche d’un japonais. Zakuro se la ferme.

« Je vais vous rappeler dans la semaine, monsieur Fea. Normalement, il n’y aura pas de soucis.Vous êtes, après tout, un individu que mes supérieurs apprécieraient voir travailler ici. »

   Cela flatte assurément son ego. Les yeux bleus brillent joyeusement.


(…)

   Ils financent ses recherches, et lui leur fournit les résultats. Le compromis est intéressant pour les deux, et favorise à Zakuro l’obtention d’un rôle de « consultant ». Les études de Fresnel empilées sur un coin de bureau, il est assis à la fenêtre d’une pièce lumineuse à laquelle on a accroché son nom. Un sablier et un pendule de Newton comme premières décoration, il contemple de haut une cour d’université pour laquelle il n’éprouve aucune vocation.

   Pour l’instant, il se demande s’il a bien fait d’effectuer ce choix. Les ongles rongés en une catastrophe de peau déchiqueté, il arbore un stress qu’il n’exhibe que peu. Les sourcils froncés, les yeux plissés en ces courbes un peu colériques, il examine les élèves qui ressemblent à des fourmis de son point de vue, et décrète aussitôt qu’il ne les aime pas. Les a-t-il jamais jamais aimé ? Le souvenir de ses propres années de lycées, puis d’université lui reviennent en tête. C’était loin, si proche, mais si loin. Il se penche et la peau de son front vient tapoter contre la glace de la vitre. Joshua vivait avec Yume les premières fois qu’ils se sont rencontrés. Valentine était perturbé, et pas encore patron. Senta était idiot. Et Kojiro ne faisait même pas vraiment partie de leur groupe. Zakuro abandonne le massacre de ses ongles.
    Baiser Kojiro dans la chambre de Joshua est un troublant détail d’une période qui n’existe plus.

    Il expire entre ses doigts, et de la buée vient se coller contre la vitre.

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Dim 4 Juin - 16:29

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Historique - Partie 2

Les jambes étalées en cette trop grande disparité entre le sol et son bassin, il s’est avachi dans un fauteuil que l’on a considéré comme sien, désormais. Le bureau est calme, et Zakuro fait semblant de dormir, en laissant son esprit tourbillonner sur une réminiscence qui s’enduit des couleurs de l’atmosphère.

(…)

« Who are you ? »

Il s’agit d’un être pâle, à la peau translucide. Sous la ligne équarrie de son œil, une veine bleutée poursuit la courbe de sa pommette. Pommette osseuse, au même titre que n’importe quel angle de son corps fragile. C’est un garçon, encore jeune, dont les muscles tendres se font désirer en cette silhouette androgyne. Les épaules ramassées, comme un fauve qui patiente son essor pour tuer, Zakuro le contemple, encore caché dans l’ombre. Mais l’autre l’a vu, l’a même peut-être reconnu. Il s’agit, après tout, de retrouvailles, et le Ciel n’est que trop bien placé pour considérer son homologue et savoir exactement qui il est. Pourtant, c’est à lui que la question a été posée. Zakuro ne bouge pas. Il murmure simplement.

« Tu me connais. »

Il aimerait presque donner son nom, mais ce serait effacer la part de malaise qui flotte sur l’instant. Zakuro recule encore un peu dans l’ombre, et les yeux noirs de celui qui lui fait face accrochent son mouvement. Accrochent son cœur, aussi. Ces yeux-noirs là ne sont pas les vrais. Ne sont pas ses ancres. Zakuro plisse les yeux sous un sentiment douloureux, et le garçon avance, ses mèches pâles rejetées en arrière par un mouvement de doigts indolent. Zakuro le fixe.

« Je suis le Ciel, et tu n’es qu’un souvenir. »

Il a dans la poitrine un battement affolé.
Ce n’est pas Joshua.

« Je ne suis pas un souvenir, murmure le garçon. Je m’appelle - »

L’image se brouille, et les couleurs se mélangent. Zakuro se tient au bord du vide.
Mais encore une fois, l’enfant est là. L’enfant aux yeux sombres, aux cheveux blonds dont les mèches pourraient passer pour blanches. En se penchant au dessus de lui, avec un peu d’imagination, Zakuro pourrait presque y croire. Il tend les mains, et étreint ce corps aussi fragile que celui qu’il a pour habitude de tenter de broyer.

« Gaëlig. »

C’est un petit être de rien du tout.

