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La Mer des Découvertes

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Dim 11 Fév - 16:40

Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement
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Si doux, ronronnant auprès de moi...
 
 Je me réveille doucement après quelques heures de trafic. Nous sommes arrivées à Old Fyre, un lieu que je n’aurais jamais songé que j’irai un jour. Victoria sort et se dirige vers un garçon portant une simple chemise blanche et des jeans. J’ouvre la porte, sortant de la voiture chaude.

 Prenant un moment pour apprécier l’air frais et l’odeur de la mer, je m’étire et jette un regard vers le soleil haut dans le ciel, ce dernier semble avoir l’allure turquoise. Je secoue la tête ; c’est peut-être la fatigue qui s’installe en moi, me faisant incapable de rien voir. Frottant mes yeux, je profite d’une architecture récemment modernisée composée des teintures de rouges et de beiges, de toitures circulaires entourées de verdure. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir d’aussi belles choses, du moins en profiter. Victoria m’avait dit que la ville n’est pas plus grosse qu’un quartier, donc je devrais trouver mon chemin facilement.  

 Lorsque je décide finalement d’arrêter d’admirer le paysage, je saute du bateau et manque de tomber à la renverse en voyant l’homme, me réveillant soudainement. Comment se peut-il?
Derek?

 Impossible, il n’a pas les cheveux bleus. Il les a peut être teint. Cela faisait au moins 5 ans depuis que je l’ai vu, il devrait forcément y avoir un changement quelconque. Ignorant cette pensée, je me présente, un petit sourire accompagnant mon visage, ma peau rougie par le soleil.

-Je...je m’appelle Dalia.

 Damn, je suis encore plus timide que jamais; ca va totalement m’aider à me faire des amis.

Et si ce n’est pas lui?
 
 Je lui tends la main en essayant de reprendre mon contrôle, de ne pas le serrer dans mes bras par mégarde.
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Lun 12 Fév - 16:17

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C'était étrange d'avoir un travail. Tullio avait passé la majeure partie de sa vie sans subir les contraintes auxquelles la plupart des gens étaient soumis. Tout d'abord parce que, comme tout le monde, il avait été un jeune enfant. Puis, après quelques années d'école, il avait eut droit à des cours à domicile qui laissaient plus de place à la souplesse… et auxquels il n'avait porté aucun intérêt. Sans sa mère, il aurait probablement passé ses journées dans son lit, à regarder le plafond. Puis il avait quitté le domicile familial et, à partir de là, était complètement sorti du système.

Et maintenant il lui fallait s'assurer d'être debout et opérationnel à certaines heures. D'être présentable chaque jour, ce qui impliquait de changer de vêtements à intervalles réguliers et d'être irréprochable sur son hygiène personnelle qui, jusque là, avait laissé à désirer.

Toutes ces obligations, pour aller travailler à l'Aquarium. Il était d'ailleurs en chemin, avec pas mal d'avance comme à son habitude, quand il se retrouva face à une demoiselle qu'il n'avait jamais vue.

"Euh… bonjour Dalia, moi c'est Tullio."

Répondit-il, un peu circonspect, mais serrant néanmoins la main qu'elle tendait vers lui. What the fuck? Un coup d'œil aux alentours, pour s'assurer que ce n'était pas un canular, lui fit croiser le regard de Toria qui lui articula silencieusement quelque chose du genre "Je te la confie" en lui désignant la demoiselle.

Tullio baissa les yeux sur elle puis remonta aussitôt vers la chevalière, s'apprêtant à lui crier qu'il était hors de question qu'il joue les nounous lorsqu'il se rendit compte de deux choses. La première, c'était qu'un refus ne serait pas admis compte tenu de la façon dont Toria s'en allait sans un regard en arrière. La seconde, c'était que ça impliquait qu'elle lui faisait confiance.

Victoria lui faisait confiance.

Un peu abasourdi, il contempla pendant plusieurs secondes la gracieuse silhouette qui finit par disparaître au coin d'un bâtiment et le retour à la réalité fut brutal.

Lillian allait le tuer s'il avait ne serais-ce qu'une minute de retard.

"Euh…"

C'est ça, elle va me prendre pour un débile, pourquoi j'arrive jamais à parler quand il faut?!

