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La société de l’étoile du soir aurait tenté de recruter un chevalier. Soyez sur vos gardes.
Le QG est étrangement vide depuis le début de la mission d'infiltration au Canada.
Attention aux pluks : ils sont en plein rut et suspicieusement affecteux. Eurk.
SCÉNARIOS

















Dog Day [Victoria]

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Sam 20 Oct - 18:01

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel

Elle était étourdie et les échos qui fusaient perdaient de plus en plus leur sens. Le front plissé, Victoria tendit une oreille attentive aux mots qu’elle ne comprenait pas, craignant un instant d’être en train de perdre sa lucidité. Elle se détendit toutefois rapidement en reconnaissant des consonances germaniques étrangères, aliènes pour elle qui était plutôt versée dans les racines latines. L’anglais, chimère linguistique, comptait à peine comme un compromis, mais elle demeurait soulagée d’entendre Cy y revenir pour la remercier.  En vérité, c’était la bête qui l’avait trouvée plus qu’autre chose, mais elle se contenta d’hausser les épaules et de sourire sereinement en laissant ses yeux parcourir les retrouvailles touchantes – et vaguement dégoutantes – du maitre et de la chienne. C’est aussi avec un certain détachement qu’elle surplombait l’échange baveux en revenant sur les pensées qu’elle avait eues plus tôt, ajoutant désormais une note mentale de ne jamais lécher ce cou et ces tatouages à moins d’une douche savonneuse au préalable.  

S’assoir était une perspective délicieuse, mais il n’y avait toujours pas de chaise dans cette cuisine. La surface où elle était accoudée en ferait office, décida-t-elle, mais avant de hisser ses fesses dessus, elle alla rapidement se laver les mains dans l’évier, y laissant au passage le vêtement ruiné pour qu’il trempe dans l’eau froid. Nàtt l’accompagnait, telle une ombre, d’un côté à l’autre de la pièce ; quand Victoria revient maladroitement grimper sur le comptoir, elle vient également s’assoir par terre devant elle, contre son mollet, comme un bon chien de garde.  Victoria la caressa distraitement d’un mouvement répétitif de la cheville tout en faisant de la pression sur sa paume qui, après son passage sous l’eau, recommençait à suinter sang et lymphe. Le petit morceau de pierre avait fait grand ravage : ce qu’elle pensait n’être qu’une égratignure était finalement une belle plaie, aussi longue que le fragment lui-même et d’une profondeur surprenante.  Assurément, ce n’était pas non plus la pire blessure de sa carrière.

Quand Cy revient avec ses trouvailles, elle grommela un merci mal assuré ; elle était reconnaissante, oui, mais toujours gênée par toutes ses petites attentions. Tout ça pour une coupure, railla-t-elle en repensant aux missions beaucoup plus dangereuses, aux blessures beaucoup plus graves et aux chevaliers-médecins d’autant moins émus qu’elle avait rencontrés jusque-là. Elle aurait même juré que sa propre mère – pourtant très aimante – n’avait jamais pris soin d’elle de cette façon. C’était d’un cliché également, mais avec un brin d’ironie, elle était capable d’admirer le tableau qu’ils formaient : demoiselle blessée, beau blond, torse nu et entre ses genoux pour s’occuper d’elle. L’œuvre en temps réel la faisait sourire autant que se moquer.      

Les descriptions de Cy l’amusèrent également et elle ne se priva pas pour accompagner son imitation de sourcillements lourds de sens. Puis elle ferma les yeux lorsqu’il posa la gaze antiseptique sur sa plaie, taisant un sifflement plaintif dans une inspiration à peine plus forte que les autres. Ses paupières papillonnèrent ensuite, comme pour chasser la sensation irritante qui pétillait encore au creux de sa main.

- Des bruits louches dans la cafétéria, tu dis… Victoria ricana doucement avant d’enchainer dans un murmure des plus suggestifs : peut-être qu’on n’est pas les seuls à venir s’enfermer ici dans le noir. Personnellement, elle aurait plutôt choisi un grand placard, ou encore l’un des entrepôts pour les photocopies, mais elle supposait que la cuisine pouvait fonctionner à condition d’être assez rapide. Soit, inspecter les lieux serait assurément plus productif, donc une fois le pansement mis en place, elle se laissa couler en bas de son perchoir, s’appuyant légèrement sur l’épaule de Cy le temps d’arrêter de chanceler.