« Je ne t’ai jamais raconté mon histoire, n’est-ce pas ? »

Sous les cils clairs se devinent les disques huileux, profonds, d’une conscience qui disparaît, emporté par la gravité inéluctable ; celle dans laquelle il faut chuter quand on a le corps perforé comme le sien. Zakuro a les mains tâchées de sang, mais ses yeux se baignent dans le noir confortable des prunelles du petit garçon.

« Remontons le temps ensemble. Avant que tu ne me rencontres, avant que tu ne meures. Est-ce que ça te dirait ? »

Il soulève le crâne qui tombe, sa paume embrassant la forme de l’occiput, et avec une mélancolie passagère, il considère qu’il pourrait broyer cet os en refermant simplement les doigts. L’autre n’entend déjà plus.

« Tu me rappelles un autrefois qui n’existe pas pour toi. Mais c’est pour cela que je t’ai choisi. Tu lui ressembles un peu, tu sais. »

Il se retourne, avec un futur cadavre dans les bras, et marche vers le passé.

« Commençons. »

(…)

Il existe un endroit dans la tête de Zak, où tout est bleu. À l’instar d’un gigantesque musée de ses souvenirs, véritable mind-palace azuré, le lieu est un temple où l’oubli n’existe pas. Il s’agit d’une caverne éclairée par une rivière qui la traverse, et cette rivière a la particularité d’être bleue et d’éclairer les lieux. Comme une artère qui serpente et se divise en travers d’un organisme vivant, c’est elle qui assure le flux d’informations des lieux, et qui, par son halo cyan, fait flotter dans l’atmosphère une ambiance zen. Typique aux jardins asiatiques, transposée dans un univers de roche et d’eau. Il n’y a pas d’atmosphère, les étoiles existent sans le ciel : cristallisées dans les parois supérieures de la caverne. Cet univers est bleu et noir.

Dans cet endroit, on parcourt les lieux en traversant des plate-formes par des ponts sur lesquels sont tressés les souvenirs. Gaël, debout, silencieux, considère. L’autre, les yeux fermés, quelque part dans l’ombre, attend que son invité prenne l’initiative. Zakuro ne bouge pas, et Gaël choisit d’avancer.

« Je suis né en août. J’ai toujours préféré l’été. »

La scène qui apparaît dans l’eau vient jouer le rôle de reflet sur un passé éloigné. Gaël observe l’enfant aux yeux, aux cheveux sombres et a la peau réchauffée par le soleil. C’est un gamin au corps épais, qui court sur les trottoirs londoniens.

« J’ai cru aux samuraï. J’ai été élevé avec cette appréciation particulière et féodale de mon pays natal, maternel. »

Les traits d’une femme apparaissent dans l’eau, sévères et tirés par ce faciès asiatique. Zakuro, derrière Gaël, laisse flotter sa voix, comme une brume qui le pourchasse.

« Mon enfance n’est pas très marquante. J’ai grandi, un peu trop, et ce jusqu’à mes dix sept ans. Ce n’est qu’à cet âge là que- »

Il ne termine pas sa phrase, et l’on devine un sourire.

(…)

Les yeux entrouverts sur la contemplation des poussières qui filtrent les rayons de lumière, à la fenêtre du bureau, Zakuro reste assis dans son fauteuil. Les mâchoires cachées dans l’épaisseur de ses boucles, il regarde passer les instants, tout en calmant le rythme de son cœur. Le rêve est un volubile moment de trépas. Trépas de l’âme, trépas de la conscience, il n’est pas sûr d’apprécier avoir rêvé de cet ancien garçon. Pourtant, sur un sursaut de volonté, il laisse apparaître la silhouette floutée de Mindsedge, lequel se tient debout, dans ce bureau silencieux. Les yeux éteints, comme à cet instant où Zakuro est venu le récupérer dans ses bras, après que sa poitrine et que le pacte aient été brisés, l’autre le contemple, et le questionne déjà. Il le questionne, pour le forcer à ne rien oublier.

