La clé du cœur

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Sam 9 Sep - 5:55

L'histoire se meurt la nuit, mais ne cesse de recommencer à l'aube
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Fichtre !! Mais qu’elle journée de merde !!

Tu étais devant ta porte, la tête posé là contre le faux bois. Soupirant comme pour expulser la rage que tu contenais avec de plus en plus de difficulté. La main sur la poignée de portes, froide comme le reste des secondes devants toi. Des gouttelettes fines d’eau tombée de tes cheveux trempés. Comme le reste de ton corps. Vêtement, sac, cheveux tout de toi était humide et froid. Finalement, tu lui fais dos à cette porte, comme pour lui dire que tu boudes si elle ne s’ouvre pas. Le corps glissant le long de la paroi, quand tu as compris que non, elle ne s’ouvrirait pas parce que tu boudes, laissant une petite trace humide à ton passage. Pour te recroqueviller sur toi-même, cachant la tête dans bras qui par un mouvement protecteur entoure tes genoux.

Tout avait commencé ce matin. Le soleil s’était frayé un chemin, juste pour couvrir ton visage d’une chaleur rassurante. Un bâillement, un étirement et te voilà assise sur le lit les cheveux en bataille. À peine debout, les pieds en dehors de ton lit que dans un mouvement plutôt mou, tu marias ton petit doigt de pied avec le coin du meuble. Forcément, le choc des cultures est trop douloureux et c’est un cri retenu qui n’a fait que souligner cette mixité interdite. Laissant passer la douleur insultant, au passage, tous les meubles suédois au nom improbable que tu te diriges vers la cuisine. Brulant ta main avec l’eau chaude car la hanse de la bouilloire à bien décidé de te ralentir ta consommation de tisane. Elle aussi a eu le droit d’insulte en plus d’avoir embrassé le sol dans une violence sans regret. .

Le reste de la journée c’était déroulé avec d’autres petit tracas, comme la télé qui ne marche plus au moment de ton émission. Le boulanger qui n’avait plus de pain, le charcutier qui n’avait plus de bœuf et le seul légume en vis dans la supérette, c’était une poignée de brocoli. Bref petite course peu glorieuse. En route pour la maison, tu décides de faire un petit arrêt à un café. Le serveur est plutôt mignon, mais tu le regarde pas plus que ça, la tête en train d’insulter la journée qui a pourtant à peine débuter. Dix heures sonnent à ta montre. Tu attends ton thé depuis maintenant cinq minutes. Et au moment où enfin, tu le vois venir, voilà que l’eau chaude rencontre une nouvelle fois ta peau. Dans un mouvement de recul pour échapper à l’eau chaude renversée par le serveur déboussolé, sûrement là depuis peu, tu te retrouves le dos plein de chocolat chaud. Serrant les poings, mais aussi ta mâchoire pour ne pas laisser un débit de gros mot insultant toute les races d’oiseau du monde, tu t’excuses avant de payer et de partir sur-le-champ.

Loin de la ville tu poses ton fessier sur un banc. L’odeur du chocolat chaud est encore présente sur tes vêtements, mais quelque part, c’est une odeur qui n’est pas si mal que ça. Tu aurais pu sentir le poisson pourris ou bien les poubelles. La tête dans les mains comme pour calmer les nerfs qui sont mis a rudes épreuves aujourd’hui, tu ne te rends pas compte que les nuages menace ce ciel si bleu. Avant de sentir les premières gouttes glisser le long de ta nuque. Retirant de ta médiation, tu te lèves aussi vite que tu peu, marchant rapidement vers la maison.

Sauf que. En ville, les voitures accélèrent, pressées d’atteindre leur destination et certaines prennent un malin plaisir à rouler dans les flaques près des trottoirs. Pas de chance, tu es au mauvais moment, au mauvais endroit. Te voilà inondée par une vague artificiel. Mouillant et tâchant ta petite robe blanche déjà bien Sali par cette journée pourris. Un râlement, un soupir les poings serré, décidément ce n’est pas ta journée. Hâtant tes pas pour retrouver ton foyer cherchant dans la cage d’escalier ta clé, tu te rappelles qu’elle doit être posée sur la commode, juste derrière la porte.