- Je te laisse les placards en hauteur et je m’occupe des comptoirs et des tiroirs. Décida-t-elle en ouvrant le plus proche pour dévoiler, sans surprise, des ustensiles absolument normaux.  

Meilleure chance la prochaine fois… Ou les trente prochaines fois, vu la largeur de la cuisine.



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Mer 21 Nov - 10:53

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Cy Thorne

Vu la dans ses sourcils de sa collègue, il y a bien anguille sous roche avec cette élève toute de noir et de dentelle pas chère vêtue. Mais il a quand même pas du tout son âge, c'est absurde ! En plus il est son professeur c'est doublement idiot !
Non, vraiment, il ne pourra pas comprendre. Il marrone donc dans sa barbe des histoires de jeunes de nos jours, tâchant de se concentrer sur ses opérations de soin plutôt que sur la possibilité qu'une jeune fille pense à… A des chose auxquelles il ne veut pas penser.

- Nous on s'enferme ici pour travailler. C'est tout.

Et Cy de sortir son plus beau sourire de showman, celui qu'il n'a pas appris en étant membre de groupe adepte de musique violente -non, il faut être sérieux sur scène pour chanter la neige et la nuit- mais bien en aidant sa mère à vendre des fleurs. C'est donc quelque chose de poli, de chaleureux, et de totalement non-impliqué émotionnellement que ce sourire, qui très vite se fait la malle.
Il maintient Victoria le temps qu'elle se stabilise et gronde à haute voix son désaccord.

- Bois le jus de fruits. Tu as perdu du sang.

Les yeux qui se lèvent au ciel pour bien montrer qu'il est désespéré par la femme Chevalier beaucoup trop casse-cou, c'est le petit bonus de vieux relou. S’il avait son mot à dire et rien d’autre que le sien, elle n’aurait même pas le droit de bouger avant d’avoir vu un véritable infirmier.
Sauf qu’il n’y a pas de temps à perdre, qu’ils sont en mission : il la laisse donc faire sa vie et une fois son show de Consultant-servant ronchon effectué, il daigne enfin se mettre au travail. Les placards en hauteur ? Va pour ça.
Il commence par le côté opposé à celui de sa collègue pour qu’ils ne se marchent pas sur les pieds et fait les choses avec beaucoup d'application. Une ouverture, un coup d'oeil, une descente d’objets lorsqu'il en trouve qui peuvent cacher d'autres choses. A priori les casseroles n'ont rien de dangereux, mais… Mais on ne sait jamais. L'expérience lui a appris à être méticuleux pour être utile.
Il passe donc au peigne fin ses placards, sa chienne enfin revenue à la raison et à l'obéissance tout contre les jambes, attentive elle aussi.
Bwoopbwoop Mr Narrateur !:
 
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Jeu 3 Jan - 18:23

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Le narrateur



La noirceur de la cuisine est vite remplie par un concert animé : les armoires qui claquent, les tiroirs qui grincent, les casseroles qui crient en se frappant les unes contre les autres.  

Vous avez fouiné dans les cuisines scolaires  :

Dans une armoire dormait une petite créature. Les faibles filets de lumière dansaient sur sa forme repliée et la rendait presque invisible, comme une distorsion devant les bols et les assiettes.

Furieusement, sa forme s'anime et ondule devant celui qui l'a réveillée. Après un feulement furieux, elle mord la main devant elle, puis détale en faisant cliqueter la vaisselle avant de s'effacer dans la noirceur.
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Jeu 3 Jan - 23:53

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
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Elle tourna les yeux et mima ses grommèlements avec un rire narquois au creux des joues.  Ce ne sont pas les jeunes qui changent en pire, pensa-t-elle, juste eux qui se font vieux. Enfin, Cy beaucoup plus qu’elle, manifestement. En contrepartie, Victoria savait encore s’amuser à séduire impunément et se moquer en créant les malaises les plus inappropriés possible.

- M’ok Daddy. Susurra-t-elle, justement, avec plus d’ironie que d’attrait, gloussant doucement en enfonçant la petite paille blanche dans le carton de jus dérobé. Jusqu’à présent, elle était à la fois impressionnée et perturbée par son manque de réaction face à toutes ses provocations. Parallèlement, elle était elle-même déconcertée par ses agissements à la fois chevaleresques et malvenus, et cette apparente insensibilité ne pouvait qu’y ajouter. Tout cela chatouillait son besoin de le faire réagir et c’était un défi distrayant dans la monotonie de leur mission.

