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La société de l’étoile du soir aurait tenté de recruter un chevalier. Soyez sur vos gardes.
Le QG est étrangement vide depuis le début de la mission d'infiltration au Canada.
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La formule du vieux grimoire

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Dim 28 Jan - 5:24

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Habitation permanente : Pour le moment chez son papa en Hongrie
Occupation : Observer et soigner les êtres magiques. | Etudiante en médecine par mi-temps| Dompteuse de créatures et d'animaux | Apprentie chevalière de l'Aube
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Marchant droit devant toi, le billet de train dans les mains, l’impatience pouvait se lire sur ton visage. Tu avais entendu un vieux chevalier, conter l’histoire d’un médecin qui lui avait sauvé la vie. Miraculeusement. Aucun doute, cette information n’a fait qu’un tour dans ta tête. Après avoir rendu ta dernière mission, tu étais retourné chez ton père pour prendre quelques affaires – et au passage de ses nouvelles - pour repartir au plus vite sur les traces de cette fameuse femme qui sauve des vies comme par magie.

Aëlys volant au-dessus de toi pour suivre la cadence de tes pas vif, une fois dans le train, avec une négociation pour laisser rentrer ta chouette sans payer de billet, tu t’installas non sans pousser un gros soupir. Regardant par la fenêtre, tu admiras la gare, ôtant la veste de tes épaules la laissant en boule sur le siège d’à côté, laissant la chouette s’y installer comme dans un nid douillet.

Tu sais… Je me demande si cette femme… Ce ne sera pas…

Tu parais rêveuse, la tête poser sur ta main, laissant de la fine buée apparaître sur la vitre à cause de ton souffle chaud. Caressant la tête de la chouette qui petit à petit laisser ses yeux protecteurs se refermer. Tu ne finis pas ta phrase. La laissant en suspens. Au fond de toi, tu voulais y croire, mais ce serait trop beau non ? Tu aimerais lui montrer comme tu as grandi et comme tu appliques chaque jour ce qu’elle ta enseigner.

Le train te berce, et tu finis par t’endormir comme un bébé. Le corps bien au chaud, l’esprit vagabondant, tu rêves des rencontres que tu as déjà faits. D’un monde ou personne blesse autrui. Et puis cette silhouette que tu connais trop bien qui est là au fond, mais qui est inaccessible ce malgré tes appels. Finalement, au bout de plusieurs heures, c’est le contrôleur qui te retire de ton sommeil. Prévenant que tu arrives bientôt à destination. Tu le remercies frottant tes yeux à l’aide du revers de ta main, avant de sentir le doux plumage d’Aëlys contre ta joue.

J’ai fait un rêve vraiment étrange…

Rassemblant tes affaires, et mettant sur ton dos, le gros sac de voyage qui t’accompagne maintenant depuis des années un peu partout, tu te prépares à sortir. Non sans bâiller encore une fois.

Je crois qu’on est perdu !!!

Avec ta carte en main, tu ne sais pas trop où aller, tu lis ton petit carnet qui te suis partout dans lequel tu notes toutes les histoires qu’il t’arrive ou que tu entends. Cherchant des indices.

Bon, on a qu’à faire le tour de tous les hôpitaux, on finira bien par trouver !!

Tu te mets en route, cherchant dans tous les hôpitaux, demandant ton chemin à des passants, si par hasard, il ne connaissant pas un médecin qui surclasse les autres. Avec ton optimiste et ta volonté de vaincre, tu arrives dans un bâtiment, essoufflé.

Bon, c’est le dernier Aëlys, si elle n’est pas là-dedans, je fais un scandale auprès du vieux chevalier je te le dit !

La chouette semble soupirer, poser sur ton sac pour finalement prendre son envol et venir sur ton épaule. Tu entres dans le bâtiment, regardant un peu partout, pour aller vers l’accueil

Bonjour, je cherche un médecin super trop qualifiée ! Elle est euuh… Grande, mince, et jolie ?

Super les indices que t’avais laissé les autres chevaliers pour parler d’elle… Grattant le coté de la tête avant de laisser un sourire comme pour t’excuser du peu d’indice que tu lui donnes. La secrétaire laisse partir un petit rire avant de te répondre de sa douce voix.

