La vaste nuit allume toutes les étoiles.

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Lun 4 Sep - 12:15

L'histoire se meurt la nuit, mais ne cesse de recommencer à l'aube
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La nuit tombe doucement sur le monde. Du moins la partie qui te concerne. L’orange efface avec douceur le bleu azur pour laisser place au noir qui bientôt enveloppera la ville de son doux tissu sombre. Tu étais là, accoudé à ce bar cherchant un peu de réconfort pour remonter le moral qui frôle les pâquerettes en ce moment.

Il n’y a pas longtemps, tu as raté une quête qu’il t’a été confié. À cause de tes doutes tu as laissé le mal l’emporter, avec en prime un blessé grave sur la conscience. De sa voix grave, il t’a rassurée, c’était un dur qu’il hurler =, mais au fond, une erreur est une erreur. Un échec même. Tu passes le voir souvent à l’hôpital, murmurant pendant qu’il dort paisiblement, mille excuses. Mille pardons, décorant sa chambre de fleur colorée pour qu’a son éveil, la pâleur de sa chambre ne lui baisse pas ce moral d’acier qui ne semble jamais défaillir. Ce qui n’est pas ton cas.

Secouant alors ton verre de whisky, les yeux fixés, regardant plus le vide que le fond de ton verre. Tu cherches à faire glisser ce glaçon qui ne ressemble plus qu'à une petite bille de plomb, pour qu’il ne reste vraiment plus rien de son existence. Puis, dans un geste rapide et sans hésitation, tu portes le verre à tes lèvres, laissant glisser le liquide dans bouche, laissant à son passage comme la sensation de brûlure, ça te réchauffe et tu fermes les yeux pour mieux ressentir, te sentant en vie grâce à cette sensation toute bête. Tu laisses l’argent sur le comptoir, sans vraiment regarder sur les dépenses, pas trop la tête à combattre ton avarice ce soir. Saluant le barman d’un geste de la main, laissant un soupir sentant l’alcool fraîchement ingéré avant de fermer ta veste en similicuir et de pousser la porte de sortie.

Planté là, tu prends la direction de ton nouveau domicile. Tes pieds traînent, ton regard se perd sur ces boutiques encore ouvertes, tu t’arrêtes sur l’une d’elle, un magasin de décoration d’intérieur. Cela te donne quelques idées pour décorer ta chambre, mais ce dragon qui dors en toi ce réveil et râle quant aux futures dépenses que tu vas devoir faire. Poussant un nouveau soupir, tu installes la capuche sur la tête, mettant tes cheveux blonds agilement bouclé sur l’avant de tes épaules.

Derrière toi, résonne le bruit de tes talons. Bien qu’il ne soit pas grand, tu mets de temps à autre ses chaussures que tu juges inutile, mais que tu aimes bien quand même, et puis, vu le prix, il faut bien les rentabiliser. La rue est si vide, et le froid s’installe doucement. Étrangement, ce n’est pas un froid qui t’effraie. Ce froid-là te rassure quelque part, il te rappelle au combien tu as souffert du froid durant les expéditions avec ta famille. C’était dur, parfois douloureux, mais le souvenir si vif te réchauffe le cœur. Devant ton immeuble jouant avec les clés dans le fond de ta poche, tu hésites.

Finalement, tu rebrousses chemin, avant de croiser ce petit parc que tu n’avais même pas vu lors de ta visite d’appartement. Au loin, tu vois une famille visiblement heureuse. Sur le chemin du retour, ils font sauter leur enfant, les éclats de rire brise ton cœur comme s'il n’était que de porcelaine. Et d’un côté, cela te fait sourire.

C’est beau, une famille.

Laisses-tu échapper dans un murmure presque interdit. La fumée sortant de ta bouche s’envole au loin, emportant avec lui ses paroles qui ont tant de mal à sortir. Finalement après avoir secoué ta tête pour reprendre tes esprits, tu marches d’un pas presque hésitant vers l’une de ses balançoires, une invention que tu affectionnes particulièrement. Posant ton cul sur le plastic froid, tu remarques que les luminaires de la ville s’allument une à une. Offrant un joli spectacle qui laisse un sourire bête sur ton visage, malgré ce regard froid et vide de sentiment.

Ton corps balance alors doucement, la tête poser contre les chaînes froides, entouré plus bas par tes bras, les mains bien au chaud dans le fond de tes poches. Laissant un petit grincement accompagné le silence du parc.