Ainsi, en aspirant le liquide fruité, elle lui accorda un clignement d’yeux lent et délibéré, joueur et presque affectueux, avec ses paupières souriantes au-dessus de ses pommettes hautes. Une fois le carton de jus vide jeté dans la poubelle la plus proche, elle reprend ses recherches, progressant rapidement entre les ilots de la cuisine. Elle ne trouva rien d’intéressant hormis quelques ustensiles de cuisine un peu fantastiques – notamment des cuillères chats, divers outils d’un même kit en forme de dragon et un pile patate dont le manche avait une forme très, très suggestive – et elle revint graduellement  vers Cy qui avait commencé ses recherches dans le sens inverse.

Ainsi, elle était à quelques mètres de lui seulement lorsque retentissent le feulement soudain et les exclamations confuses de l’homme et de la chienne à l’affut. C’est d’ailleurs juste en voyant celle-ci filer à la poursuite de quelque chose qu’elle comprit ce qui venait de se passer : il y avait une créature en fuite.  

- Que-ce que c’était ? Demanda-t-elle en franchissant la distance entre eux.

C’est seulement quelques secondes plus tard qu’elle vut la morsure.

- Oh ! Fit-elle simplement en saisissant prestement sa main pour examiner la blessure, l’arrêtant dans toute action qu’il aurait pu commencer. Le motif ne lui était pas familier, autant en terme de créatures magiques que de vermines usuelles. Dans tous les cas, pour une mission où les dangers étaient minimaux, le compte des blessures commençait à être ridiculement élevé.  Au moins, la blessure était petite et propre, sans fluides suspects ou signes d’une infection immédiate.

- Félicitation, tu viens d’être promu indice ! Se moqua-t-elle en remontant les yeux pour scruter son état général, le tirant vers la trousse de premiers soins qui était encore ouverte sur le comptoir voisin. Idéalement, il faudrait prendre une photo avant de panser pour faire circuler auprès des collègues, voire l’envoyer aux experts restés au QG. Elle chercha par réflexe son téléphone dans ses poches, seulement pour réaliser qu’elle l’avait laissé sur son bureau. L’idée de fouiller les siennes sans autre préavis était vraiment tentante, mais elle savait quand même où se trouvait la limite entre provocation et intrusion irrespectueuse.

- Tu as ton téléphone ? Demanda-t-elle en utilisant une gaze stérile pour éponger le sang qui perlait à la surface de la peau.


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Lun 21 Jan - 14:30

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Cy Thorne

A-t-il bien entendu ? “Daddy” ?
Non. Il a dû halluciner. Aucune chance pour que Victoria, aussi étrange soit-elle -et elle l'est beaucoup aux yeux du vieux ronchon Thorne- aie pu sortir ce genre de bêtises. Une fois de plus : ils sont collègues. Il faut rester professionnels. Et le clignement de ses yeux de biche… Est dû au manque de sang dans son corps de chaleureuse demoiselle. Voilà.
Le pire, c'est que Cy comprend, tout au fond. Il se bouche les oreilles et se cache les yeux mais n'est pas totalement idiot et même si lui n'est intéressé par personne, il sait comment les choses marchent. Il a aussi été un jeune adulte qui ne se connaissait pas, il a aussi essayé de séduire, s'est laissé draguer. Il connaît les pas de cette danse aussi bien qu'un autre.
Il refuse juste d'y penser.

- Père se foutrait de moi.

Sa chienne ne comprend rien, Victoria sans doute pas plus puisqu'il marmonne dans son Danois de sale faux viking en solde. Il fallait juste que ça sorte : son père serait proprement hilare devant la situation. Déjà pour la fouille dans des cuisines, et ensuite pour ce qui se passe -et ne se passe pas- entre deux Chevaliers chafouins. Heureusement, Père n'est pas là. La fouille des casseroles se passe donc sans qu'un grand homme aux cheveux gris ne se marre dans un coin.

Et la fouille des pots et poêles porte ses fruits, juste pas exactement de la manière prévue.
Le rugissement ordurier de Cy, son sursaut soudain en arrière, la cavalcade animale alors qu'une course-poursuite s'engage entre… Entre quoi et Nàtt ? Il n'a même pas eu le temps de voir. Il n'y a que la trace de crocs dans sa main pour aider à déterminer de quoi il s'agit.