« Qui es-tu ? »

La première question. La plus dangereuse. Zakuro laisse son esprit s’orienter vers l’image du corps de Joshua, défini sous la pluie en cette courbe dressée au dessus de lui, qui lui murmure de le suivre, et d’abandonner sur le bitume un respect dont il ne veut pas. Zakuro se laisse dévorer par ce souvenir là. Puis progressivement, il avance. La douche, le noir, le sang, les pleurs et le sourire de Joshua. Puis les doigts dans l’élastique de son vêtement, et Joshua qui le fait ployer sous lui. Qui es-tu, demande son âme. Les gémissements de l’acier qui se tord, de la poussière qui se soulève, du centre commercial effondré et le goût d’amertume dans la bouche le font tomber face contre sol. Qui es-tu ? Les ongles de Kohaku déchirent ses flancs, et dans un orgasme silencieux, les pupilles dilatées, Zakuro relève la mâchoire. Il étale sa conscience au-delà de l’univers, dans la considération des vibrations de celles-ci.

Joshua est l’immatérialité, et Zakuro veille à sa respiration dans chacune des cordes qui compose la galaxie. Ses côtes qui se lèvent et s’abaissent ont plus d’impact sur le cosmos que celui-ci ne voudrait bien avouer. Zakuro ferme les yeux, et l’impact de ses cils est une onde qui traverse l’espace, marque le temps en des repères brûlés. Il n’oublie pas ces instants, il ne les oublie jamais. Et même s’il le voulait, même s’il essayait, le monde entier saurait le lui rappeler. Car tout s’inscrit, en se transformant autour de lui, et qu’il avance ou recule, la toupie de l’existence tapote son sous axe le rythme d’une mélodie que le Ciel a enregistré.

« Je suis l’Intemporalité. »

Il a murmuré, et les milliers d’informations du sourire de Joshua sont extraites et téléchargées jusqu’au disque dur d’une carte-mère, dont les circuits imprimés sont composés par les étoiles et autres astres entreposés dans l’espace. Gaël veut tout savoir de lui. Zakuro se laisse flotter.

« A ton avis, le temps, c’est quoi ? »

Gaël hésite, et Zakuro ferme les yeux. L’une des réponses pourrait être de considérer la gravitation, une autre serait « Mettre mon genou entre les cuisses de Joshua et d’appuyer ». Ses yeux bordent les possibilités, et il étend les doigts.

« Il n’y a pas vraiment de bonnes réponses, je crois. Je te répondrais à un autre moment, si tu veux. Pour l’instant, tu dois simplement savoir que ceci n’est qu’une version. De toi, de moi-même. Et que je ne suis là que pour tuer le temps. »

Sa plaisanterie l’amuse, Zakuro effleure l’instant.
Il sourit doucement.

-

Des carnets sont ouverts sur la surface du bureau, laquelle se voit encombrée de nombreux autres détails. Des tasses dans lesquelles se noient des sachets de thé, des croquis griffonnés sur des morceaux de papier déchirés, et une photo. Celle d'un garçon aux cheveux blonds, très clairs. Gaël. Dans le carnet le plus à gauche, son nom est écrit à l'occidental, et en dessous, une date un peu effacée, l'encre ayant trop séché, absorbée par le papier. Il est écrit "Gaël, 20XX." C'est un souvenir. Un peu comme tout ce que peut représenter la globalité de Gaël, désormais. Un simple souvenir, que Zakuro a rangé dans sa tête, et qu'il utilise parfois comme leitmotiv pour se souvenir de ce qu'il n'aime pas explorer complètement seul dans le fond de son esprit. Gaël est un processus de mémoire.

Il y a beaucoup de mémoires qui se perdent, au delà des pages de ces carnets. Des souvenirs qui s'enracinent, et qui sont assurément gravés dans ce mind-palace bleu, mais que Zakuro n'aime pas forcément remuer, parce que les flots de ces rivières bleues ont assurément trop de sédiments désagréables pour lui. Par exemple, cette perception même des créatures. On lui a demandé, une fois : "Comment ça se fait que vous les voyez, selon-vous ?" Il a secoué la tête. "J'ai été éduqué par ma mère à croire en leur existence. Et puis, à huit ans, j'ai eu cette chute, où je suis tombé sur la tête. Cela a probablement touché mes yeux, je ne vois pas vraiment d'autres explications." Et il tord la bouche en cette moue un peu dubitative, et généralement, cela signifie comme explication. Il ne rajoute que peu de détails sur cette perception. Au final, il boit simplement du lait magique. Il s'amuse, depuis quelques temps, à tenir un carnet dans lequel il note les genres et espèces de créatures qu'il apperçoit. Même si, techniquement, ce n'est pas particulièrement utile, étant donné que les informations appréhendées par ses yeux s'entreprosent automatiquement dans la caverne de son esprit. Mais cela reste plus accessible pour le commun des mortels.
En soi, Zakuro conserve à leur égard la même attitude qu'envers les humains. Il considère leur existence, mais ne leur accorde pas particulièrement d'importance.