"Je suis supposé t'emmener quelque part? Non parce que, euh… j'allais bosser, là… Et, euhm… ma patronne va m'étriper si je suis en retard."
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Jeu 15 Fév - 17:26

Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement
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Ma respiration s’accélère, manquant de m’effondrer de justesse. T-tullio? Ce n’est pas lui...
Bon. On est ici, il ne faudrait pas ruiner le moment pour une déception mineure. On est là pour étudier des créatures magiques. Il faut alors profiter du présent, d’un nouvel environnement. De toute façon, son expression surprise était une indication de stress; pas de quelqu’un qui me connaissait.
 Ça devrait être angoissant de prendre soin de quelqu’un qu’on n’ait jamais vu. Pendant ce temps là, on se sent comme une baby-sitter, ou un père, qui n’ai jamais vu sa fille auparavant, doit soudainement s’en occuper.

-
On était encore en Espagne, et un nouvel élève arriva à l’école. Il était un peu comme moi; timide, mal à l’aise et maladroit. Heureusement, Derek était là pour s’occuper de moi; et de lui aussi.
À la première pause, il s’arrêta près de mon casier. Derek s’éloigna de moi et chuchota quelque chose à l’oreille du nouveau. Il se retourna, me salua, et partit. L’inconnu m’adressa la parole : l’autre avait une pratique de basketball et me confia pour lui visiter l’école. Il disait aussi que mon ami appréciait ma gentillesse et mon hospitalité quand il était en train de s'intégrer dans mon établissement. Donc, logiquement, c’était au tour du garçon nommé « Germán » de se réfugier sous mon aile.


-

 Après avoir serré ma main, Tullio se fige et fixe Victoria, s’apprêtant presque à la pourchasser. Il racle sa gorge et se retourne vers moi, m’adressant la parole encore une fois. Il me demande s’il devrait m’emmener quelque part et m’explique ce qui devrait être la raison de son anxiété.

-Nonon, ça va... En fait, je suis censé aller à mon appartement, mais je ne comprends rien aux directions, dis-je en lui montrant la carte qu’on m’a assigné.

 J’ai tenté de la consulter plusieurs fois, mais je n’ai jamais pu comprendre le sens de toutes ces routes et ces bâtiments. J’ai voulu demander le chemin à Victoria, mais j’avais peur qu’elle se fâche contre moi et de me mettre dans l’embarras encore une autre fois. Maintenant que j’y pense, elle n’est peut-être pas le genre de personne qui se vexe à une situation de moindre importance. Je prendrai mon courage à deux mains pour lui faire un peu plus confiance.

-Pourrais-tu aussi essayer de trouver mon appart’?

 Je fouille dans ma poche et sort une petite clé en bronze, décidant si je devrais la laisser dans ma main ou lui donner. J’ouvre ma bouche pour dire quelque chose, mais je la referme aussitôt.
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Sam 24 Fév - 15:31

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L'espace d'une seconde, Tullio ferma les yeux et il ne parvint pas à réprimer un léger soupir de soulagement à la réponse de Dalia. Dieu merci, il n'était pas dans l'obligation de l'emmener quelque part. Cependant, il haussa un sourcil lorsqu'elle expliqua ne rien comprendre aux directions qu'on lui avait données. Pourtant Old Fyre n'était pas si grande? Un peu perplexe, il vint se poster aux côtés de la demoiselle pour jeter un coup d'œil à la carte qu'elle tenait entre ses mains.

"Attends, je crois que j'ai compris d'où vient le problème."

Fit-il, en la lui prenant avant de la faire pivoter d'un quart de tour sur la gauche avant de la lui remettre entre les mains.

"Voilà, ça devrait aller mieux. Regarde, on est ici, juste au coin de la rue."

Indiqua Tullio, en tapotant son index sur la carte à l'endroit où ils se trouvaient. Avec sa carte dans le bon sens, il n'y avait aucune raison qu'elle ne parvienne pas à trouver. Il s'apprêtait donc à s'excuser auprès de la jeune femme lorsqu'elle lui demanda s'il pouvait trouver son appartement.

"Ben, euh…"

Le jeune homme glissa une main dans ses cheveux, les ébouriffant machinalement, se mordant légèrement la lèvre inférieure parce qu'il ne savait pas s'il devait refuser ou accepter. D'un côté, c'était Toria qui lui avait confié la demoiselle. Ce qui devait donc impliquer qu'elle arrive saine et sauve à son appartement. Mais, de l'autre côté, il n'osait même pas imaginer ce que Lillian lui ferait s'il arrivait en retard. Le souvenir de l'altercation qui lui avait valu son poste restait vif.

"Montre?"

Fit-il néanmoins, lorsque Dalia lui brandit une petite clé en bronze. Il la prit délicatement, pour pouvoir l'observer de plus près sans avoir besoin de se pencher puis la lui rendit avec un sourire.

"En fait c'est pas une clé d'appartement. Ca, c'est la clé d'une des chambres à l'Aquarium."