- Je sais pas !

Ouh, elle est agacée cette réponse ! Piqué à vif par la douleur autant que la surprise, il laisse un peu trop monter son ton avant de se reprendre. Plus calmement, cette fois, il la refait.

- Créature inconnue, informe-t-il inutilement Victoria en lui laissant sa main, cachée dans un chaudron à confiture. Saloperie.

Il espère sincèrement que sa chienne lui mettra un croc dessus et en fera le même genre de confettis qu'avec ses jouets, même si ce n'est pas une pensée très aimable. Pour sa défense, il a mal et quand c'est le cas, il est ronchon.
Plus que d'habitude.
Et puis oui il a un téléphone, dans la poche arrière de son pantalon précisément du côté blessé. Victoria n'a pas le sien ? Elle n'a qu'à se servir. Il s'en fiche.

- Fesse gauche.

Et Cy de reprendre presque gentiment la gaze pour continuer seul ses soins, et de se déhancher pour souligner l’idée de fesse gauche. Est-ce que c'est bizarre ? Est-ce qu'il s'en fiche ? Oui et oui. Ses trois neurones doivent avoir été court-circuités pour ne plus laisser que des réflexes. Hors de question de saloper ses vêtements avec du sang, il nettoie la plaie, sa collègue n'a qu'à se charger de ce qu'elle veut.
Plaie, donc. Désinfectant sur gaze.

- Mot de passe… C'est Stellaire, comme la fleur blanche. J'espère que cette saleté n'est pas venimeuse.

Ca l’ennuirait de mourir pour une bestiole dans un chaudron, bien plus que de laisser ses poches arrière et son téléphone avec un fond d'écran très poétique de grande plaine enneigée à une collègue qui l'a appelé “Daddy”.
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Sam 26 Jan - 23:42

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Victoria Machiavel

Victoria hausse les sourcils.  Elle regarde Cy avec un sourire grandissant, à la fois confus et hilare, tandis que son cerveau assimile l’information. Elle ricane sous l’effet de la surprise, honnêtement perplexe – mais enchantée – tandis qu’il se déhanchait. Malgré son incompréhension, elle s’approche un peu plus jusqu’à ce que ses pieds soient entre les siens et elle pose une main sur sa taille avant de glisser l’autre dans sa poche … Droite. Sa gauche à lui, sa gauche à elle ; on pourrait presque soupçonner une erreur honnête. Elle glousse en changeant de poche, remontant une main tandis qu’elle descendait l’autre, non sans s’attarder et presser ses doigts sur sa peau nue.

Ocytocine.  

Quand elle remonte les yeux pour happer son regard, elle s’attend sincèrement  à une certaine complicité, à un sourire ou à un clin d’œil.

Nada.

Rien du tout ; Cy aurait difficilement pu se montrer moins affecté par cette fouille pentalonesque. Victoria le regarde curieusement, les narines épatées au-dessus d’un sourire incontrôlable et stagnant, crispé aux coins de ses joues. Elle finit par hocher de la tête en échappant un petit rire résigné.
 
- On a une guérisseuse sur place. Comme ta main n’est pas en train de fondre, je pense qu’elle pourra intervenir assez rapidement si le besoin de présente.  

Susurre-t-elle, visiblement pas très inquiète, en ouvrant le téléphone. Elle ne connaissait pas la fleur blanche en question, mais entre le mot de passe sans problème et contemple passivement le fond d’écran enneigé. Monsieur a un côté romantique, pense-t-elle vaguement, avant d’appuyer sur l’icône de la caméra.

- Donne la patte, dit-elle en se saisissant à nouveau de sa main sans attendre. Elle photographie sans cérémonie – flash – et s’assure que la photo est claire avant d’ouvrir la fenêtre des textos, entrer son numéro et se l’envoyer. Au passage, elle s’ajoute rapidement à ses contacts avant de fermer l’appareil et de le remettre dans sa poche.  

Avant même qu’elle puisse poser la question, Nàtt revient, la gueule vide et l’air déçu. Victoria gémit de frustration, sachant très bien que si la chienne revenait auprès d’eux, c’est qu’ils ne mettraient certainement pas la main sur la créature.  