J’aurais dû acheter de quoi boire et manger tiens…

L’instant-là te plaît. Te charme. Le ronronnement des voitures au loin crée comme une barrière entre la civilisation et la solitude. Tu ne te sens pas seule ici, fixant les étoiles, tu adresses une prière pour tes proches, en espérant qu’il n’ait pas honte de toi. De ce que tu es devenue. Avant de finalement laisser ses larmes retenue depuis bien trop longtemps perler le long de tes joues, laissant un petit chemin salé se former petit à petit, dans un silence toujours aussi mélodieux.



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Mer 4 Oct - 16:27

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Tullio, parfois, était quelqu'un de paradoxal. Il était complètement capable de passer une semaine entière sur un canapé, sans en bouger à quelques rares exceptions. Mais il lui arrivait également de se sentir parfaitement incapable de rester à l'intérieur une seconde de plus. Quand les murs donnaient l'impression qu'ils allaient l'écraser, quand il avait l'impression d'être à court d'air, il fallait qu'il sorte. Et ce, peu importe qu'il fasse jour ou nuit, qu'il pleuve ou que le soleil brille.

Et ce soir, il avait besoin d'air. Alors il avait attrapé sa veste en cuir élimée depuis des années, songeant à regrets qu'il lui faudrait se résoudre à la remplacer tant elle jurait avec les nouveaux habits que Toria lui avait achetés. Il avait également pris de quoi fumer un peu, ça l'aiderait à calmer ses nerfs mis à rude épreuve par quelque chose qu'il ne parvenait pas à identifier. Et un paquet de gâteaux, parce qu'il finissait toujours par avoir faim.

C'était donc rapidement, au point d'avoir à plusieurs reprises manqué de tomber, qu'il avait descendu les escaliers puis s'était précipité dehors avant de marquer un temps d'arrêt. Maintenant qu'il était à l'extérieur, restait à savoir où aller. Il n'avait pas envie d'aller à l'Aquarium : sa dernière cuite n'avait pas encore disparu de sa mémoire et, en plus, c'était loin. Et en dehors du bar, on ne pouvait pas dire qu'il y ait beaucoup d'endroits où aller.

Par défaut, Tullio se rabattit donc sur le parc qui, en dehors d'un bout de terrain vague qui risquait de ne pas rester vague très longtemps, était le seul bout de verdure dont il avait connaissance. Et l'avantage d'un parc, c'était les balançoires qu'il adorait toujours malgré son âge déjà avancé pour ce genre d'activités.

Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était qu'il y ait déjà quelqu'un. Pendant deux bonnes secondes, il envisagea de faire comme s'il ne l'avait pas vue et de s'en aller pour se trouver un coin peinard. Sauf qu'elle pleurait. Alors le junkie hésita encore un peu et, avec un soupir, se dirigea droit vers la seconde balançoire où il s'installa.

"Tu veux un biscuit? Ils sont au chocolat."

Proposa-t-il en tendant le paquet vers elle, en faisant comme s'il n'avait pas vu qu'elle avait les joues trempées. Il attendit qu'elle se serve puis, posant le paquet sur ses genoux il alluma son briquet avant de suspendre son geste.

"Ca t'ennuie si je fume?"

Il espérait de tout cœur qu'elle n'allait pas répondre par la positive. Mais tout de même, sa mère l'avait bien élevé avant de le bourrer de médicaments. Et Toria aurait été fâchée qu'il se montre impoli.
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Ven 6 Oct - 11:59

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Tu avais sursauté. Les yeux gonflés et rougit par les larmes, tu n’avais pas entendu l’homme venir près de toi. Tu t’en voulais un peu, il aurait pu te tuer sans problème, tu étais faible, et heureusement, ce n’était que des gâteaux qu’il tend d’un air presque ‘’jemenfoutiste’’. Au début, tu hésites, trop occuper à cacher tes larmes du revers de tes manches. Finalement, tu en prends un timidement, lâchant de ta voix troublée un merci. Tu gardes le biscuit dans le creux de tes mains jointes. L’admirant comme s'il venait de te donner un bijou. Cela fait un grand moment qu’on ne t'a rien offert. Même pas un échantillon dans les boutiques. Et là, paf, ce gâteau. Tu trouves sa émouvant.