Expliqua-t-il, en désignant l'objet qui reposait dans la main de la demoiselle.

"C'est là que je travaille! Je vais t'emmener, c'est pas très loin."

Tullio fit un pas en arrière avant de pivoter, faisant signe à Dalia de le suivre. Il attendit qu'elle le rejoindre, puis se mit à marcher en faisant attention à ne pas la semer avec ses grandes jambes.

"Du coup, qu'est-ce qui t'amène à Old Fyre si c'est pas indiscret?"


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Sam 24 Fév - 17:28

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Tout devient clair à présent; la carte était tournée du mauvais bord. Maintenant, je sais pourquoi les routes devant moi n’allaient pas avec celles du plan. Laissant un petit rire s’échapper, je m’excuse auprès du pauvre Tullio qui était présent face à mon idiotie.

-E-excusez-moi, je n’avais aucune idée comment j’ai pu être aussi...

Ce n’est absolument pas le moment d’être négative avec un étranger. Il pourra peut-être mal penser de moi si je me comporte ainsi! Je racle ma gorge, notant à l’intérieur de moi de faire bien attention à ce que je dis...
L’homme, nerveux, passe sa main dans sa chevelure familière avant de s’avancer inconfortablement vers moi.

-Montre?

Huh? Lui montrer quoi? Tullio prend ma main, celle qui détient la clé. Je lui rends l’objet en métal, mais il me le redonne immédiatement.

-En fait, c’est pas une clé d’appartement; c’est une des chambres à l’Aquarium.

C’est quoi, au juste, l’Aquarium? J’imagine que c’est une sorte d’auberge où des touristes (ou des consultants) temporaires iront rester pour une durée limitée. Bien sûr, on ne donnera pas une maison complète avec une hypothèque à quelqu’un qui ne visite que pour quelques secondes! Cela va de soi...

-C’est là que je travaille! Je vais t’emmener, c’est pas très loin, continue-t-il en tournant à droite.

Je le suis, prêtant attention à ne pas marcher trop rapidement –ni trop lentement-. Ma mère disait que ce n’était pas distingué et élégant de trotter incorrectement.

-Qu’est-ce qui t’amène à Old Fyre, si c’est pas indiscret?

-Oh, uhm...

Je m’arrête un instant, au beau milieu de la rue, réfléchissant à sa question. Au bout d’une éternité, je me retourne vers mon accompagnateur, me demandant s’il aurait encore du temps à perdre sur une fille timide comme je suis.

-On m’avait invité pour aller étudier des créatures magiques. Je planifiais d’aller à la bibliothèque après avoir déposé mes affaires dans ma chambre.

Je prends une pause, mordant ma lèvre inférieure. Ma réponse préparée, je lui fais face, m’encourageant à ne plus avoir peur des gens et de l’incertain.

-Aimeriez-vous m’accompagner jusqu’à la bibliothèque après que j’aurai vidé ma valise? Je comprendrai si vous ne seriez pas disponible à cause de votre travail... ou serez-vous volontaire après?

Au bout d’un moment de silence, je me surprends à soupirer. Je ne devrais pas perdre mon temps à attendre quelqu’un pour une raison aussi minable, et cela va de même pour une personne qui - à mon égard, n’apprécierait peut-être pas d’être en retard à son boulot à cause de moi-  attend une parfaite inconnue pour la guider vers un endroit où elle est censée savoir la localisation. Avec ma carte, je devrais sûrement me retrouver au quartier général. Réalisant que mes jambes n’avaient pas bougé d’un centimètre depuis ma bouche ouverte, je m’avance de quelques pas, m’assurant que Tullio est bel et bien à côté de moi.

Est-ce que je me suis arrêtée pendant tout ce temps de bavardage?

Je chuchote d’une manière incompréhensible un « olvídalo » avant de jogger de plus en plus vivement, jetant un regard derrière moi.

Et effectivement, il me suit encore.
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Jeu 1 Mar - 6:52

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Tullio fit encore quelques pas avant de s'apercevoir que Dalia s'était arrêtée de marcher et ne le suivait plus. Perplexe, il fronça légèrement les sourcils et s'avança à nouveau vers elle, s'apprêtant à lui demander si elle s'était fait mal lorsqu'elle se mit à parler.

"Je te montrerais où elle est sur ta carte."