- La morsure est déjà un bon indice, dit-elle doucement, on devrait t’amener à Danaé sans attendre. L’équipe de ménage devrait arriver bientôt de toute façon…Et il vaut mieux nous déplacer pendant que les élèves sont en classe et non dans les couloirs.  Ajoute-t-elle en montant et descendant emphatiquement les yeux sur son torse nu.


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Sam 2 Fév - 7:35

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Cy Thorne

Dans son for intérieur, là où toutes ses petites pensées de grognon se tassent, Cy ronfle d’agacement. Est-ce difficile de trouver la gauche d'un pantalon ? Non. Ça ne devrait pas. Et Victoria trouve le moyen de le faire, de prolonger le contact de ses doigts au passage, alors que lui la regarde juste avec les yeux vides.
Rien.
C'est sa seule réponse au regard curieux. Elle tirera les conclusions qui lui font plaisir de cette affaire.

Bref. La patte.

- Tu m'as pris pour…!

Le grommellement est bas mais bien présent. Il n'est pas un chien ! Il n'a même pas à obéir sauf que dans le fond si, il n'a pas d'autre choix. Il donne la patte.
Et en parlant de chien, Nàtt revient bredouille. Son air déçu augure déjà de la destruction d'une dizaine de jouets sacrifiés à sa frustration de prédateur enflé de sa proie. Son propriétaire soupire, las d'avance de devoir racheter des mètres de corde et des peluches, de passer l'aspirateur, de certainement être obligé d’amener son animal chasser pour lui passer le mauvais caractère. Tel chien, tel maître, vraiment. Il va passer une mauvaise fin de semaine. Une mauvaise fin de journée même, s’il doit en plus se farcir l’infirmerie, l’analyse de la plaie sur sa main, les conseils de soin et tout le toutim -en espérant éviter la sanction disciplinaire pour s’être baladé à moitié nu dans une école.

- Ça leur fera leur cours de sciences sur le corps humain au pire…

Mais allez, d'accord, il veut bien éviter de montrer son torse -que des centaines de personnes ont déjà vu, que les choses soient claires- à des gamins -qui voient bien pire à la télévision.
Et il veut bien réfléchir deux minutes au fait qu'il y a un chien-loup actuellement serré contre ses jambes et qu'il faut au moins faire semblant de la tenir en laisse.

- J'arrive.

Juste le temps de prendre un tablier, d'en voler le cordon de serrage, de le mettre au cou de sa chienne. Puis celui de ranger la trousse de soin. De jeter les gazes utilisées. Un dernier regard sur la cuisine… Tout semble en ordre.
C'est parti pour l'infirmerie alors. Un coup d’oeil sur l'horloge l'informe qu'ils ne pourront pas trop traîner par contre.

C'est donc d'un bon pas qu'il traverse l'école, torse nu, accompagné d'un animal, la main en sang parce que la plaie n'a pas vraiment l'air de daigner le laisser coaguler, et de plus en plus remonté par la douleur issue de cette stupide morsure. Il ne peut rien y faire. C'est ce qui l'énerve le plus : il n'y peut rien mais il est dans l'inconfort le plus total pour une mission idiote qui ne lui plaisait pas beaucoup avant même d'en arriver au niveau de stupidité qu'ils ont atteint.
Cy n'est donc pas délicat lorsqu'il en vient à ouvrir la porte de l'infirmerie. Dans le plus pur style “métalleux en milieu sauvage”, il enfonce son talon dans le battant pour le dégager de devant lui et le claquer fort dans le mur de l'autre côté. Dans l'entrebâillement se dresse sa silhouette beaucoup plus menaçante que ne l’est l’homme, qui ne fera de mal à personne malgré les sourcils froncés jusqu’au menton et la tension dans ses épaules.
On ne peut nier son don pour la mise en scène.

- Danaé ?
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Dim 3 Fév - 20:22

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Victoria Machiavel

- Good boy. Ajoute-t-elle, beaucoup trop contente quand il lui donne sa main malgré son mécontentement. Si l’humeur de Cy est orageuse, celle de Victoria est ridiculement lumineuse. Même quand il soupire, grogne et renâcle, elle lui répond en chantonnant et souriant, autant avec les yeux qu’avec les lèvres praline. Elle est pétillante comme du champagne incarnadin et elle ne se laissera certainement pas ternir par ses humeurs de charbon. Mine de rien, il y de quoi se réjouir : leur mission progresse, et plus elle avance, plus vite elle se terminera. En bonus, Victoria aura vu un torse nu marmoréen, touché des fesses fermes et flirté impunément… Aussi peu ouvert Cy soit-il à réciproquer. Elle est perplexe, peut-être, du fait qu’il soit le premier à lui tendre la main, à se déshabiller, à se montrer attentionné et protecteur, à carrément l’inviter à mettre ses mains dans ses pantalons, pour ensuite agir comme une sainte-nitouche effarouchée et désintéressée, mais elle n’est pas offusquée pour autant.
Victoria est capable de trouver son plaisir toute seule sans dépendre des autres.

