Anya

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Mer 10 Mai - 21:23

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
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Anya



Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. - Victor Hugo

Fiche signalétique

 

Prénom : Anya
Origines et nationalités : Russe, née au Québec
Race : Humaine
Âge : 15 ans
Genre : Féminin
Orientation : À déterminer

Taille : 167cm
Couleur des cheveux : Blond
Couleur des yeux : Vert
Traits particuliers : Elle a plusieurs cicatrices, le nombre 0408 grossièrement tatoué  sur un bras, des cornes semblables à celles d’un bouc et deux ailes de chauvesouris greffées dans le dos.

Dossier de l'ordre

Langues parlées : Le français, l'anglais et quelques bribes de féérique

Habiletés : Anya est capable de voir les créatures magiques sans devoir consommer de produits magiques. Autrement, bien que ses ailes ne lui permettent pas de voler, elles la rendent capable de planer sur de courtes distances. Finalement, à cause de son automédication, elle a développé quelques compétences dans le domaine des potions (Niv. 1).

Qualités prédominantes : Franche - Empathique - Créative - Philosophe

Failles notables : Impulsive - Nonchalante - Paresseuse - Obstinée

Note particulière : Toujours considérée comme une mortelle, l’ordre lui confère un statut particulier en considération de son passé tumultueux. Elle est à éloigner de tout conflit.

Historique

Un voile noir se lève à l’horizon. L’urgence presse les pas, effaçant sa beauté à la nuit. Un groupe de personne progresse dans le port d’Archangelsk. Le silence pesse sur ces clandestins qui chevaucheront les vagues dans une grande cage de métal, cherchant une terre promise en ce vaste pays qu’est le Canada. Les conditions de la traversée rappelleront des négriers du dix-neuvième siècle. Un idylle bien loin de la réalité pour un jeune couple, futur parent de la jeune Anya, qui étaient alors traités comme moins que des animaux. Ainsi, c’est, dès le départ, dans l’adversité, que leurs qualités de parent furent éprouvées, et à succès... Du moins, jusqu’à la huitième année de la jeune fille.

En effet, quelques mois après que les huit chandelles furent soufflées par la petite que sa vie prit un tournant dramatique : une bifurcation sur un chemin tabou dans le monde occidental.

Enlevée faute de méfiance, la jeune demoiselle ne fut consciente de sa captivité que pendant de très courtes minutes avant d'enchainer les doses de sédatif qui l'auront fait parcourir tout le pays. Vendue aux enchères, son âge et ses longs cheveux de paille firent un tabac, ainsi, le vainqueur de ce combat abject fut nommé, et sa livraison eut lieu.

Peu nourrie, hydratée de force, la fille-marchandise se réveilla finalement dans une pièce dont la blancheur éprouvait ses yeux somnolents, mais une série de clignements et quelques secondes de frottement les rendirent à nouveau fonctionnelles. Les deux émeraudes observèrent le grand miroir sans teint qui faisait la moitié de la hauteur d’un mur complet... Et qui en aurait fait la longueur totale si cela n’avait été de la porte verrouillée. Contre ce même mur, il y avait une petite table et une chaise transparente, qui, avec le modeste lit, laissaient peu de place libre dans la cellule.

Cette prison stérile servait les dessins d’un scientifique pratiquant ce qu’il appelait de la magicogéni, ou encore de la biomagie. Nom mis à part, le tout se définissait bien par le délire narcissique d’un homme se prenant pour dieux. Cet homme créait des espèces artificielles, des croisiers d'animaux, des créatures magiques, et, son dernier projet, d'humains, dans le but de tirer du projet de la contrebande de ces animaux rares. Au nom de cette science injuste, Anya subit une multitude de mutilations, laissant des séquelles, et encore plus des psychologiques que physiques.

Les résultats laissèrent souvent à désirer, laissant du scientifique un homme aigri dont les expériences ne fessaient écho qu’à un désespoir grandissant. Plusieurs sujets perdirent la vie, et tous les survivants perdirent leur humanité.

Aujourd'hui, des dizaines d'enfants, on ne connait que deux rescapés : Anya et Arthuro.

Arthuro fut pour Anya un ainé un voisin,  une voix familière et rassurante du temps de son humanité, mais dorénavant, il hante la bibliothèque d'Old Fyre, insensible à tout, sauf à une une mémoire infinie qu'il se doit de nourrir. Cheveux pâles, teint pâle, mais zébré de cicatrices martelées d'argile colorée, l'oeuvre finale ressemble à un oeuvre d'art rustique, mais d'une profondeur insuffisante.  

Les jours de captivité furent longs et douloureux, mais ses plaies se refermaient, fusionnant avec d’étranges choses. D'abord, ce fut les cornes : issues d'une espèce de caprinés magiques et permettant, de façon générale, aux humains de voir les créatures magiques en les utilisant comme lunettes. Ces objets biologiques furent implantés dans son crâne et connectés à son système sanguin, rendant son apparence moins humaine et lui permettant de voir en tout temps les créatures magiques. Ensuite, ce fut, dans son dos, les ailes parasitaires mues par une ailes-libre particulièrement grosse. Dans leur croissante, étendues sur plusieurs mois, ces ailes brimèrent grandement  l’enfant par leur poids considérable qui alourdissait son ossature ...Au final, Anya était un prototype beaucoup plus soigné qu'Arthuro, mais sa capacité à vivre son humanité était également disparue, ou, en tout cas, éphémère.

Leur bourreau entraina finalement sa propre déchéance à cause du dieu-pognon. Par besoin, il avait fini par vendre de façon peu discrète plusieurs créatures uniques à des collectionneurs... qui finirent par sentir l’arnaque et par mandater les chevaliers de l'aube de régler leurs ignares frustrations.

Le laboratoire clandestin finit par être découvert et ce qui put être récupéré fut relocalisé à Old Fyre. D’abord pris pour un couple d’humanoïdes, Arthuro et Anya furent finalement identifiés comme humains, laissant les chevaliers concernés horrifiés et sans voix face à cette éthique douteuse. Soigné et assuré d'une indemnisation à vie, le duo se vit offrir la promesse d'une vie paisible sur une ile paradisiaque, près du quartier général de l'ordre.

Alors qu'Arthuro semblait dès le début paisible, Anya était, pour sa part, souvent en colère. Cet état de rage  permanent fut d'abord attribué à son passé dramatique, mais finalement, les spécialistes chargés de sa réhabilitation comprirent que la jeune femme, depuis la naissance, était dotée d'un don d’empathie, et que c'était désormais seulement par celui-ci qu'elle pouvait ressentir des émotions complexes. Il fut décrété qu'il serait mieux de la laisser à l’écart, dans une maisonnette avec commodités, et avec des visiteurs sains d'esprits occasionnels.

Anya a, de son côté, fini par trouver une nouvelle façon de ressentir le monde : d'ingénieuses potions, des émotions en bouteilles, qu'elle pourrait mélanger et consommer afin de se sentir normale. Mieux que normal : bien.

Une petite dose de bonheur ici, d'hilarité par là...Tout devrait bien se passer. N'est-ce pas ?


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