Fit-il, avec un léger hochement de tête, lorsqu'elle lui parla de la bibliothèque. Puis, il fit un pas de côté pour se remettre en route, se figeant dès qu'il constata qu'elle n'avait manifestement pas l'intention de le suivre. Lorsque la jeune fille lui demanda s'il voulait bien l'accompagner à la bibliothèque, il commença par se sentir coupable parce qu'il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas l'accompagner et que non seulement Toria la lui avait confiée mais en plus il n'aimait pas l'idée de la laisser se promener seule dans la rue. Il allait forcément lui arriver une tuile, à cette petite.

"Ca aurait été volontiers, mais j'aurais pas le temps avant mon service. Et je sais pas si ça sera encore ouvert quand j'aurais fini, je fais la fermeture ce soir."

Tullio commençait à se sentir agacé par la situation. Il aurait fait n'importe quoi, pourvu que la chevalière le lui demande, mais si Dalia y mettait de la mauvaise volonté il n'y pouvait rien. L'accompagner jusqu'à l'Aquarium, aucun soucis, encore que si elle s'entêtait à rester immobile il allait finir par la planter là. Mais il ne s'était jamais engagé à quoi que ce soit d'autre et il n'avait pas à se sentir coupable d'avoir des obligations.

Et enfin, elle bougea. Il ne perdit pas de temps à lui demander pourquoi elle s'était immobilisée aussi longtemps et se contenta d'avancer pour reprendre la tête et lui montrer le chemin. Seulement, il ne s'était pas attendu à ce qu'elle se mette à courir et se laissa distancer quelques mètres avant de la rattraper facilement.

"Dalia, attends!"

Lança-t-il en arrivant à sa hauteur, avant de poser une main ferme sur son épaule pour la faire ralentir. Sans la lâcher, il ralenti l'allure jusqu'à marcher d'un bon bas et, enfin, cessa le contact physique.

"Pourquoi tu cours? C'est bon, pas besoin, je vais pas être en retard."

Enfin, il ne le serait pas uniquement si elle ne s'arrêtait pas une nouvelle fois. Du coup j'vais éviter de lui reposer des questions, hein.

"Faut juste plus qu'on traîne. En plus, j'préfère arriver avec cinq minutes de retard que dégoulinant de transpiration, et je suis à peu près sûr que ma boss aussi."

Il songea un instant à la réaction qu'aurait Lillian s'il arrivait après l'heure prévue et préféra arrêter d'y réfléchir. Mais il aurait probablement moins de chances de passer à travers la porte pour un retard que s'il empuantissait tout le bar.

"T'en fais pas pour la bibliothèque, elle est pas dure à trouver et avec ton plan faudra juste te rappeler de bien le tourner au fur et à mesure."


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Ven 2 Mar - 17:06

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L’air qui passe par à travers mes cheveux me rafraîchi. L’énergie et l’adrénaline qui parcourent mon corps me motive plus que tout à trouver ma chambre provisoire. Ça fait du bien de courir et de m’enfuir de tout contact humain encombrant. Une main s’agrippe à mon épaule, me forçant d’arrêter mon échappement soudain.

-Pourquoi tu cours? Je vais pas être en retard.

-Oh! Excusez-moi, je me sens un peu... étrange en ce moment. J-je... parfois... des instincts...

Haletant, je profite de ce temps de pause pour me revigorer après ce stop. Je n’y crois pas, je suis en train de m’excuser pour un acte insolite que je viens juste de faire. Je t’avais bien dit de cesser tes spasmes d’activités physiques, ils ne feront que nuire à tes relations humaines. Je m’éclaircis la gorge et mon cerveau se rempli de mots à qui je pourrais transformer en phrases cohérentes, comparativement à d’autres moments.

-Parfois, un manque d’activité physique provoque des impulsions chez moi. Comprenez-vous, je suis un peu claustrophobe et je ne supporte pas trop d’être enfermée dans un petit espace pendant plus de quelques heures. Alors, j’ai besoin de bouger un peu pour me remettre d’aplomb.

Un soupir s’échappe à la suite de ce paragraphe de dialogue. Tout en souriant, je prends une bouteille dans mon sac à main et j’en bois le contenu. Le commentaire de Tullio me rassure, même si je ne suis pas particulièrement dérangée par la sueur. Tout au contraire, je l’apprécie; cela signifie que mon organisme fonctionne à merveille.

-Faut juste plus qu’on traîne. Je préfère arriver cinq minutes en retard que dégoulinant de transpiration, et je suis à peu près sûr que ma boss aussi.

Son ton de voix, la manière dont il forme les mots, la façon où il transforme ses phrases... C’est étrange, il ressemble malgré tout à Derek tant en apparence qu’en attitude. Cela faisait tout de même longtemps que je ne lui avais plus adressé la parole, mais ça ne veut pas dire que je l’ai complètement oublié. Au contraire, le plus que je regarde Tullio, le plus que je vois Derek.