- Vous devez sans doute parler de Mme Miller Lachance ?
Euuh, sans doute oui… ? Je sais juste qu’elle est super douée !
- Vous avez un rendez-vous ?
Non ! J’aimerais juste devenir son apprentie !

Ton sourire sur ton visage et ta franchise l’avait laissé perplexe, ne sachant quoi répondre un silence, c’était installer. Puis finalement tu penchas la tête, l’air un peu déçue.

Quoi ? Oh non ne me dites pas que la place est déjà prise ! Je viens du fin fond du trou du cul du monde pour la voir !! J’aimerais vraiment apprendre avec elle !
- C’est que…
Laisser moi au moins la voir ! Elle est là aujourd’hui ? Demain ?

Ton insistance avait fait reculer doucement la secrétaire, un peu perdue. Agitant les mains comme pour t’inciter à te calmer, mettant même le doigt sur sa bouche, signe que tu parler trop fort. Puis tu laissas tomber ton sac par terre, croisant les bras. Bien déterminée à la rencontrer.

Je ne bougerais pas d’ici sans l’avoir vu !  


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Ven 2 Fév - 14:25

Le hasard aime la fortune
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À la fenêtre de son bureau, la froideur s’accumulait et le givre formait une toile où se dessinait un paysage hivernal.  Le temps passe comme les flocons tombent : trop lentement.

Alea était à l’hôpital depuis maintenant quinze heures ; vers 3h du matin, on l’avait convoquée pour traiter en urgence un patient affligé par une mystérieuse condition dégénérative, soudaine et foudroyante. Il était mort quelques instants plus tard sans qu’elle ait pu faire grand-chose. Elle avait senti la magie à l’œuvre, sans être capable de l’identifier, et donc sans pouvoir la contrer. Dans les derniers moments, elle avait même mis tous ses collègues dehors pour risquer une intervention miracle, sans succès. Elle n’avait réussi qu’à se vider de toute son énergie. Épuisée et sous le choc, elle avait ensuite rempli sa paperasse. On lui avait proposé de prendre le reste de la journée, mais sachant qu’elle ne pourrait ni se concentrer sur autre chose ni dormir, elle avait bu un grand café et s’était proposée comme urgentologue à la clinique sans rendez-vous.   Après quelques heures supplémentaires, toutefois, on l’avait forcée à prendre une pause, à manger, à dormir dans son bureau, et donc, indirectement, à regarder tomber la neige.  

Assise en boule près de la fenêtre, elle ne pouvait que ressasser l’événement du matin. Depuis des heures, elle y revenait sans cesse, avançant et reculant sur chaque étape, sur chaque action, sur chaque erreur. Ressasser. Ressasser. Pas étonnant que le mot soit le même dans les deux sens. Certains jours, elle se sentait immunisée à toute surprise, à toute émotion indésirable, à toute fatigue. Après tout, qu’est-ce qu’une longue journée lorsqu’on tient l’éternité dans la paume de sa main ? …Et pourtant, ce jour-là, elle se sentait indéniablement surprise, émotive et fatiguée.

Dans le mauvais récit qu’était sa journée, l’élément déclencheur après cette très longue situation initiale prit une forme d’autant plus surprenante, riche en émotions contradictoires et fatigante. En effet, soudain, une infirmière était entrée dans son bureau sans prévenir. Elle était à bout de souffle et échevelée ; ses mèches de cheveux folles sursautant sur son cou au rythme de sa respiration saccadée.

Une fille aux cheveux mauves ; avec un hibou ; dans l’hôpital ; qui voulait devenir son apprentie. Alea contempla cette information comme le bord d’un canyon vide et profond.

Après avoir lentement reboutonné et lissé son sarrau, replacé ses cheveux, poudré son nez et lavées ses lunettes, elle se dirigea paresseusement, accompagnée par l’infirmière qui, courant sur place, n’allait finalement pas beaucoup plus vite qu’elle. Pour éviter de se faire presser outre mesure, elle avait pris l’initiative d’amener la cane noire qui se fondait dans son ombre et se cachait dans sa démarche nonchalante.  