Et nous voici maintenant. Nawar n’est pas à la maison, et dieu sait quand il rentrera. Replier sur toi-même les joue gonflé par toute la rage que tu retiens, avant de te laisser submerger par cette dépression. Trop s’est trop. Ton corps frissonne, ton portable n’a plus de batteries pour téléphoner à quelqu’un. Plus qu’à attendre que ton colocataire puisse montrer le bout de son nez. Le regard vague, tu pousses un éternuement qui laisse derrière lui un frisson glacial.

Je hais le lundi.



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Mar 19 Sep - 21:05

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Victoria puait, ses vêtements puaient et son sac puait. Son humeur puait également.

Elle puait le Brésil, le reptile, l’eau de rivière, la boue tropicale, la sueur, le sang, l’infection cutanée, la fatigue, l’avion et la paperasse ; grâce à ses efforts, et à ceux de deux autres chevaliers, dont un maintenant mort et l’autre dans le coma, un petit kilomètre carré de forêt brésilienne était désormais à peu près sécuritaire… Autant que puisse l’être n’importe espace dans n’importe quel sanctuaire, sans parler de la forêt amazonienne.

De retour au QG, elle avait empesté un petit bureau pendant qu’on lui apprenait que le périmètre en question ne contenait pas les ressources qu’on lui espérait et que l’opération serait à reprendre le plus tôt possible… Pas par elle dans l’immédiat, au moins, avaient-ils convenu, puisque ses services étaient jugés prioritaires ailleurs dans le monde.

Son prochain vol vers l’étranger était convenu pour dans trois jours, et pour le moment elle était officiellement en congé.

Victoria se rendait enfin chez elle, non sans remarquer l’énergumène se tenant près de la porte, pas immobile comme un piquet, plutôt agitée même, mais pas moins figée dans son impatience et son exaspération.

- Je hais le lundi. L’entendit-elle dire tandis qu’elle marchait dans sa direction.

You and me both, sister.

Victoria était elle aussi exaspérée, par sa dernière mission, par sa journée, par ce qu’on lui avait dit dans le bureau du QG, et impatiente également, d’aller prendre une douche, de dormir, d’aller boire, d’aller … Hum. Un léger sourire grimpa sur ses joues alors que ses pensées s’envolaient vers l’Aquarium. Mais pour le moment, n’étant pas d’humeur à gérer quoique ce soit avant d’avoir au minimum pu se laver, elle ne pipa pas un mot et ses pieds, pourtant lourds, étaient silencieux sur le plancher.

La voisine éternuait alors que Victoria entrait sa clé dans le loquet de son propre appartement. Elle tourna au quart avant de s’arrêter avec un petit clock sonore.

La clé aurait dû faire un demi-tour ; la poignée ne tournait pas.

Doucement d’abord, Victoria agita sa clé dans la serrure, la sortit et l’entra à nouveau avec une énergie croissante, essayant de forcer la poignée en même temps que le verrou. Au final, elle eut du mal à ressortir le petit bout de métal qui commençait à se tordre sous la pression.

Elle se retourna vers sa voisine, le désespoir tremblant dans sa lèvre inférieure, et gonflé dans ses yeux fatigués.


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Dim 3 Déc - 7:44

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Le cul par terre, tu regardais celle qui venait d’arriver. D’un air curieuse, mais surtout lasse, tu regardes le spectacle qui, sadiquement, te rassure dans la journée punitive qu’est la tienne.

Relevant la tête pour voir ta voisine de palier remettant en place une partie de tes cheveux blancs, donc la pluie les avait rendus collant et gonflé d’eau. Tu croisas son regard, au fond tu jubilé presque de ne pas être la seule à vivre l’enfer sur terre. Et puis vite cela t’agaça « Ne me regarde pas comme ça mortelle », c’est ce que tu songeas en premier. Puis vite, tu calmas l’idée de lui en vouloir pour toute la misère du monde. Tu te levas doucement, non sans soupirer en lâchant un gémissement plaintif à ton dos subissant les contres coups de tes entraînements acharnés. Des vacances, au soleil, voilà ce qu’il te fallait. Fixant à nouveau l’humain en face de toi, dans ton accoutrement dégelasse.
Soudain, une odeur venait réveiller des souvenirs, celui de ta région natal. Tu pouvais ne pas vraiment l’oublier, il faut dire que tu as vécues des bons comme mauvais souvenirs. Tu mords par réflexe ta lèvre inférieure, comme honteuse d’ici et ici et pas là-bas. Tu raclas ta gorge tendrement comme pour briser un silence pesant. Fixant la personne au bord d’une future dépression. Tu lui adressas un mince sourire, plutôt par compassion que par amusement. Massant ta nuque dans un mouvement nerveux.

