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La société de l’étoile du soir aurait tenté de recruter un chevalier. Soyez sur vos gardes.
Le QG est étrangement vide depuis le début de la mission d'infiltration au Canada.
Attention aux pluks : ils sont en plein rut et suspicieusement affecteux. Eurk.
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Corrupt Vitality

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Dim 12 Aoû - 14:05

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Habitation permanente : Un appartement à Old Fyre
Occupation : Chevalier à temps plein
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Des pas dévalèrent le sol de la forêt, accompagnés par des lourds souffles erratiques. Yermolai s’accota contre un arbre, se réfugiant auprès d’une écorce dure et rugueuse. Haletant, il secoua sa veste pour faire de l’air. De sueurs froides perlèrent de son front, venant tremper son visage irradiant de chaleur. L’odeur des pins atteignit son nez, donnant accès à l’humidité qui se colla avec plaisir dans sa gorge. Ses mains contre ses genoux, il vomit le peu qu’il avait mangé de cette journée. Un liquide chaud et collant ruissela sur sa peau, suintant à travers ses doigts. Comme le goût de sel et de fer s’écoulèrent de sa bouche, il réalisa. Cette mission était un échec complet.

Une force irrégulière serra sa poitrine, entravant sa capacité à crier à l'aide –ou à crier tout court. Il prit une grande inspiration, laissant une bouffée d’air rafraîchir ses poumons. Il plissa les yeux, essayant de regagner sa vision qui s’estompa. Son entourage se brouilla alors qu’il soupira. Il ne savait plus où il était, ni même s’il était encore dans le sanctuaire. Au moins, ce dernier fût relativement tranquille, ne serait-ce que le chant des grillons résonnant parmi la végétation. Yermolai n’avait clairement pas de temps à perdre; il avait absolument besoin de renforts! Mais, l'aide était introuvable et l’hôpital le plus proche se situait sûrement à des kilomètres de sa position.

Un groupe d’oiseaux vola bruyamment dans le ciel. Le chevalier se résolut à le suivre, se disant que ces volailles pourraient bien lui montrer le chemin. Au travail, il fût plutôt un homme de stratégie; comparant toutes les options possibles avant d’entreprendre une action. Par contre, ceci fût une situation désespérée: un seul faux pas et sa survie serait en plus grand danger! Il commença donc à marcher, restant aux aguets en surveillant le monde autour de lui. Visiblement, il ne pouvait plus continuer dans cet état, encore moins connaître le chemin vers la sûreté! Mais, il le poursuivit quand même, déterminé à survivre –ou n’était-ce que la folie prenant contrôle sur son âme?

Ses jambes s’engourdirent à mesure que le temps passait, empêchant l’aventurier de mettre un pied devant l’autre. Ses bras étaient inutiles: ils ne firent que pendre mollement dans le vide. Yermolai se sentit impuissant face à sa défaite. Qu’adviendrait-il s’il arrêterait de marcher? Qui trouvera son corps, perché sur un rocher commun? Ou serait-il dévoré par une créature quelconque? Le russe ne voulût pas penser à la mort, mais celle-ci s’incrusta dans sa conscience, n’éprouvant aucun désir de le lâcher. Pouvait-il vraiment succomber à la douleur? Qu’en était-il du travail à terminer, de ses valeurs?  

Le jeune homme s’immobilisa. Une chaude sensation monta à l’intérieur de lui. Il sût ce qu’il allait se passer. Toute son énergie restante était concentrée à observer les oiseaux se disperser. Dans la noirceur de la nuit, il sourit, apaisé.

Il n’avait plus besoin de courir maintenant.

Tandis que le monde bascula devant ses yeux, Yermolai s’effondra, étourdi… et vaincu.


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Jeu 23 Aoû - 22:51

Le hasard aime la fortune
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Habitation permanente : Son appartement à la frontière canadoaméricaine
Occupation : Docteur médical dans un hôpital canadien, pas très loin de Four Pines
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Alea avait commencé à courir avant même qu’on ne fasse appel à elle.

Quelques minutes plus tôt, un chatouillement lui avait agrippé les orteils avant de ramper tout le long de ses jambes, grimpant lentement jusqu’à saisir sa gorge telle une main acérée; cette offense maléfique agressait ses sens, manquant de la faire suffoquer le temps de s’habituer à son oppression. Déstabilisée, elle n’avait pas pour autant manqué d’entendre les cris lointains de l’ambulance qui s’infiltraient par la fenêtre de son bureau.

Elle avait émergé dans le couloir avec hâte, bousculant même des collègues qui auraient pu s’en offusquer si le son de leurs téléavertisseurs ne les avait pas aussitôt lancés à sa suite.

Yermolai n’avait pas été admis depuis une minute qu’on le précipitait vers une salle privée à cause de sa forte fièvre et des fluides sombres qui coulaient par toutes ses muqueuses. Lorsqu’Alea arriva sur sa trajectoire, plusieurs médecins et infirmières perplexes couraient déjà aux côtés de sa civière ; elle rejoignit la meute sans intervenir, observant tout en s’habituant à la réalité qui se déformait autour de lui. Autant elle le voyait clairement, pâle et abimé, étendu sur le lit roulant ; autant son sens magique supplémentaire percevait la noirceur qui émanait de lui, les couleurs sordides qui ondulaient sur sa peau, l’odeur soufreuse de la magie noire qu’elle seule pouvait sentir et qu’elle n’aurait pu comparer à rien appartenant au monde commun.