Elle ricane d’autant plus quand il parle des cours de sciences en lien avec son anatomie exposée ; il y avait une blague à ajouter là-dessus, quelque chose comme lui demander des cours privés, mais plus tard, parce que là, ils doivent déjà aller jouer au docteur dans l’infirmerie. Ses yeux dorés crépitent d’amusement à cette idée, mais elle ne dit rien de plus, pas verbalement du moins.

Quelques instants plus tard, ils sortent ensemble de la cafétéria, mais Victoria se ravise au dernier moment pour aller récupérer le T-shirt mouillé, blanc et vermeil, qui reposait dans l’évier. Décidément, il ne retrouverait jamais sa blancheur d’autrefois ; même après avoir trempé dans l’eau froide, les tâches informes se superposaient un peu partout en éclats cramoisi autant qu’en ombres saumon délavé… Même en le lavant plusieurs fois, il ne pourrait jamais plus le porter sans avoir l’air d’un tueur en série. Dans tous les cas, il n’aurait pas été judicieux de le laisser trainer dans les cuisines.

Elle l’a tout juste rejoint devant l’infirmerie quand la cloche sonne et que les portes autour d’eux s’ouvrent, prêtes à vomir des centaines d’élèves. Sans y réfléchir davantage, Victoria pousse Cy et Nàtt vers l’intérieur immaculé, les bousculant disgracieusement en utilisant mains et pieds avec peu de douceur avant de claquer la porte derrière eux.

- Danaé ! S’exclame-t-elle à son tour en s’avançant dans la pièce. Elle saisit au passage le poignet de Cy qu’elle lève en l’air pour montrer sa main blessée et dégoulinante, de même que son propre bandage érubescent.



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Sam 9 Fév - 14:38

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Danaé

Je jetais un coup d'œil à mon infirmerie, que je trouvais tout aussi vide qu'il y a cinq minutes, et je soupirais. Il y avait bien eut un élève ce matin, qui avait débarqué avec le teint laiteux et les joues rubicondes, mais ses parents avaient été contactés et son père, un homme charmant arborant une superbe chemise saumon, avait pu venir récupérer l'enfant pour l'emmener chez un médecin.

J'avais donc fait du ménage, encore, même s'il y avait des employés pour ça. Ça m'occupait, et j'aimais voir le sol conserver sa couleur ivoire malgré les nombreuses chaussures à la propreté douteuse qui le foulaient. Mais ça n'avait pas duré bien longtemps.

Je m'étais résignée, affalée sur mon petit bureau et la joue dans une main, à feuilleter un magasine féminin à la couverture fuschia vantant la teinte églantine d'un rouge à lèvres. Mais quel intérêt, vraiment? Et pourquoi appeler cela un rouge à lèvres s'il était rose?

La question s'évapora à l'instant où la porte claqua contre le mur, me faisant sursauter alors que je me redressais brusquement sans même accorder un regard à la revue qui s'écroula au sol. Je contemplais un instant l'homme torse-nu qui venait d'entrer d'un grand coup de pied, presque effrayée par son entrée pour le moins spectaculaire, quand mes yeux tombèrent sur le cordon qu'il tenait.
Cordon au bout duquel se trouvait un chien.
Un chien se trouvait maintenant dans mon infirmerie.

Toute ma surprise disparue, j'ouvris la bouche pour réprimander vertement l'intrus mais fut interrompue d'abord par la sonnerie signalant la fin de la classe en cours, puis par Victoria qui poussa l'homme et son animal à l'intérieur.

"Qu'est-ce que vous vous êtes fait et qu'est-ce que ce chien fait là?"

Demandais-je, non sans adresser un froncement de sourcils contrariés à l'inconnu que je saisis par le coude pour l'entraîner près d'une desserte en métal. L'attrapant par le poignet je tirais sa main au-dessus.