• Bienvenue au club des personnes au karma maudit.

Tu frappas ton front très fort dans une miniature de toi au fond de ta tête. Insultant ta propre personne de débile profonde. Super engagement de conversation. Surtout qu’ici, personne comprends le français. « Merci, papa ! » Grognas-tu au fond de ta pensée continuant à frapper ton front contre un mur imaginaire. Tu relativisas, au pire elle aurait rien compris à ton charabia et va juste ignorer ton intervention.

Tu poussas alors une petite toux pour camoufler le malaise que tu viens de créer. Te balançant sagement du talon à tes pointes de pieds, regardant ailleurs comme pour dire que tu n’es pas présent à ce moment-là de l’espace-temps. « Il serait vraiment temps que tu recrées des liens sociaux, là ça devient embarrassant hyli’» crie l’avatar miniature au fond de ta tête.

• Nawar, rentre vite…

Murmuras-tu dans un espoir profond qu’il viendrait tel le preux chevalier, tu pourrais alors offrir une bonne tasse de thé à cette voisine aussi maudite que toi dans cette guerre de clés capricieuse. Enfin, si elle veut. Non, plutôt, si tu es capable de la laisser venir cher toi. Non, corrigeons ça, plutôt si tu as le courage de crée un lien, même insignifiant, avec un mortel en dehors de ton travail.



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Sam 6 Jan - 4:16

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Elle puait et elle n’arrivait plus à se sentir. Elle gesticula d’impuissance devant la porte, n’arrivant pas encore à croire qu’elle refusait vraiment de s’ouvrir.

- Comment quoi je n’aurais vraiment pas dû passer ce marché avec la sorcière des marais. Ironisa-t-elle, en français également, pour répondre à son commentaire. C’était une histoire vraie, en l’occurrence, et compliquée, mais qui n’avait certainement rien à voir avec la situation présente... D’autant plus qu’elle avait récemment réglé sa dette avec celle-ci.

Ses sourcils froncés encadraient le mal de tête qui palpitait au-dessus de ses yeux. Ceux-ci ne s’agitaient pas moins entre l’inconnue et la porte fermée. En quelques secondes, elle leva et redescendit la clé tordue plusieurs fois, soupirant de plus en plus fortement, adressant à sa voisine des lamentations inintelligibles alors que la résignation se violait un chemin dans son esprit et que tout son corps tremblait pour se défendre.

- Sti cazza. Jura-t-elle finalement entre ses dents, en italien cette fois, à l’intention de la porte.

Fuck it, en somme. Elle allait rentrer dans son appartement, prendre sa douche, prendre un thé, ou un café, ou quelque chose de plus fort peut-être.  Soudainement, elle était calme ; elle poussa un dernier grand soupir en fermant les yeux, souriant amèrement en faisant l’inventaire des outils à sa disposition :

Un cellulaire sans batterie et sans charge, alors oublions ça.

Deux pistolets et des munitions … Mais si l’idée de tirer en pleine zone résidentielle ne l’énervait pas plus que ça, elle savait d’expérience que d’ouvrir un loquet à coup de balles était plus difficile que ce que le cinéma sensationnaliste voudrait nous faire croire.  

En fait, le bois était beaucoup plus fragile que le loquet…
… Oh. Elle avait une lampe de poche très lourde issue de son service dans la police…  
… Ce n’est pas comme si elle ne l’avait jamais utilisée comme une matraque avant.

Victoria se tourna vers Hylïane avec une expression presque ennuyée tout en tirant la lampe de poche noire de son sac. Elle lui montra l’objet massif, un sourire sordide naissant sur ses lèvres avant de violemment l’abattre sur la porte, juste à côté de la serrure. Après trois grands coups, le bois craqué laissait le mécanisme tremblotant, sans vrai support.