-La bibliothèque est pas dure à trouver, faudra juste te rappeler de bien tourner ton plan au fur et à mesure.

Il y a, par contre, une différence entre ces deux-là. Leurs accents ne sont pas du tout similaire.

-Oui oui, ne vous en faites pas, dis-je en ricanant. Je vais m’assurer de le faire. Tiens, ce n’est pas l’Aquarium, ça?

Un immeuble se dresse en face de nous, portant une enseigne vaguement familière.

L’Aquarium

-Je crois que nous sommes arrivés!

Enthousiaste, je prends subitement la main de mon accompagnateur avant de le guider vers l’intérieur. C’est véritablement stupéfiant; même si l’architecture à l’extérieur est semblable aux autres immeubles, celle interne est tout autre chose. Comme prévu, il y a un bar plein de clients et de boissons dans des bouteilles colorées. Des banquettes attachées à de tables de matériaux semblables au plastique nous permettront de nous assoir.

Par contre, un phénomène se démarque de toutes les autres tavernes que j’ai visitées; des poissons volent dans toutes les directions, comme ils le feraient dans l’eau. Comment cela se peut-il? Les poissons convertissent le H2O en oxygène, assurant leur respiration et leur survie. Ils ne peuvent pas le respirer directement avec des poumons. Ou le font-ils?

J’effleure du revers de la main un saumon au motif complexe complémenté par la lumière du jour. Tullio lâche ma main et se dirige vers le comptoir. Coincée avec le dilemme de ne pas le retrouver et de laisser le poisson seul, je décide finalement de m’installer à coté de ce premier, posant mes coudes sur le métal froid de la planche. Je sors ma clé une dernière fois, mais je la remets immédiatement dans ma poche lorsque qu’un fracas de verre se fait entendre.
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Lun 5 Mar - 8:29

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Cette fille était vraiment, vraiment bizarre. D'abord elle s'arrêtait sans prévenir au milieu de la rue et bordel, heureusement qu'Old Fyre est pas très fréquentée puis il y avait cette histoire de claustrophobie et d'instincts? D'impulsions? Bref, de cette chose qui avait fait qu'elle s'était mise à courir, là aussi sans prévenir, et qui laissait Tullio plus que perplexe.

Et maintenant, le pompon sur la cerise du gâteau, elle ricanait parce qu'il essayait de l'inciter à la prudence. J'te rappelle qu'il y a moins de dix minute t'étais pas foutue de mettre ta carte dans le bon sens alors te fout pas de ma gueule. La seule chose qui l'empêchait de la planter là, avec quelques mots bien sentis, c'était ce que penserait Toria de la situation.

"Non, tu penses?"

Lâcha le jeune homme, son ton plein d'une ironie mordante, lorsque la demoiselle lui signala qu'ils étaient arrivés. Elle le déconcerta une fois de plus en lui saisissant la main et il en fut tellement déstabilisé qu'il se laissa entraîner avant de profiter de la distraction qu'offraient les poissons nageant dans les airs pour se libérer de son emprise et filer vers le comptoir. Au moins elle n'oserait pas passer derrière, ou en tout cas il l'espérait, et ça aurait le mérite de le protéger de ses élans d'étrangeté. Il venait à peine de retirer sa veste en cuir que le bruit du verre brisé retentit, lui tirant un léger soupir.

"Je m'occupe de ça et je suis à toi, Dalia."

Prévint-il, avant d'aller dans la partie réservée aux employés pour y ranger rapidement sa veste et se saisir du matériel qui lui permettrait de nettoyer les dégâts. Fort heureusement, le verre en question était vide au moment de sa chute et les morceaux étaient suffisamment gros pour être facilement récupérés avec une pelle et une petite brosse.

"J'arrive tout de suite."

Réitéra-t-il, jetant les déchets dans un carton prévu à cet effet avant de ranger ses instruments et de se consacrer à Dalia.

"Suis-moi, c'est à l'étage."

Indiqua Tullio, avant de la guider vers les escaliers puis jusque devant la porte.

"Voilà, je te laisse t'installer. Quand tu seras prête à aller à la bibliothèque, passe au comptoir avec ton plan et je t'indiquerais où c'est mais là je dois filer. Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas!"

Il lui adressa un léger signe de la main, ça lui paraissait plus poli, avant de dévaler les marches deux à deux pour aller prendre son poste. On ne pouvait pas dire qu'il avait très envie d'encore avoir à faire avec elle, mais eh. C'était une cliente.