Finalement, sa voie te fait quitter ton petit monde. Tu lui adresses un regard las avant de secouer ta main. Cela te dérange, mais tu es à l’extérieur, alors, l’air appartient à tout le monde. Retournant à ton occupation d’admirer le biscuit, tu pousses doucement sur tes pieds, laissant alors la balançoire faire son travail de pendule, et te bercer doucement. Finalement, tu le portes à ta bouche, le gardant entre tes lèvres, m’asticotant doucement les bords. Avant de sentir la saveur se libérer dans ta bouche, effaçant un peu l’alcool qui y régner encore. La situation te gêne un peu. Pourquoi est-il venu là ? À côté de toi ? Il y a mille lieux et il s’assoit là juste à côté, t’offrant même un gâteau. T’a t’il vu pleurer ? Sans doute. Tu rougis un peu de honte. Tu n’aimes pas montrer ta faiblesse.

C’est sans doute sa fumée qui se dégage de sa bouche, mais l’odeur de tabac te donne l’envie d’en avoir une entre tes lèvres. Tu as fumé il y a bien longtemps. Prenant compte de la connerie que c’est, tu t’étais arrêté. C’était difficile cela dit, cela t'as demandé beaucoup de temps. Mais au fond, tu ne regrettes pas. C’est jusque dans tes passages dépressifs, tu as tendance à en vouloir une à nouveau.

Alors, hum… Tu es du coin ? Tu viens souvent ici ?

Comme phrase d’approche, on t’a connu meilleur, tu tentes une phrase, brisant le silence nocturne, essuyant avec douceur les bords de tes lèvres à l’aide de ton pouce, pour voir si une miette ne s’y était pas cachée. Encore une fois, c’est la langue française qui est sortie en première. Et puis tu réalises qu’ici peu de personnes parlent cette langue.

Ah, oui, tu ne dois sans doute pas comprendre ce que je raconte…

Tu te sentais désolée pour lui, tu avais envie de creuser un trou pour t’y enterrer et n’en ressortir que quand tu seras prête. Finalement tu retires ta capuche, laissant tes cheveux reprendre leur place sur tes épaules, passant ta main pour les guider. Poussant un soupir discret, tu chasses les miettes du gâteau sur tes genoux avant de fourrer tes mains dans les poches. Continuant ton balancement lent sans avoir l’envie de partir.



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Jeu 2 Nov - 16:17

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Un instant Tullio hésita, briquet en main, à allumer sa cigarette. La demoiselle n'avait pas l'air très convaincue mais, finalement, il décida que le geste de la main équivalait bel et bien à une permission. Si elle n'avait pas voulu, elle aurait sans doute été plus claire à ce sujet. Dans le doute, il décida néanmoins de faire son possible pour ne pas souffler la fumée dans la direction de la blonde.

Il sursauta presque quand elle se mit à parler, et se tourna aussitôt vers elle alors que jusque là il avait plutôt regardé droit devant lui. Mais la fixer n'arrangea rien au fait qu'il n'avait strictement rien compris de ce qu'elle venait de lui dire. Manifestement, elle ne parlait pas anglais. Même s'il lui arrivait encore de buter sur certains mots, il aurait compris. Merde, du coup elle a rien dû piger quand je lui ai proposé un biscuit. Songea-t-il soudain, avant de réfléchir. Quelles options avait-il? Pas beaucoup. Il ne parlait que deux langues, en dehors des langues féériques qu'ils comprenait et dans lesquelles il s'exprimait spontanément si on s'adressait à lui de cette manière. Et quand bien même il aurait su les parler de lui-même, il n'était pas certain que ça soit une bonne idée.

"Je comprends que dalle, tu sais?"

Tenta-t-il en italien, puisque c'était tout ce qu'il lui restait à faire. Mais quelles étaient les chances que quelqu'un parle italien dans ce coin? C'est quoi ces gens qui parlent pas anglais, putain?

"Biscuit?"

Proposa-t-il en anglais, tendant à nouveau le paquet vers elle. Puis, Tullio pris un biscuit à son tour et posa le paquet au sol pour se balancer un peu, coinçant sa cigarette entre ses lèvres le temps de prendre un peu d'élan.

Ca le contrariait un peu de ne pas pouvoir comprendre la jeune femme sur la balançoire d'à côté. Il savait qu'elle avait essayé de lui poser une question, mais laquelle? Et comme si ça ne suffisait pas, au plus il la regardait au plus il avait l'impression de l'avoir déjà vue quelque part.

Sa balançoire s'était presque immobilisée lorsqu'il se décida à nouveau à parler.

"Tu vois, j'habite juste là."