- Et voilà ! Dit-elle joyeusement en remuant celui-ci avant de donner un bon coup d’épaule qui ouvrit finalement la porte.

Elle soupire d’aise, très contente de sa décision avant de s’enfoncer dans son apparemment vide, sans s'inquieter par la porte qui ne se refermait pas comme il faut de sitôt. Elle revient ensuite sur ses pas après avoir déposé ses affaires et lancé son manteau sur un meuble du salon.

- Fais comme chez toi, hein. Dit-elle à la jeune femme avant de retourner à la cuisine pour mettre de l’eau à bouillir.  Je prends une douche et je reviens ! Lança-t-elle, assez fort pour qu’elle l’entende, peu importe qu’elle soit entrée ou non. Et sur ce, elle se précipita vers la salle de bain, vers l’eau chaude, vers la mort de la puanteur qui lui collait à la peau depuis trop longtemps.  


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Jeu 11 Jan - 3:31

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Perdu. C’était un sentiment qui gargouillait en toi, comment l’exprimer, tu n’en savais pas grand-chose. La bouche béante sur les actions de la demoiselle qui semblait si frêle malgré l’odeur familière qui l’entourait. La première fut sa réponse. Voilà qu’elle avait répondu non seulement à ton humour pas super bien placé, mais elle avait compris ta langue sans aucune once d’hésitation. Après, viens la constitution de sa réponse, une sorcière ? Tu ne comprenais pas tout, mais était-elle maudite ? Tu pensais que les sorcières, c’était qu’un mythe que tes ancêtres racontaient pour te faire culpabiliser de lire des livres plutôt que de tuer.

Je…

Non, tu ne savais pas quoi dire, ni quoi faire. Grattant alors ta chevelure cherchant une réponse plutôt cohérente à prononcer dans le feu de l’action. Te voilà trop abasourdi qu’on réponde que tu en perds ton latin. Fixant toujours la femme qui semblait faire l’inventaire de son équipement, tu la regardas avec curiosité. Avant de la voir frapper sans aucune pitié sur la porte avec ce qui semblait être… Une lampe de poche ?

Tes yeux s’agrandissaient. Montrant un grand étonnement, avant de mettre la main sur ta bouche. « Non de dieu que les humains peuvent être violent » pensa tu, sursautant à chaque coup qu’elle pouvait donner sur cette pauvre porte sans défense. Certes, tu y avais pensé, usant même de ta forme de serpent. Mais la colère de ton colocataire et les cris de désarroi de ton portefeuille t’en avais empêché. La porte céda, laissant un sourire de victoire sur le visage de ta voisine. Dans ton cas, tu étais resté droite comme un piquet, avalant ta salive difficilement. Avant de pousser un soupir pour laisser sortir les deux émotions qui combattaient sans relâche pour savoir laquelle viendrait avant l’autre.

Finalement, au bout d’un petit laps de temps, c’est l’admiration qui prit le dessus. Applaudissant doucement à l’action de la femme sans vraiment réfléchir, tu la regardas comme une héroïne d’un téléfilm. Les yeux pétillants de vénération pour celle qui a défoncé une porte sans sourciller. Puis vient ensuite le sentiment d’hésitation, surtout quand elle t’invita à entrer chez elle.

Je ne sais pas si…

Trop tard, la voilà déjà partie et toi tu restes seule dans le couloir. L’hésitation fut ta dernière émotion. Tu avais froid, faim, et tu rêves de te tenir devant un radiateur pour réchauffer ton corps d’humain refroidi par la vie. Finalement après mille questions tes pieds avancés l’un après l’autre comme si tu marcher sur des œufs. Finalement, la porte fut franchie, restant tout de même sur le qui-vive, en cas de pépins tu serais prête à courir bien loin. Dedans ça sentait bon, ça sentait plus la féminité, au contrario de chez-toi, qui sent beaucoup plus l’homme que la femme. Tu sentais la chaleur venir tout doucement chauffer ta peau. Cela faisait du bien, relâchant petit à petit tes muscles contractés.



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