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Lun 5 Mar - 15:40

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Tullio, en 2 temps 3 mouvements, va à l’arrière du comptoir, prend une brosse et balaye tous les fragments de verre. Et il le fait sans même s’énerver! C’est un exploit que presque aucune personne ne peut réaliser. Franchement, moi-même je serais stressée à sa place. Ce ne sera pas tous les jours qu’un accident de même se produira... n’est-ce pas?

-Suis-moi, c’est à l’étage.

Un regard que je décide d’ignorer se fait sentir sur mon dos. Je marche derrière le jeune homme jusqu’à une porte en bois. Bien que vieille, une pancarte semble toujours être affichée à celle-ci.

Chambre
Ne pas déranger, sauf en cas d’urgence

C’est bien, au moins je n’aurais pas besoin de m’inquiéter rendue à l’intérieur. J’insère ma clé dans la serrure tandis que l’employé part en me saluant de la main. Je fais de même lorsque la porte s’ouvre. Parfait.

Bravo pour toi, tu as déverrouillé la claustrophobie (youpi)! Je m’infiltre dans une chambre étroite qui est si petite qu’il n’y a presque aucun espace pour se dégourdir les jambes; un lit simple est adossé contre un mur tandis qu’une armoire atteignant presque au plafond est collée contre l'autre. Posant mes bagages par terre, je m’effondre finalement sur le matelas. Ah! Bien que celui-ci soit inconfortable, mes yeux parviennent quand même à se fermer. Je m’endors doucement, lentement mais sûrement. Allez, juste pour cinq minutes...

***

Je me redresse immédiatement, mon cœur bat à toute allure alors que mon sang semble cogner contre mon crâne. Je devrais me souvenir encore la promesse de Tullio.

"Quand tu seras prête à aller à la bibliothèque, passe au comptoir avec ton plan..."


C’est vrai, je l’ai presque oublié, celui-là. Il est accueillant, mais il ne reste tout de même pas du moins étrange. Je veux dire, ce n’est pas tout le monde qui a l’air un peu... endormi. Il est plutôt distrait, mais il est parvenu à m’agripper avec une force incroyable et la gravité a fait en sorte que je ralentisse mes pas avant qu’il me rejoigne.

Tout en massant ma tête endolorie, je me dirige tranquillement vers le bar, mon parchemin en main.

-Eh, jolie fille, ça va?

Un homme, sûrement dans sa quarantaine, s’assit sur le tabouret directement à coté de moi.

-Qu’en penses-tu de *hips!* de...de....

-N-non, merci, ç-ça va...j-je ne v-veux pas...

Ce personnage grossier enroule son bras sur mon épaule avant de me tirer vers lui. Son haleine et son odeur gravement éthérées me donnent la nausée. J’aimerais vomir tellement il est répugnant.

-Hé toi-là, oui c’est ça, toi là-bas, prend-moi deux bières le temps que je fasse la- *hips!*

Il n’a même pas fini sa phrase quand sa tête se frappe contre le comptoir pendant que sa main s'est rendue déjà sur ma cuisse, cherchant le dessous de ma robe.

Un homme Un monstre, un étranger impur et pervers, assez ignoble pour oser chercher à toucher, à violer une pauvre femme sans défense, et ce, sans permission??

Puisque tu cherches la bagarre, alors je te la donnerais!

Je prends le flacon le plus proche et lui heurte le crâne déjà relevé. Avant que quelqu’un puisse faire quoi que ce soit, des larmes apparaissent à mes yeux tandis que je m’enfuis dans ma chambre. Assise contre une porte verrouillée, j’éclate en sanglots tandis que l’odeur de bière se propage partout dans la salle modeste.
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Ven 9 Mar - 8:59

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Il y avait du monde et, si Tullio n'avait pas su que l'Aquarium était effectivement le seul bar du coin, il aurait pu se demander si toute la ville s'était donnée rendez-vous là. Il avait remarqué Dalia qui était finalement descendue mais étant occupé avec un groupe de jeunes gens dont il prenait les commandes, ces fous avaient demandé à manger, il s'était contenté de lui adresser un signe de la main pour lui signifier qu'il l'avait vue.

Le temps qu'il finisse de noter toutes les boissons ainsi que les plats, je ferais peut-être mieux de les dissuader, il se retourna juste à temps pour assister à la main d'un homme, qu'il avait identifié comme étant déjà trop bourré pour qu'il continue à le servir, remontant le long de la cuisse de Dalia. Il resta figé un instant sous la surprise de se retrouver face à une telle situation, et la demoiselle en profita pour lui éclater une bouteille sur le crâne avant de s'enfuir en direction de l'étage. La scène était complètement irréelle et, peut-être pour la première fois de sa vie, Tullio tâcha d'agir de façon logique et professionnelle.