Du haut de la mezzanine rambardée, elle aperçut sans mal le crâne violet qui servait de perchoir à un petit hibou. Autour de l’énergumène, Alea discernait une aura volatile, colorée, mais d’une couleur qu’elle ne pouvait pas voir. Sur l’oiseau, c’était pire, presque opaque et pourtant tout aussi invisible. En descendant l’escalier, l’odeur de la magie l’assaillit. Elle inspira. Profondément. Puis, se faufilant dans la meute de curieux, elle entendit la jeune inconnue la décrire à profusion, parlant d’elle comme si elles se connaissaient. Jolie, super qualifiée, jeune, grande. Elle sourit vaguement, plus amusée que flattée du haut de ses 156 centimètres et de son âge incalculable.  

- Mademoiselle, je crains que la personne que vous êtes en train de décrire ne travaille pas ici.

Dit-elle platement en repoussant ses épaisses lunettes sur son nez tout en s’appuyant sur sa canne. Malgré tout, sur le badge épinglé sur sa poitrine, à gauche d’un caducée chatoyant, on pouvait clairement lire : Alexia M. Lachance, et en dessous, médecin.

* Le modèle du sarrau pour l’image mentale.
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Ven 2 Fév - 15:22

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Un petit frisson te traversa l’échine, sentant comme un poids que tu n’as plus ressentis depuis un moment. Tu reconnais avec tendresse cette atmosphère, même si tu ne sais pas d’où elle vient. Ta colère ne désemplissant pas, tu maintiens toujours sur le fait que tu ne partiras pas d’ici sans au moins un rendez-vous, tu tournas ton regard lorsque ta chouette fit un petit sifflement qui lui est propre. Ton cœur s’arrêta net, avant de reprendre un rythme accéléré lorsque l’image que perçue ta rétine arrive à ton cerveau. « Ce n’est pas elle… » Tu baissas les yeux l’espace d’un instant, un peu déçue de ne pas retrouver celle qui a bercer ton enfance. Regardant de haut en bas celle devant toi, te tenant droite dans tes bottes. Décroisant finalement ses bras pour venir les mettre dans le fond de ta poche, balançant doucement sur tes pieds, regardant autour de toi.

Tu ne l’aperçus pas, mais Aëlys ne détourna pas le regard de la petite femme, le regard presque méfiant, comme si elle pouvait lire en elle. Elle lui adressa même un hululement avant de se frotter contre ta tête pour attirer ton attention sur elle. Détournant le regard, laissant ta bulle éclater dans un bruit assez bruyant, tu la fixes à ton tour. L’air déçu.

Hum, sans doute. Dommage, moi qui chercher le meilleur médecin du coin pour pouvoir me former. Je pense qu’on a sans doute raconté des bobards pour me faire voir du pays…

Tu pris ton carnet, pour en regarder les informations, notant deux trois petites choses dessus. Avant de te baisser avec lenteur pour ramasser ton sac, avant de voir ta chouette foncer droit sur le médecin à la canne.

Aëlys !!

Tu lâchas le sac pour courir après elle, trébuchant sur ce dernier pour tomber à terre, le nez cognant contre le sol froid. Râlant en te relevant pour continuer ta course tu la rattrapas presque avant de la chasser à coup de bras désespéré.

Mais qu’est-ce que tu fais ?? Tu as vu une créature dans le coin ? Tu vois bien qu’on est dans un hôpital et qu’il n’y a rien !

Tu poses les mains sur tes hanches, la fixant du regard avec mépris, la laissant survoler au-dessus de toi et de la jeune médecin, plus petite que toi une fois proche d’elle. Elle qui n’avait jamais réagi sans raison, tu te trituras les méninges avant d’avoir un visage éclairé. Tu pointas du doigt la jeune femme, avant de t’écrier.

Je suis sûr que c’est vous et que tout le monde me balade depuis tout à l’heure ! Mme Lachance, vous porter bien votre nom, j’vous le dis !

