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La société de l’étoile du soir aurait tenté de recruter un chevalier. Soyez sur vos gardes.
Le QG est étrangement vide depuis le début de la mission d'infiltration au Canada.
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SCÉNARIOS









Dog Day [Victoria]

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Sam 20 Oct - 18:01

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
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Elle était étourdie et les échos qui fusaient perdaient de plus en plus leur sens. Le front plissé, Victoria tendit une oreille attentive aux mots qu’elle ne comprenait pas, craignant un instant d’être en train de perdre sa lucidité. Elle se détendit toutefois rapidement en reconnaissant des consonances germaniques étrangères, aliènes pour elle qui était plutôt versée dans les racines latines. L’anglais, chimère linguistique, comptait à peine comme un compromis, mais elle demeurait soulagée d’entendre Cy y revenir pour la remercier.  En vérité, c’était la bête qui l’avait trouvée plus qu’autre chose, mais elle se contenta d’hausser les épaules et de sourire sereinement en laissant ses yeux parcourir les retrouvailles touchantes – et vaguement dégoutantes – du maitre et de la chienne. C’est aussi avec un certain détachement qu’elle surplombait l’échange baveux en revenant sur les pensées qu’elle avait eues plus tôt, ajoutant désormais une note mentale de ne jamais lécher ce cou et ces tatouages à moins d’une douche savonneuse au préalable.  

S’assoir était une perspective délicieuse, mais il n’y avait toujours pas de chaise dans cette cuisine. La surface où elle était accoudée en ferait office, décida-t-elle, mais avant de hisser ses fesses dessus, elle alla rapidement se laver les mains dans l’évier, y laissant au passage le vêtement ruiné pour qu’il trempe dans l’eau froid. Nàtt l’accompagnait, telle une ombre, d’un côté à l’autre de la pièce ; quand Victoria revient maladroitement grimper sur le comptoir, elle vient également s’assoir par terre devant elle, contre son mollet, comme un bon chien de garde.  Victoria la caressa distraitement d’un mouvement répétitif de la cheville tout en faisant de la pression sur sa paume qui, après son passage sous l’eau, recommençait à suinter sang et lymphe. Le petit morceau de pierre avait fait grand ravage : ce qu’elle pensait n’être qu’une égratignure était finalement une belle plaie, aussi longue que le fragment lui-même et d’une profondeur surprenante.  Assurément, ce n’était pas non plus la pire blessure de sa carrière.

Quand Cy revient avec ses trouvailles, elle grommela un merci mal assuré ; elle était reconnaissante, oui, mais toujours gênée par toutes ses petites attentions. Tout ça pour une coupure, railla-t-elle en repensant aux missions beaucoup plus dangereuses, aux blessures beaucoup plus graves et aux chevaliers-médecins d’autant moins émus qu’elle avait rencontrés jusque-là. Elle aurait même juré que sa propre mère – pourtant très aimante – n’avait jamais pris soin d’elle de cette façon. C’était d’un cliché également, mais avec un brin d’ironie, elle était capable d’admirer le tableau qu’ils formaient : demoiselle blessée, beau blond, torse nu et entre ses genoux pour s’occuper d’elle. L’œuvre en temps réel la faisait sourire autant que se moquer.      

Les descriptions de Cy l’amusèrent également et elle ne se priva pas pour accompagner son imitation de sourcillements lourds de sens. Puis elle ferma les yeux lorsqu’il posa la gaze antiseptique sur sa plaie, taisant un sifflement plaintif dans une inspiration à peine plus forte que les autres. Ses paupières papillonnèrent ensuite, comme pour chasser la sensation irritante qui pétillait encore au creux de sa main.

- Des bruits louches dans la cafétéria, tu dis… Victoria ricana doucement avant d’enchainer dans un murmure des plus suggestifs : peut-être qu’on n’est pas les seuls à venir s’enfermer ici dans le noir. Personnellement, elle aurait plutôt choisi un grand placard, ou encore l’un des entrepôts pour les photocopies, mais elle supposait que la cuisine pouvait fonctionner à condition d’être assez rapide. Soit, inspecter les lieux serait assurément plus productif, donc une fois le pansement mis en place, elle se laissa couler en bas de son perchoir, s’appuyant légèrement sur l’épaule de Cy le temps d’arrêter de chanceler.

- Je te laisse les placards en hauteur et je m’occupe des comptoirs et des tiroirs. Décida-t-elle en ouvrant le plus proche pour dévoiler, sans surprise, des ustensiles absolument normaux.  

Meilleure chance la prochaine fois… Ou les trente prochaines fois, vu la largeur de la cuisine.



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Mer 21 Nov - 10:53

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Vu la dans ses sourcils de sa collègue, il y a bien anguille sous roche avec cette élève toute de noir et de dentelle pas chère vêtue. Mais il a quand même pas du tout son âge, c'est absurde ! En plus il est son professeur c'est doublement idiot !
Non, vraiment, il ne pourra pas comprendre. Il marrone donc dans sa barbe des histoires de jeunes de nos jours, tâchant de se concentrer sur ses opérations de soin plutôt que sur la possibilité qu'une jeune fille pense à… A des chose auxquelles il ne veut pas penser.

- Nous on s'enferme ici pour travailler. C'est tout.

Et Cy de sortir son plus beau sourire de showman, celui qu'il n'a pas appris en étant membre de groupe adepte de musique violente -non, il faut être sérieux sur scène pour chanter la neige et la nuit- mais bien en aidant sa mère à vendre des fleurs. C'est donc quelque chose de poli, de chaleureux, et de totalement non-impliqué émotionnellement que ce sourire, qui très vite se fait la malle.
Il maintient Victoria le temps qu'elle se stabilise et gronde à haute voix son désaccord.