Ok, d'abord, vérifier si l'autre salopard est blessé ou pas. Fourrant son carnet de commande dans la première poche vers laquelle sa main se tendit, il alla donc rejoindre à grand pas l'ivrogne. Un rapide coup d'œil lui apprit qu'il ne saignait pas, et ce fut suffisant pour que le jeune homme l'empoigne et le foute à la porte sans ménagement. Maudits touristes! Il en profita tout de même pour l'avertir qu'il avait eut de la chance que ça ne soit pas la patronne qui s'en occupe, et qu'il avait plutôt intérêt à ne pas revenir.

Puis, nettoyer avant que quelqu'un se blesse en marchant dans le verre. C'était la deuxième fois qu'il y avait de la casse, mais en plus cette fois-ci tout le rez-de-chaussée empestait la bière. Il passa un rapide coup de balai à franges au sol pour éviter que les gens ne laissent des traces collantes partout.

M'occuper des commandes, m'excuser pour le retard et l'incident. Il fit aussi vite que possible et, regrettant un peu de ne pas avoir averti au sujet de la qualité déplorable de la nourriture, pris la liberté de glisser un bol de cacahuètes à la tablée de jeunes.

Et enfin, aller voir comment elle va. Tullio aurait voulu pouvoir y aller plus tôt, mais il pouvait difficilement abandonner toute une salle de clients pour discuter avec une seule personne.

"Dalia? C'est Tullio."

Appela-t-il doucement, après avoir légèrement frappé à la porte. Il se sentait coupable de n'avoir rien vu, de ne pas avoir su réagir à temps.

"Je t'apporte un thé. A l'hibiscus, je crois. J'espère que tu aimes."

Continua-t-il, en grimaçant légèrement à sa propre stupidité. Si elle n'aime pas, j'aurais vraiment l'air con.

"Je dois retourner en bas. Il n'est plus là, tu peux redescendre si tu veux, plus personne ne t'embêtera. Tu veux que j'appelle quelqu'un pour t'emmener à la bibliothèque? Je connais une fille, elle est vraiment sympa."

Il se sentait désemparé devant la complexité de la situation. Dalia voudrait-elle rester seule? Fallait-il seulement qu'il la laisse faire? Valait-il mieux qu'elle redescende maintenant, comme on se remet en selle après une chute de cheval, ou au contraire valait-il mieux l'éloigner autant que possible pour le moment? Il n'en savait rien, et il n'avait pas le temps d'y réfléchir, parce qu'il ne pouvait pas abandonner son poste pendant le temps qu'il lui faudrait pour démêler tout ça.


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Sam 10 Mar - 12:00

Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement
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Assise contre un mur, je ne peux m’empêcher de réfléchir à la situation des derniers jours. Premièrement, une inconnue s’introduit dans ma maison, mon chez-moi adoré, et dort paisiblement sur mon canapé pendant que je suis au travail. Deuxièmement, j’ai dû aller faire mes bagages rapido presto pour ensuite aller vers un lieu abritant des cconnaissances sur les créatures magiques. Troisièmement, elle me confie au sosie de mon meilleur ami de l’enfance sous le nom de Tullio. M’enfin, c’est quoi ce nom??? Quatrièmement, rendue à l’Aquarium où des poissons volent dans tous les sens, un autre homme ose me toucher. Je veux dire, j’adore les poissons et j’essaie d’être plus sociable, mais ma cuisse est hors-limites! Un maniaque assez fou pour être ainsi malintentionné peut-il sincèrement faire une chose pareille à quelqu’un? Je sens que je l’ai reçue, ma réponse... Je soupire. Je suis vraiment en train de devenir furieuse, ça n’a aucun sens! Bon. Respire profondément...

Non, mais tu te vois bien Dalia?? Que ferais-tu si tout cela soit un rêve, que rien ne s’est réellement passé?

J’arrête finalement de pleurer lorsqu’une voix familière s’adresse à moi à travers la porte. Après quelques grandes respirations, je m’y exfiltre, révélant des yeux irrités par la rage et une robe tâchée d’alcool. À ma grande surprise, c’est Tullio qui me donne une tasse toute chaude.

-Ah, m-merci beaucoup!

Je prends une gorgée de thé, mais la recrache immédiatement lorsque je me rends compte que j’aurais dû attendre qu’elle se refroidie. Un faible soupçon de canneberge reste sur ma langue brûlée et mes mains sont en train de cuire en dessous de l'assiette. Que penserait-il de la façon où j’agis?  J’espère qu’il n’aura pas de mauvaises idées...Cette réunion ne dure cependant pas longtemps. Il dit qu’il doit aller en bas, mais qu’il appellerait quelqu’un pour m’emmener à la bibliothèque.