Une fois le groupe arrivé dans la chambre, Yermolai fut installé dans un lit simple. Autour de lui, les médecins bourdonnaient, essayaient de prendre ses signes vitaux avant qu’il ne commence à convulser, puis à vomir de la bile noire bouillante et pestilentielle. La chambre se vida presque instantanément et ceux qui demeuraient étaient en panique. Alea, pour sa part, était autant fascinée que répugnée, attirée comme par un phare ténébreux dans une nuit trop claire, réticente, mais forcée vers les distorsions concentrées autour de lui. Alors qu’autour d’elle tout tremblait et s’effondrait, elle était calme et solide comme une tour. Elle tourna l’homme sur le côté pour qu’il ne se noie pas dans le liquide qui jaillissait toujours par sa bouche.

Elle n’avait pas vu de maléfice comme celui-ci depuis des années... Des centaines d’années. Elle était presque admirative de sa puissance, presque nostalgique du temps où elle aurait elle-même pu le confectionner avec les ressources illimitées qui, malheureusement, n’étaient plus à sa disposition.
Elle se tourne vers ses collègues et exigea d’eux qu’ils sortent. L’un pour aller chercher un concierge, un autre pour de l’équipement et le dernier pour une prescription. Malgré que ça ait été des tâches pour des auxiliaires, ils étaient tous bien trop heureux de l’écouter et Alea referma la porte derrière eux. Bien que contre tout protocole, elle avait besoin de quelques instants seuls avec lui avant qu’il ne soit trop tard.

Elle l’attrapa par le crâne, sa paume couvrant ses yeux et une partie de son front avant de marmonner quelques mots. Sous son sarrau, elle sentit des perles – bijoux où elle entreposait ses réserves personnelles – vibrer avant que chacune d’entre elles n’explose. En temps normal, elles se seraient juste fissurées, émiettées à la limite, au lieu de quoi elles avaient projeté leurs éclats avec assez de force pour abimer son vêtement et égratigner sa peau. Elle était d’autant plus surprise de la quantité d’énergie requise, et du fait que, malgré tout, l’étranger ne soit pas sorti du bois.

Pour l’instant il avait arrêté de produire des flots de noirceur et il était stable, peut-être même assez pour se réveiller, mais Alea percevait toujours des ombres sinueuses qui rodaient sur lui. Les symptômes seraient à découvrir, car, malheureusement, elle était complètement à sec et aurait besoin de passer dans son antre avant de continuer son intervention. En attendant, ses collègues et le concierge arrivaient tandis qu’elle feignait d’utiliser son stéthoscope.
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Dim 2 Déc - 14:49

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Courir, courir, courir.

Courir vers la falaise qui s'approchait. Rendu au bord du précipice, Yermolai s’envolerait, attaché au bout du fil le connectant à un groupe d'oiseaux au loin.

Courir avec les souvenirs qui resurgissaient, lui donnant la motivation d’avancer, de ne pas baisser la tête. Il se remémora de son enfance, serrant les poings tout en attendant un énième retour de son père, mais aussi son adolescence, quand la main de Veronica le rassurait, mais lui causait tant de souffrances.

Courir loin de la vitesse grandissante de la mystérieuse vague noire. Inexorable, son poison se rapprochait à grand pas. Et lorsqu’il l’atteindrait… Le jeune homme ne pouvait essayer de s’en échapper sans son dernier plan.

Il n’aurait pas dû se tenir si proche de l’artéfact. Il était réputé pour être dangereux, mais dans l’instant, un déclic lui fit perdre la notion de prudence. Était-il condamné à rester imprudent et impatient? Peut-être que oui, car importe le nombre de fois qu’il se promettait d'arrêter, importe les avertissements d’autres chevaliers, il s’était précipité à l’opportunité sans autre pensée pour les conséquences.

Ainsi, Yermolai crût mourir à Four Pines.


***

L'air traversant les évents bourdonnait à travers la pièce. Le bip d’une quelconque machine retentit à chaque seconde que le slave se réveillait. Plusieurs voix aux intonations différentes bruirent autour de lui. Même faibles, ce fut toujours rassurant de les entendre, puisqu’au moins savait-il qu’il était bel et bien en vie. Loin de vouloir mourir, il eût la sensation de revenir d'un meilleur –réparateur–, mais tout aussi troublant sommeil où il… voulait s’envoler? Par où, déjà? Il ne pouvait s’en souvenir. Et où était-il placé? En sécurité, espérait-il, tandis qu'il se reposait sur cette surface lisse et plate, largement plus confortable que le sol parsemé de divers plantes et roches.

Désormais, il n’était plus dans la forêt.

Voulant ouvrir les yeux, Yermolai geignit face à une lumière trop brillante. Ne cherchant pas à gâcher trop d'effort pour rien, il se résout donc à garder ces premiers fermés. Il toussa alors une, deux, plusieurs fois pour signaler sa présence. Interloqué, un individu s’approcha de lui et pris son pouls. Le jeune homme aurait voulu lui parler, recevoir des réponses, mais à peine eût-il exprimé une syllabe que l’autre bondit hors de la pièce.

Quelques trop longs instants plus tard, une autre présence entra dans la salle. À cause de sa cécité, le russe percevait à la place une noirceur infinie rebondissant des murs jusqu'à couper son souffle. Ses muscles se tendirent pendant qu’une goutte de sueur froide descendit sur son visage. Par contre, avant qu'il puisse se ressaisir, l’aura disparût d'un coup, laissant une grande confusion et des milliers de questions animer son cœur qui battait maintenant à tout rompre.

« Où… où suis-je? »

Demanda-t-il d'une voix plus rauque et tremblotante qu’il ne l’aurait souhaité.


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