"Les animaux n'ont rien à faire dans l'école, et encore moins dans l'infirmerie, j'espère que vous vous en rendez compte?"

Sermonnais-je le blond, tout en détachant délicatement le bandage que je laissais choir, révélant la chair blême tâchée de vermeil.

"On sait ce qui a fait ça?"

Je ne reconnaissais pas la trace de morsure. J'allais prendre un flacon du désinfectant le plus puissant que je possédais, généreusement fourni par l'Ordre, et en versais une dose suffisante pour qu'il ne reste pas une goutte rubis sur la peau du chevalier. Ou du consultant? Peu m'importait.

"En tout cas c'est à surveiller. Ça m'a l'air propre, mais je ne veux pas prendre de risques. Si vous constatez le moindre symptôme, même léger, même sans rapport apparent, vous venez me voir. Que ça soit ici ou à l'hôtel, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit."

Expliquais-je, l'air très sérieuse, en relevant la tête pour planter mes yeux droit dans ceux du blond. Je n'avais pas vu de gonflement suspect, ni même de coloration pourpre de la peau qui aurait été inquiétante mais je préférais le pousser à se méfier.

"Tu t'es fait mordre aussi Victoria?"

Demandais-je, tandis que j'allais chercher ce qu'il me faudrait pour leur bander les mains correctement.
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Sam 23 Fév - 7:19

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Cy Thorne

Oh, elle peut bien froncer les sourcils la Danaé, ce n'est pas ce qui va calmer le Consultant. Il réplique en ayant l'air encore plus sombre, en imitant avec un talent certain un ciel d'orage sur le point de se rendre de deux ou trois -ou dix- éclairs bruyants… Mais il se laisse manipuler et il ne fait pas mine de devenir physiquement violent.

- J'ai l'air de pas m'en rendre compte ? Elle est venue d'elle même.

Ça gronde et ça roule et c'est une difficulté très audible que de rester calme alors qu'il se fait manoeuvrer dans tous les sens par deux petites dames qui lui courent sur le haricot. Il a vraiment besoin de repos, décide-t-il.
Combien de cours lui reste-t-il à assurer ? Un ou deux, non ? Il va se faire porter pâle. Il va rentrer à l'hôtel avec sa chienne, traumatiser ses voisins de chambre en mettant sa musique beaucoup trop forte et il pourra oublier cette journée pourrie. Il ne veut voir personne pendant au moins douze heures. S’il en avait l’occasion, le faux professeur de musique prendrait tout bonnement et simplement un billet d’avion jusqu’au fin fond d’une campagne isolée, sans remords à l’idée d’abandonner une mission.
Mais il ne peut pas.
Il ne lui reste que l’option de la chambre louée par l’Ordre.

En attendant de pouvoir retourner dans sa grotte improvisée de taciturne homme des bois, il continue de se laisser faire. Désinfectant, encore. Il soupire de lassitude. Nàtt lui mordille affectueusement le mollet. Il soupire encore. C’est d’une banalité agaçante, les soins.

- J'ai mal.

Balance-t-il comme si c'était une évidence. Elle lui a demandé s'il y avait quelque chose de bizarre ? Hé bien voilà. Il a mal.

- Et ça ne coagule pas. Je sais pas ce que c'était mais douleur et saignements qui ne se tassent pas, pour tes notes sur ce qui se passe d'étrange dans cette école idiote.

Il reste la patte en l'air, attendant un bandage qui risque d'être aussi utile que l'improvisation de laisse autour du cou de l'animal curieux qui commence à balader son nez partout au sol.
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Mar 26 Fév - 0:34

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
Victoria Machiavel


- Pas de morsure pour moi, non. Dit-elle en sortant le morceau mystérieux de sa poche pour le montrer à l’infirmière, bout tranchant vers le haut. Il y avait encore un peu de sang dessus, sans parler de terre et d’autres saletés visibles : « Et je suis à jour pour mon tétanos, oui » ajoute-t-elle avant même que Danaé puisse le lui demander. Avec le métier d’aventurière et la spécialité avec les vieux objets poussiéreux et rouillés, elle n’avait pas trop le choix.  Ce n’était pas la première fois qu’elle se blessait en mission,  et certainement pas la dernière fois non plus. En contrepartie, ses escarmouches habituelles étaient généralement beaucoup plus palpitantes et vives en émotions fortes. Dans tous les cas, la demoiselle pourrait examiner sa blessure plus tard si elle le désirait, mais pour le moment, celle de Cy était plus importante… Et intéressante.