-Oh non, pas besoin de l'appeller. J’ai pris un peu de temps pour étudier la carte, alors je n’aurais bien qu’à m’en servir correctement pour arriver à destination.

Malgré les rassurements du jeune homme, je ne peux  m’empêcher de m’inquiéter que quelqu’un d’autre puisse m’attaquer de la sorte.

-Donc... euh... Je vais vous laisser retourner en bas. Après tout, je n’aimerais pas vous interrompre! Vous devriez aller travailler; il y a sûrement des gens qui auront besoin de votre service. Je reviendrai par la suite vous redonner la tasse et partir.

Un moment de silence envahit le couloir. Dois-je sortir ou l’inviter à l’intérieur? Bien sûr que je ne peux pas le faire rentrer! En premier lieu, cette chambre est déjà trop petite pour moi, alors une personne de plus serait trop incommodante. En deuxième lieu, je viens juste de lui dire d’aller retravailler. Donc, si je l’invite, je me contredirais.

Pourquoi tout ça s’est passé? D’un simple verre cassé à échapper de justesse d'un viol... Je me demande ce qui serait passé si j’aurais accepté la demande du vieux, si je serais arrivée à sa chambre, si on ferait... non, je ne dois jamais accepter l’offre d’un inconnu terrifiant et soûl même si ma vie en dépendrais.

Je souffle légèrement sur la soucoupe encore brûlante dans mes mains. Je fais signe d’attendre mon guide pour déposer l’objet sur la table basse avant de revenir à l’entrée. Je vais tenter de briser ce silence encombrant une fois pour toutes.

-Où pourrais-je prendre une douche? Le contenu de la bouteille s’est déversé sur moi et j’ai grandement besoin de me nettoyer. Autrement, je répandrais l’odeur de la bière partout.

Je regarde par terre, honteuse d’avoir à m’expliquer pourquoi j’ai demandé cette question.

-D’ou viens votre nom? Il me semble...exotique.

Parmi toutes les sujets qu’il y avait à demander, tu as choisi de poser un des plus indiscrèts. Bon boulot! Et voilà que je m’acharne encore sur lui...
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Mar 13 Mar - 5:14

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Elle a pleuré. Pour une main sur la cuisse? Tullio ravala sa perplexité. Tout le monde n'était pas comme lui et, manifestement, elle n'était pas habituée à ce genre de traitement. C'était normal qu'elle ne le vive pas bien.

"Tu es certaine? Je la connais bien, ça ne la dérangera pas, loin de là! Elle serait contente de rendre service."

Il hocha doucement la tête quand Dalia lui expliqua qu'elle descendrait lui rendre la tasse avant d'aller à la bibliothèque. Il allait s'excuser auprès de la demoiselle quand elle lui posa une question.

"Ah, oui, c'est au fond du couloir il y a un écriteau sur la porte. La salle de bains est commune à toutes les chambres, alors même si tu es la seule pour l'instant n'oublie pas de bien verrouiller derrière toi, histoire de prendre de bonnes habitudes."

Maintenant qu'elle le lui disait, c'était vrai qu'elle sentait la bière. Il n'avait pas remarqué tout de suite parce qu'il avait régulièrement la tête au-dessus de bouteilles.

"Si tu en as besoin, tu trouveras des serviettes propres dans une étagère, il suffit de les mettre dans le panier quand tu auras fini."

Indiqua Tullio, ignorant si elle avait ce genre de linge avec elle ou non. La nouvelle question de Dalia lui fit hausser un sourcil. Exotique? Elle est sérieuse?

"Sono italiano. Je redescends, n'hésite pas si tu as besoin de quelque chose bambina."

Cela faisait une éternité qu'il n'avait plus parlé italien, avec quelqu'un d'autre que Toria en tout cas, et pourtant ça lui était venu naturellement. Elle n'aurait pas de mal à comprendre sa nationalité, même sans parler la langue, et avec un peu de chance ça aurait le mérite de la distraire un peu.

Sans attendre plus longtemps, un peu de peur qu'elle lui pose une nouvelle question, il reparti vers le bar en descendant les marches deux à deux. Devait-il appeler quelqu'un pour accompagner Dalia malgré son refus? Il en avait bien envie, mais ne voulait pas la fâcher. Peut-être qu'elle aura changé d'avis quand elle redescendra. Après tout, le gars que j'ai mis à la porte est dehors, quelque part.


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