Fit le jeune homme, pointant vers le bâtiment un peu plus loin, approximativement à la hauteur où devait se trouver l'appartement qu'il partageait actuellement avec Toria et Ambrose.

"Moi, c'est Tullio."

Déclara-t-il, posant une main sur son torse lorsqu'il prononça son prénom. Puis, il tendit la main vers la demoiselle pour qu'elle la lui serre et qu'elle se présente.
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Mar 19 Déc - 16:01

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Cela t’avait fait rire. Un rire nerveux ou bien libérateur, tout peut dépendre comment on l’interprète. Le fait de ce présenté ainsi t’avait rappelé ce film qui était sorti il y a bien longtemps ; Tarzan. Tu mis ta main sur le torse avant de dire d’une voix plu détendue

Hyliane. HY- Li-A-NE

Tu avais épelé doucement, ce nom pouvait, selon les langues, devenir un cauchemar. Tu en avais payé les frais un peu plus tôt dans la journée. Mettant ça de côté, tu pousses un peu sur tes jambes pour laisser la gravité faire de toi un petit poids qui balance doucement. Tu avais sans doute imaginé qu’il avait pointé l’immeuble pour dire deux choses, soit il vit là-dedans, et dans ce cas, c’est plutôt étrange, car il est dans le même immeuble que toi, soit qu’il voulait dire qu’il ne faut pas rester dehors par les temps qui court. Pour ne pas induire d’erreur, tu ne fis aucune remarque à ce sujet. Même si au fond, vue ta vraie nature, tu ne crains pas grand-chose d’être seule ce soir.

Ce silence s’installa à nouveau, ça en devenait gênant, alors tu attrapes ton portable. D’humeur généreuse et d’envie de te changer les habitudes, tu demandes à Google de te traduire, en anglais, une petite phrase que tu montres sagement à ce partenaire de square.

"" Je sais qu’on ne se connaît pas, mais cela te dirait de bouger pour aller boire un verre ? ""

Tu le regardes de tes yeux d’enfants, quand soudain un frisson te refroidit l’échine, lâchant une petite injure en langue de lumière, rapatriant hâtivement le portable vers toi, pour le mettre au fond de ta poche, y laissant tes mains trouver une chaleur réconfortante. Frottant hâtivement tes bras relevant ton fessier pour venir faire taper tes talons en douceur pour faire partir le froid qui s'installe dangereusement contre ton corps. Attendant du coin de l’œil, un retour du monsieur tout bleu à côté de toi. Face à lui, tu montres la route d’un petit mouvement de tête.  



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Jeu 21 Déc - 7:48

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"Enchanté, Hyliane!"

Avait fait Tullio, en faisant attention à prononcer correctement le nom de la demoiselle. Imitant son exemple, quoique sans décoller ses pieds du sol compte tenu de la taille de ses jambes, il se balança doucement en se demandant ce qu'il ferait une fois que sa cigarette serait terminée. Il n'avait pas envie de rentrer tout de suite.

Une idée sembla se profiler lorsque Hyliane, puisque c'était ainsi que la petite blonde se nommait tendit son téléphone vers lui et un sourire étira ses lèvres aussitôt qu'il lut la phrase soigneusement traduite par Google.

Certes, plus tôt dans la soirée il avait catégoriquement exclus l'Aquarium de ses projets à cause de sa dernière cuite et de la distance. Sauf qu'être accompagné changeait tout! Plus le temps de s'ennuyer sur le trajet et être bourré à plusieurs c'était toujours bien plus amusant que tout seul même si, objectivement, ça ne changeait pas grand chose au lendemain. Il allait pour lui répondre quand elle frissonna violemment. Mince, elle avait froid?

"Ouais, on y va avant que tu gèles sur place!"

Lança joyeusement Tullio qui, sans s'en rendre compte, avait automatiquement commencé à parler en langue de lumière après avoir entendu le juron d'Hyliane.

Se levant de sa balançoire, il écrasa son mégot au sol et le ramassa pour le jeter dans une poubelle non loin de là avant de revenir vers la demoiselle à grands pas.

"Après vous, ma dame."

Fit-il, avec un sourire en coin, en effectuant une petite courbette pour qu'elle s'avance en premier.
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Jeu 11 Jan - 2:07

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Ton portable était devenu comme un savon, glissant entre tes doigts. Rattraper in extremis pour éviter la casse. Le visage trouvant comme un rayon de lumière au travers un long couloir assombri par une nuit qui ne cesse. Tu lui avais presque sauté dessus attrapant ses mains sans vraiment de retenu. Le visage envahit par tant de bonheur. Abordant un large sourire.