Tu lui pris la main, fière de toi. Ton regard était comme celui d’une enfant à qui on vient de promettre de prendre une glace sur le chemin du retour, à condition qu’il soit sage. Fixant au passage sa canne, voulant l’admirer de plus près. Mais tu secouas ta tête pour rester concentré sur l’essentiel.

Je m’appelle Melusine Nemeth ! Je suis médecin à mi-temps ! J’ai entendu mille récits sur vos soins miraculeux ! Je viens du fin fond de la Hongrie pour apprendre de vous !

Ta voix était pleine d’entrain, de joie et surtout d’impatience. Secouant, avec douceur, la main du médecin, que tu trouvas froid au premier abord, puis super douce. Au bout d’un moment, tu sentis sur tes lèvres comme un goût de fer, léchant par réflexe, tu te rendis vite compte que ton nez laisser s’écouler un fin filet de sang. Tu lui lâchas la main pour essuyer du revers de ta main le sang. Le tout avec un petit rire maladroit comme pour t’excuser de ce spectacle. Tandis qu’Aëlys c’était poser sur ton sac pour y chercher un mouchoir de soie dans une des poches accessible et venir te le déposer sur sa tête.

Merci. Heureusement que tu es là héhé…

Tu plaquas le mouchoir contre ton nez, pour venir arrêter le flux de sang. Grimaçant tout de même. Ce n’était pas le meilleur entretient que tu es fait. Mais au moins l’essentiel était dit. Grattant ta nuque par réflexe nerveux, tu la fixas encore une fois du regard.

Alors c’est oui ?

Demandas-tu timidement.


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Mer 8 Aoû - 6:58

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Tandis qu’elle se laissait serrer la main, Alea regardait Mélusine avec au moins autant d’intensité que le reste de la foule réunie. Il y avait définitivement quelque chose d’étrange et de surnaturel avec cette exubérante jeune fille. Pas juste avec son oiseau, avec elle-même, toutefois, Alea n’aurait su dire quoi. En attendant, la seule chose qui empêchait son impétueuse curiosité de transparaitre dans ses yeux verts était les foudres de sa colère froide.

- Si vous étiez médecin, mademoiselle Nemeth, vous sauriez qu’il est absolument impensable d’amener une chouette dans un hôpital plein de gens malades. Cracha-t-elle, son ton acide et glacial. Le culot de cette fillette, quand même ; magique ou pas, sa chouette n’avait rien à faire dans un milieu stérile où le moindre microbe hors de l’ordinaire pouvait tuer des patients fragiles… Alea n’avait surtout pas besoin de plus de morts inutiles aujourd’hui.

L’anormalité de la situation était un autre problème à part entière. Alea travaillait dans cet hôpital depuis presque dix ans et ses collègues grisonnants commençaient déjà à la taquiner sur son apparente jeunesse éternelle ; sa réputation quant aux interventions miracles lui collait de plus en plus à la peau également ; et maintenant … Maintenant, une enfant suspecte venait la solliciter pour devenir son apprentie, et ce devant tout le monde. Quelle mauvaise blague.

Définitivement, elle était au même endroit depuis trop longtemps.

L’idée de déménager et de refaire sa vie ne lui faisait décidément pas plaisir.

La présence de Mélusine ne lui faisait décidément pas plaisir.

Malgré tout, Alea la regarda essuyer son nez saignant avec une patience professionnelle.

- Malheureusement, mademoiselle Nemeth, ce n’est pas de cette façon qu’est étudiée est diplômée la médecine, ce que vous sauriez, évidemment, si vous étiez vraiment médecin. Dit-elle, sa voix mielleuse tandis qu’elle réitérait ses doutes quant à la légitimité des compétences que la jeune fille s’attribuait. « Ceci étant dit, laissez-moi vous raccompagner jusqu’à la sortie » conclut-elle d’un ton tranchant.