Victoria, un peu étourdie encore, va s’assoir sur la chaise longue destinée aux élèves malades. Elle semble faire cela avec toute l’allégresse du monde, les pieds battant joyeusement l’espace vide, tandis qu’un petit sourire continue de flotter sur ses lèvres ; elle regarde le blond s’impatienter devant Danaé et elle pétille comme une petite fille.  

- As-tu vu la créature, Cy, même un peu ? Poils, écailles, couleurs, formes ? Le moindre détail faciliterait son identification.

Cy a mal et Victoria est tentée de le proposer des bisous pour apaiser ses bobos, mais elle ne le fait pas parce qu’elle attend la description qu’elle ne veut pas interrompue par ses indignations. C’est aussi parce qu’ils sont en présence de Danaé et que la dernière fois qu’elle a eu quoi que ce soit à voir avec ses histoires avec la gent masculine – et la gent canine, d’ailleurs – c’était dans ses circonstances assez graves avec lesquelles elle préfère ne créer aucun lien… Juste à y penser, le sourire disparait, la langue devient pâteuse et un gout amer remonte dans sa bouche.

Nàtt, qui continue son inspection des lieux, choisi le bon moment pour examiner le banc, lui volant des caresses distraites au passage.  

-  Plusieurs reptiles produisent des anticoagulants, ajoute-t-elle pensivement à ses commentaires. En parlant de liquéfier le sang, Victoria pense à la flasque cachée dans la pochette intérieure de son veston.  Elle glisse la main dessus, sentant les angles arrondis sous le tissu et elle hésite… mais, après tout, sa journée d’enseignement est terminée… Et comme ils sont à l’infirmerie, sa journée de chevalière aussi. Elle se tire finalement une petite gorgée pendant que Danaé a le dos tourné. Quant à Cy, elle lui en offrirait bien une traite également, mais pas avant qu’il cesse de saigner à profusion.


Avatar fait à partir d'une œuvre de Pheberoni.
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Jeu 28 Fév - 13:50

Home is made of love, dreams and warm pancakes
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Danaé

Ne pas s'énerver.
Inspire.
Expire.
Ne pense pas à toutes les bactéries que le chien va inévitablement mettre de partout.

"Ça s'appelle une blessure."

Je rétorque, sans même me tourner de mon armoire à pharmacie où je récupère tout ce qu'il me faut pour réaliser un joli bandage au grand blond grognon qui vient de se plaindre qu'il a mal. Mes doigts survolent un rouleau de sparadrap rose vif mais ne le saisissent finalement pas quand il rajoute que sa blessure ne coagule pas.

"Montre…?"

Je fronce les sourcils et laisse mon matériel en vrac sur une petite desserte en métal, le rejoignant à grands pas pour me saisir une nouvelle fois de sa main. Le sang coule toujours autant, toujours aussi rouge.
Heureusement qu'il n'avait été mordu qu'à la main.

Ok. C'est le moment de vraiment faire abstraction du chien, même si je peux l'entendre renifler. Je prends le temps d'inspirer calmement, pour me détendre et faire le vide, puis j'observe sa blessure une nouvelle fois, plus longuement. Le temps de laisser la réponse venir à moi.
Ça y est, je sais ce que je dois faire.

"Assieds-toi, j'en ai pour un instant."

Je tire d'en-dessous du bureau la grosse besace en cuir qui me sert de sac à main, virant sans ménagement un haut et un bas de rechange, une trousse à motifs de maquillages divers, un paquet de serviettes, un paquet de tampons, pour enfin commencer à sortir quelque chose d'intéressant.

Un livre d'amour, dont plusieurs pages avaient été remplacées par des indications pour utiliser le contenu de la pochette suivante que j'ouvre et dont j'étale le contenu.

"Si l'un de vous deux est un expert en potions, c'est le moment de le signaler parce que j'ai beau être très très douée pour suivre des recettes, ce n'est pas quelque chose que je fais souvent."

Lançais-je, à tout hasard, alors que je feuilletais déjà le livre pour trouver celle qu'il me fallait. Je tombais rapidement dessus et rassemblais les ingrédients d'un côté du bureau en parcourant la page des yeux, écartant les autres.
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