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Dim 4 Juin - 23:02

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
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Tout d’abord, même sans tout comprendre je dois dire qu’il y a beaucoup d’images magnifiques dans ta fiche, notamment comment tu dépeins cet «endroit dans la tête de Zak ».  

Toutefois, je vais reprendre du premier message que je t’ai écrit le fait qu’il y a beaucoup, beaucoup de passages qui sont très difficiles à comprendre pour quelqu’un qui ne connait tout le parcours de Zakuro, incluant KMO ou ton roman (Tu parles bien de ce Gaël, n’est-ce pas ?). Je réitère également que ces passages, tu les as écrits pour toi et pour ceux qui peuvent les apprécier, et ça, c’est quelque chose de précieux que je ne vais certainement pas te reprocher. Ainsi, pour valider ta fiche, je vais surtout me concentrer sur les parties qui forment des liens entre Zakuro et le contexte du forum.

Maintenant, dis-moi si j’ai tout compris :

  • Zakuro sait qu’il existe des créatures magiques. Il ne peut pas vraiment les voir, mais il arrive à les deviner grâce à certains indices et manifestations.  
  • Zakuro se fait repérer par l’ordre après avoir secouru des civils aux prises avec une créature surnaturelle.
  • Après un refus initial, il accepte de devenir consultant (donc chevalier à temps partiel) en échange d’une recommandation pour un post de recherche dans une université canadienne.
  • Là, il fait des recherches qui mélangent science et magie.
  • Il reçoit des subventions de l’ordre, et en échange, celle-ci peut disposer de ses résultats de recherche.

À partir de ça, j’ai trois questions supplémentaires :

  • Comment Zak a-t-il découvert les créatures magiques à la base ?
  • Et maintenant, quelle est l’étendue de ses connaissances sur celles-ci ?
  • Qu’est-ce qu’il fait avec Gaël exactement ? Il mène des expériences sur lui ou … ?

Si j’ai bien tout compris et que mes trois questions trouvent réponses, Zakuro sera validé et relâché dans le monde d’OF. ♥ À ce sujet, en considérant que dans ta fiche, c’est au moins 80% de références personnelles, et peut-être 20% de références au contexte du forum, je vais me permettre de te conseiller tout de suite que, pour tes futurs RP, il pourrait être judicieux d’inverser cette tendance. Peut-être que je m’inquiète pour rien, mais j’ai peur qu’autrement, tes partenaires de jeu aient du mal à se sentir concerner, ou du moins, à s’identifier à ce que vous écrivez ensemble. J'espère que ce que j'essaye de dire est aussi cohérent par écrit que dans ma tête.


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Ven 16 Juin - 17:26

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
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Les modifications apportées me conviennent !

Sur ce, Zakuro devient un peu plus bleu.
Et Mel va avoir ses points et son icône.

Maintenant, post moi ça dans les dossiers et va RP ! 8D

Code:
[center]<div class=dossierinfo><table><tr><td style= "width: 300px; margin-right: 20px; margin-left: 50px;">[b]Missions accomplies :[/b] 0</td><td style="text-align: right; width: 300px; margin-left: 20px; margin-right: 50px;">[b]Défis surmontés :[/b] 0</td></tr>
</table></div>
[/center]

[center]<div class=boutiquesepa></div>[/center]