Elle tendit la main, comme pour serrer la sienne à nouveau, mais lui happe plutôt par le bras avec une force qu’on ne lui imaginait pas. Elle la traina ensuite, sans cérémonie, et en ignorant la chouette qui, de toute façon, ne pourrait pas ne serait-ce que la frôler sans tomber raide morte. Non, la bestiole n’oserait pas intervenir si elle avait le moindre instinct de préservation. Ainsi, les doigts d’Alea s’enfonçaient cruellement dans la chair de son biceps et elle la tira sans le moindre répit, marchant d’un pas décidé et sans difficulté malgré sa canne. Elles allèrent non pas vers l’entrée principale, mais jusqu’à la cage d’escalier vide la plus proche. Bien que celle-ci donnait sur l’extérieure, Alea coinça Mélusine dans le coin opposé à la porte, l’encadrant de sa prestance – malgré sa petite taille – avant de brandir un index sous son nez et de s’adresser à elle sur un ton plus familier.

- Écoute-moi bien gamine, je ne sais pas ce qui t’ai passé par la tête, mais … Aussi près d’elle, l’odeur de la magie lumineuse qui l’habitait envahie soudainement ses sens. Alea renifla profondément, timidement appréciative, mais continua avec le nez froncé : « Tu empestes les fées », constata-t-elle.

Les informations tournaient dans sa tête et l’appréhension se forçait une place douloureuse dans sa gorge. Alea se rapprochait d’elle pour mieux l’emprisonner entre le pied du mur, ses bras et sa canne. Elle l’observait finalement avec toute l’étendue de sa curiosité, ses yeux vaguement plissés et son expression changeante à mesure où ses pensées évoluaient : Mélusine savait ce qu’elle était, ou du moins, qu’elle était quelque chose. De son côté, Alea savait désormais que Melusine était touchée par les fées et qu’elle était probablement reliée aux chevaliers de l’aube également… Autrement, elle n’aurait jamais entendu parler d’elle et de ses exploits. Mais pourquoi venait-elle seule ? Si elle avait été repérée, pourquoi est-ce qu’il n’y avait pas une foule de chevaliers armés de cordes et de torches à ses trousses ? La réalisation éclaira finalement son visage… C’était évident, en fin de compte, quand on considérait qu’elle venait pour solliciter son mentorat : elle agissait seule. Si ça se trouvait, personne ne savait même qu’elle était ici.

Un sourire carnassier et quelque peu sardonique grimpa sur ses joues.

- Petite imprudente. Souffla-t-elle en lui attrapant doucement la mâchoire, son agressivité disparue et remplacée par la délicatesse qu’un antiquaire prodiguerait à une œuvre fragile.

Elle la contemplait, de même que ses options : elle pourrait lui faire peur, la terrifier avec des menaces doucereuses où elle lui susurrerait comment elle pourrait la faire disparaitre. Ces menaces, elle pourrait même les exécuter, pourquoi pas ; elle avait tout ce qu’il lui fallait sur elle. Ce ne serait pas exactement son style, mais elle avait appris ce jeu du meilleur mentor et les ombres qui les couvraient étaient inspirantes. La façon dont elle agissait … Il aurait été fier d’elle et il l’aurait observé avec un plaisir malsain. Il lui aurait dit à l’oreille de finir le travail. Lui, c’est ce qu’il aurait fait. Sans hésitation. Toutefois, ce n’est pas ce qu’Alea ferra, bien qu’elle aura pris un grand plaisir à s’imaginer jouer son rôle, à le sentir en elle, ne serait-ce que pour quelques instants. Non, Alea avait des méthodes beaucoup plus douces, car il y avait bien plus qu’une façon de faire taire quelqu’un.

- Tu ne sais pas ce que tu es venue chercher. Continua-t-elle, glissant son pouce sur la bouche de Mélusine pour lui intimer le silence. Sinon tu ne serais pas venue ici. Pas à l’hôpital... Ses paroles s’infusaient autour d’elle comme un voile évanescent. Si tu veux mes services, tu devras venir me voir dans mon antre… Expliqua-t-elle doucement avant de conclure, avec une voix fébrile, mais suave... Mais tu ne pourras jamais parler de nos rencontres à qui que ce soit. Enfin, son pouce râpa ses lèves de gauche à droite tandis que sous son sarrau, une perle de son collier s’émiettait à mesure où la magie en était extirpée pour sceller son sortilège.

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