- Bois le jus de fruits. Tu as perdu du sang.

Les yeux qui se lèvent au ciel pour bien montrer qu'il est désespéré par la femme Chevalier beaucoup trop casse-cou, c'est le petit bonus de vieux relou. S’il avait son mot à dire et rien d’autre que le sien, elle n’aurait même pas le droit de bouger avant d’avoir vu un véritable infirmier.
Sauf qu’il n’y a pas de temps à perdre, qu’ils sont en mission : il la laisse donc faire sa vie et une fois son show de Consultant-servant ronchon effectué, il daigne enfin se mettre au travail. Les placards en hauteur ? Va pour ça.
Il commence par le côté opposé à celui de sa collègue pour qu’ils ne se marchent pas sur les pieds et fait les choses avec beaucoup d'application. Une ouverture, un coup d'oeil, une descente d’objets lorsqu'il en trouve qui peuvent cacher d'autres choses. A priori les casseroles n'ont rien de dangereux, mais… Mais on ne sait jamais. L'expérience lui a appris à être méticuleux pour être utile.
Il passe donc au peigne fin ses placards, sa chienne enfin revenue à la raison et à l'obéissance tout contre les jambes, attentive elle aussi.
Bwoopbwoop Mr Narrateur !:
 
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Jeu 3 Jan - 18:23

Admin
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La noirceur de la cuisine est vite remplie par un concert animé : les armoires qui claquent, les tiroirs qui grincent, les casseroles qui crient en se frappant les unes contre les autres.  

Vous avez fouiné dans les cuisines scolaires  :

Dans une armoire dormait une petite créature. Les faibles filets de lumière dansaient sur sa forme repliée et la rendait presque invisible, comme une distorsion devant les bols et les assiettes.

Furieusement, sa forme s'anime et ondule devant celui qui l'a réveillée. Après un feulement furieux, elle mord la main devant elle, puis détale en faisant cliqueter la vaisselle avant de s'effacer dans la noirceur.
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Jeu 3 Jan - 23:53

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Elle tourna les yeux et mima ses grommèlements avec un rire narquois au creux des joues.  Ce ne sont pas les jeunes qui changent en pire, pensa-t-elle, juste eux qui se font vieux. Enfin, Cy beaucoup plus qu’elle, manifestement. En contrepartie, Victoria savait encore s’amuser à séduire impunément et se moquer en créant les malaises les plus inappropriés possible.

- M’ok Daddy. Susurra-t-elle, justement, avec plus d’ironie que d’attrait, gloussant doucement en enfonçant la petite paille blanche dans le carton de jus dérobé. Jusqu’à présent, elle était à la fois impressionnée et perturbée par son manque de réaction face à toutes ses provocations. Parallèlement, elle était elle-même déconcertée par ses agissements à la fois chevaleresques et malvenus, et cette apparente insensibilité ne pouvait qu’y ajouter. Tout cela chatouillait son besoin de le faire réagir et c’était un défi distrayant dans la monotonie de leur mission.

Ainsi, en aspirant le liquide fruité, elle lui accorda un clignement d’yeux lent et délibéré, joueur et presque affectueux, avec ses paupières souriantes au-dessus de ses pommettes hautes. Une fois le carton de jus vide jeté dans la poubelle la plus proche, elle reprend ses recherches, progressant rapidement entre les ilots de la cuisine. Elle ne trouva rien d’intéressant hormis quelques ustensiles de cuisine un peu fantastiques – notamment des cuillères chats, divers outils d’un même kit en forme de dragon et un pile patate dont le manche avait une forme très, très suggestive – et elle revint graduellement  vers Cy qui avait commencé ses recherches dans le sens inverse.

Ainsi, elle était à quelques mètres de lui seulement lorsque retentissent le feulement soudain et les exclamations confuses de l’homme et de la chienne à l’affut. C’est d’ailleurs juste en voyant celle-ci filer à la poursuite de quelque chose qu’elle comprit ce qui venait de se passer : il y avait une créature en fuite.  

- Que-ce que c’était ? Demanda-t-elle en franchissant la distance entre eux.

C’est seulement quelques secondes plus tard qu’elle vut la morsure.

- Oh ! Fit-elle simplement en saisissant prestement sa main pour examiner la blessure, l’arrêtant dans toute action qu’il aurait pu commencer. Le motif ne lui était pas familier, autant en terme de créatures magiques que de vermines usuelles. Dans tous les cas, pour une mission où les dangers étaient minimaux, le compte des blessures commençait à être ridiculement élevé.  Au moins, la blessure était petite et propre, sans fluides suspects ou signes d’une infection immédiate.

- Félicitation, tu viens d’être promu indice ! Se moqua-t-elle en remontant les yeux pour scruter son état général, le tirant vers la trousse de premiers soins qui était encore ouverte sur le comptoir voisin. Idéalement, il faudrait prendre une photo avant de panser pour faire circuler auprès des collègues, voire l’envoyer aux experts restés au QG. Elle chercha par réflexe son téléphone dans ses poches, seulement pour réaliser qu’elle l’avait laissé sur son bureau. L’idée de fouiller les siennes sans autre préavis était vraiment tentante, mais elle savait quand même où se trouvait la limite entre provocation et intrusion irrespectueuse.

- Tu as ton téléphone ? Demanda-t-elle en utilisant une gaze stérile pour éponger le sang qui perlait à la surface de la peau.


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