<div class=titreboutique>[b]Les Défis[/b]         </div>
[center]<div class=dossierdefi><table><tr><td><img src="https://s22.postimg.org/5s9aze4f5/ph_nom_ne_magique.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s22.postimg.org/5cy16diht/mag_vs_norm.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s22.postimg.org/o6ju3dgpt/ordi.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/YSVVcxs.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s1.postimg.org/hiwcr2dof/art_fact.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s1.postimg.org/tak81v8an/potion.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s3.postimg.org/xxj056s3n/mis1.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s3.postimg.org/buis1q5s3/mis_2.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s3.postimg.org/ghou3ht4z/mis_3.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s3.postimg.org/ks3hz2y83/mis_4.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/FCsY8YA.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i64.tinypic.com/t0ncsx.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i65.tinypic.com/2exxc9d.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s21.postimg.org/g0qaiirev/plait_infecter.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s1.postimg.org/vqm1fpqdb/image.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s21.postimg.org/cslt5h553/desordre_mental.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i64.tinypic.com/10g09iq.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/nsB1VXV.png" class="unitéd1" /></td></tr><tr><td><img src="http://i.imgur.com/aR3F4Dd.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/QHv6Gji.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/WSl1bc8.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/j0RfceW.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/9PFwEPN.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/Tt1ClmC.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/RJTt5hE.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/lJnZjf1.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/JwO35yC.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/1jTTBcC.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/Nwgdsma.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/LtxGzvb.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/LtxGzvb.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/GNr1drY.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s23.postimg.org/ltmkkeivf/message4.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/e1Jflsb.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i67.tinypic.com/205fsr9.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s23.postimg.org/jns9pwfez/membre_s.png" class="unitéd1" /></td></tr><tr><td><img src="http://i63.tinypic.com/erg39u.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/zSXCjC8.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/3lmZtEi.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="http://i63.tinypic.com/2nlaej9.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td><td><img src="https://s28.postimg.org/7otfyy4r1/event_neutre.png" class="unitéd1" /></td></tr>
</table></div>[/center]

[center]<div class=boutiquesepa></div>[/center]

<div class=titreboutique>[b]Les états[/b]         </div>
[center]<div class=dossieretat><table><tr><td><img src="https://s17.postimg.org/3u6enf2nj/toncherfee.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s18.postimg.org/xe4cpnfbd/charmeombre.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s4.postimg.org/etgop68fx/sorciere.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s27.postimg.org/dnceh3o2r/mal_diction.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s9.postimg.org/oex7audm7/dragon_tamer.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s30.postimg.org/tbhn7bcwx/spare.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s22.postimg.org/6rn0jmh01/dechu.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s22.postimg.org/8kpx7y26p/neutre.png" class="unité1" /></td></tr>
</table></div>
[/center]

[center]<div class=boutiquesepa></div>[/center]

<div class=titreboutique>[b]Les compétences[/b]         </div>
[center]<div class=dossier><table><tr><td><img src="https://s7.postimg.org/4fg99a24b/cr_ature2.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s7.postimg.org/40j6tp2qj/creature1.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s4.postimg.org/yo9ea93m5/cr_ature3.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s7.postimg.org/j0bjhjjmj/cr_ature4.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s14.postimg.org/5klhgu2ld/art_1.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s14.postimg.org/ccbwjorkx/art_2.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s14.postimg.org/tqw4ryopt/art_3.png" class="unité1" /></td><td><img src="http://i.imgur.com/YyS4OWt.png" class="unité1" /></td></tr>
<tr><td><img src="https://s21.postimg.org/f7u1gv2if/potion1.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s21.postimg.org/b03uluqgn/potion2.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s21.postimg.org/jwempsh2v/potion3.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s21.postimg.org/5r8tnz81j/potion4.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s9.postimg.org/trm1oz1in/p_e1.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s9.postimg.org/sqqedl9wv/p_e2.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s9.postimg.org/75lbpzd67/p_e3.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s9.postimg.org/wcw7q8ga7/p_e4.png" class="unité1" /></td></tr></table></div>
[/center]

[center]<div class=boutiquesepa></div>[/center]

<div class=titreboutique>[b]Les maitrises[/b]         </div>
[center]<div class=dossier><table><tr><td><img src="https://s30.postimg.org/pzjce0l5t/lum1.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s30.postimg.org/5tfuf4pi9/lum2.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s30.postimg.org/3q5f7gppd/ombre1.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s30.postimg.org/446r729sx/ombre2.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s18.postimg.org/dsatwc6kp/armeblanche.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s27.postimg.org/rroe7842r/art_martiaux.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s18.postimg.org/7ss4pss3t/armecorde.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s18.postimg.org/4ag4ter7t/armefeu.png" class="unité1" /></td></tr>
<tr><td><img src="https://s18.postimg.org/5b33klfll/polyglote.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s10.postimg.org/7k3ihzgi1/science.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s10.postimg.org/kmz5196q1/premiersoin.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s10.postimg.org/uj080wci1/histoire.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s22.postimg.org/8kpx7y26p/neutre.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s22.postimg.org/8kpx7y26p/neutre.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s22.postimg.org/8kpx7y26p/neutre.png" class="unité1" /></td><td><img src="https://s22.postimg.org/8kpx7y26p/neutre.png" class="unité1" /></td></tr></table></div>
[/center]


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