Mais tu comprends ce que je raconte ?!

Une petite flamme ondulait sagement sur le bout d’une brindille près de ton cœur gelée, voulant par petit coup briser cette carapace qui l’entoure depuis bien trop longtemps. Avant de te rendre compte de ton attitude. Lâchant ses mains dans un geste précipité, cachant rapidement les tiennes dans le fond des poches de ton blouson, les joues légèrement rougis par la honte d’avoir agis comme un enfant. Pourtant, même si ce toucher fut éphémère, tu gardas la chaleur de ce contact, cela te procurait une sensation étrange, comme si c’était un geste familier, mais oublier par le temps qui à passer. Un geste doux qui te manquait.

Le regard cherchant un objectif a visé autre que l’homme, de peur de voir un quelconque jugement au travers ses pupilles. Un pas devant l’autre, tu avais pris la direction qu’il indiqua un peu plus tôt, enfin celle qu’il avait engagé avant que tu ne lui sautes presque dessus. Avant de retrouver un semblant de calme, une petite voix au fond chercher à ce que tu reprennes la parole, ne voulant que le froid s’installe à nouveau.

Hum, je m’excuse, je rencontre peu de monde parlant la même langue par ici…  

« Ou alors tu t’y prends comme un manche » crie alors une petite voix au fond de toi. Ce qui en soi n’est pas totalement faux, mais tu continues d’avancer. Cherchant un sujet de conversation, maintenant que la barrière de la langue a sauté, que dire à une personne dont tout est inconnu ?

Alors Tullio… Je le prononce bien ? Hum, dit moi que fait tu si tard dehors ? Tu es insomniaque ?

Ta voix était douce, calme, un peu hésitante, après tout cela fait un long moment que tu n’as pas engagé la conversation dans ta langue natale.



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Ven 19 Jan - 4:54

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Tullio n'avait pas exactement l'habitude des gens démonstratifs. C'était très exactement la raison pour laquelle il s'était figé lorsque la demoiselle s'était saisie de ses deux mains pour les presser entre les siennes. Et quand bien même il aurait eut le temps de réagir, il n'aurait de toute manière pas su quoi faire. Vu comme elle avait l'air contente, il n'aurait pas eut le cœur de reprendre ses mains.

"Ben… euh… ouais?"

Fit le jeune homme, un peu perplexe. Il se demanda un instant si elle se moquait de lui, parce que depuis le début il lui parlait en anglais et c'était seulement maintenant qu'elle s'y mettait elle aussi. Ce fut son explication à propos du fait qu'elle ne rencontrait que peu de monde parlant la même langue qu'il comprit!

"Aaah, ouais, je vois! Pas de soucis!"

Répliqua aussitôt Tullio, en emboîtant le pas à la demoiselle. Il eut aussitôt envie de lui demander quelle genre de créature elle était, mais se ravisa tout aussi vite. C'était probablement quelque chose de relativement impoli et il n'avait pas envie de la mettre mal à l'aise alors qu'ils venaient seulement de découvrir qu'ils pouvaient converser.

"Dix sur dix pour la prononciation! Quant à ce que je fais là…"

Il laissa sa phrase en suspend quelques courts instants, parce qu'il cherchait ses mots. Comment décrire la façon qu'avaient parfois les murs de l'oppresser? Voulait-il seulement en parler? Mouais, on va éviter.

"J'ai pas trop d'problèmes de sommeil, mais je me sentais pas fatigué alors j'ai préféré sortir prendre un peu l'air plutôt que de rester coincé entre quatre murs."

Ca n'était pas un mensonge, mais ça n'était pas complètement la vérité non plus. De toute façon, j'doute que ma vie l'intéresse vraiment, elle fait que discuter.

"Et toi alors? Insomniaque? T'as déjà été à l'Aquarium?"

Autant lui retourner la question, ça ferait un peu la conversation. Et enchaîner sur une autre, qu'elle aie une échappatoire si elle voulait éviter de trop s'étendre sur les raisons qui l'avaient poussée à pleurer sur une balançoire à l'heure où les gens désertaient les rues.

"J'aime bien ce bar. Il est cool. J'ai déjà pris quelques cuites bien sympa là-bas."

Ajouta-t-il avec un petit rire, sa main remettant machinalement en place ses cheveux que le léger vent n'arrêtait pas de décoiffer.
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