Ready for those flashing lights

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Message
Ven 18 Aoû - 11:34

Recrue
Points : 312
Messages : 28
avatar

Old Fyre – 6 Août 2017


Un mois, un mois que j'étais arrivé sur l'île avec l'objectif de trouver un remède à ma... maladie. Un mois qui n'avait pas très bien commencé, embarqué dès mes premiers jours un peu malgré moi dans une aventure digne des chevaliers qui composaient les habitants et habitudes de ce monde. Si j'avais été animé de belles intentions, je dois bien avouer que l'aventure s'était révélée dangereuse pour moi, et puis pour ceux qui m'accompagnaient alors... Je n'étais pas assez armé psychologiquement pour ce genre d'aventures. Mais, d'un autre côté, j'avais trouvé étonnamment plaisant tous ces désagréments, retrouvant, l'espace d'une journée, l'excitation saine de parcourir, découvrir et fouiller un environnement inconnu, fusse-t-il dangereux. Mes missions au National Geographic me manquaient.

Je m'étais cependant bien vite retrouvé le nez au milieu de livre plus ou moins récents. Et je n'avais pas envisagé un seul instant que ces recherches pourraient être aussi pénibles ! L'alphabet latin, quelle horreur... Certes, je parlais anglais, et même pas trop mal, mais lorsqu'il s'agissait de le lire, c'était une autre histoire. Munie d'un dictionnaire turc-anglais, j'avais tout de même commencé à trouver un rythme de croisière, mais je ne pouvais pas rester concentré des heures durant...
J'étais bien trop déconcentré par la beauté et la vie de l'île. Malgré la chaleur qui s'engouffrait dans la petite ville par des vents chauds, les habitants étaient nombreux dans les ruelles. La température élevée les menait à se vêtir court, rendait moite et humide leurs tenues, faisait suer même les plus résistants... C'était délicieux à voir, délicieux à sentir... et, bien souvent, la fenêtre ouverte de la salle des archives de la bibliothèque m'apportait ces parfums dont je ne parvenais pas à me défaire.

Les recherches étaient compliquées.

Par moment, je ne pouvais m'empêcher de me poster à cette fenêtre et, regardant à travers l'objectif de mon Nikon Reflex - mon appareil photo devenu mon fétish depuis qu'il avait, tout comme moi et Marjane, survécu à cette terrible nuit de juillet 2016 - les passants. Parfois même, je les capturais  à leur insu, préférant le charme du naturel à l'artificiel des modèles habitués à poser. Et puis, les habitants de cette ville possédaient un physique bien singulier : il n'était pas rare de croiser des cicatrices exposées sans gêne, des membres inexistants ou remplacés, des brûlures, ou bien encore, des personnes n'ayant presque plus rien d'humain tant leur appendice rajouté reflétaient la monstruosité. Depuis quelques temps, je m'étais surpris à aimer plus que de raison tous ces défauts loin de la beauté plastique que j'avais tant cherchée auparavant.

Les recherches étaient compliquées. Peut-être quelque chose du côté de l'Amérique du Nord. Peut-être... Compliqué...

Cédant à mes pulsions, j'avais décidé en ce dimanche de me mêler à cette foule, de la voir, de m'y frotter, de m'en imprégner... Muni de mon Nikon, je partais à la chasse de l'imperfection, des brûlures, des cicatrices...

Mon flair, ou plutôt mon « instinct », me guidait à travers les artères de la ville bien plus que mes yeux. Il mena mes pas jusqu'à une salle d’entraînement, ou plutôt un « dojo » comme diraient certains. Plusieurs personnes s’entraînaient fermement et avec conviction dans une petite cours située derrière le bâtiment aux aspects modernes, formant un contraste plutôt frappant avec le reste de la ville.

Sans même en demander l'autorisation, je me posais dans un coin de la cours et commençais à prendre des clichés de ces corps en plein effort. Tout dans leur geste et leur mouvement dégageait de la force et une volonté qui m'émouvaient réellement, là, dans le clair-obscur créé par l'ombre de la végétation et le soleil s'infiltrant à travers les feuilles vertes. Après avoir pris des plans d'ensemble, je zoomais de plus en plus, jusqu'à pouvoir capturer les moindres détails : des gouttes de sueurs qui perlent, des cheveux qui volent, s'emmêlent, se collent... Je ne vois qu'à travers mon appareil, je ne ressens qu'à travers ce qu'il m'offre.

Puis, soudain, je remarque une cicatrice sur une joue qui essaie de percer parmi des cheveux châtains ondulés, et qui s'éloigne du centre des combats. Je la suis de l'objectif, et la capture lorsqu'elle se déforme pour laisser la bouche de sa propriétaire accueillir de grande goulée d'eau.

Attends, ce visage, cette énergie... il me semble que je l'ai déjà croisé quelque part...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ready for those flashing lights

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Red lights from start. Help!
» Problem with voice recognition (always red lights!?)
» Rabid rabbit? Purple lights but still offline.....
» Help please, only purple and red lights...nothing else
» Game- ready model shops
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Old Fyre :: Le monde :: Old Fyre :: La ville-