Pretty woman, but he's not a girl

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Mer 26 Juil - 4:37

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
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Elle est complètement cinglée. Songea Tullio, pour la millième fois depuis que Toria l'avait traîné dans un aéroport pour faire du shopping. Ok, d'accord, même lui avait été obligé de remarquer que Old Fyre n'était pas exactement ce qu'on pouvait appeler une ville bien achalandée en magasins. Mais de là à changer de continent?! Il jugeait ça complètement exagéré.

"Putain mais fait chaud ici!"

Lâcha le jeune homme, quand il descendit du taxi qui les avait emmenés jusque devant ce qui ressemblait à un centre commercial à ciel ouvert. La tête légèrement penchée sur le côté, il n'avait pas pu s'empêcher de se faire la réflexion que c'était quand même sacrément con comme concept. Certes, étant donné les palmiers qui semblaient prospérer, on pouvait aisément supposer qu'il ne devait pas pleuvoir souvent. Mais l'idée qu'on puisse ne pas penser au fait que personne ne voudrait avoir besoin d'un parapluie pour traverser un centre commercial lui paraissait aberrante.

Il avait d'ailleurs commencé à faire part de sa théorie à Toria, à savoir que pour être architecte il devait y avoir des tests à l'entrée pour ne conserver que les plus cons, mais ça ne l'avait pas empêchée de l'entraîner dans une boutique de fringues gigantesque alors il avait juste abandonné la chose au milieu.

"Toria, j'ai pas besoin de tout ça."

Fit-il, un peu abasourdi, lorsque la jeune femme commença à empiler des vêtements dans le sac qu'ils avaient pris à l'entrée et que lui tenait. Merde.

"D'accord, c'est vrai que mes fringues sont plus de toute première fraicheur, m'enfin deux t-shirts et c'est bon, non?"

Continua-t-il, essayant de plaider sa cause.

"Et ouais, ok, un pantalon de rechange ça peut me servir. M'enfin tu sais que ça fait le troisième que tu fourres dans ce sac?"
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Dim 6 Aoû - 9:57

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Où des tintement musicaux trop enjoués vous pourrissent l'ouïe
Cinquième interlude
Printemps 2017


Pendant que Tullio râlait sur la chaleur, sur l’architecture, sur la couleur des murs ou la texture du plancher, Victoria commençait déjà repérer des fringues adéquates : deux ou trois beaux T-shirts ici, un pantalon décontracté par-là, puis des trucs un peu plus classes, comme des chemises, des pantalons plus formels, peut-être un veston ? Non, un peu trop, et pas sa couleur... Les gilets de costumes étaient mieux.

-  Oh tu en as besoin.

Répondit-elle finalement après l’avoir laissé réaliser ce qui était en train de se passer, puis épuiser ses arguments. Quant à elle, pensa-t-elle, elle avait besoin qu’il n’ait plus l’air d’un adolescent vivant dans la rue.

Ça l’avait dérangé depuis le tout début de leur collocation…De toujours le voir trainer à moitié nu, ou toujours dans les mêmes quelques rares morceaux un peu moches, un peu vieux, un peu trop abimés, et passablement trop petits aussi.  Ne le voyant pas prendre l’initiative d’y changer quoi que ce soit au fil des semaines, elle avait naturellement fini par prendre les choses en main.

Elle avait aussi besoin de vacances, puisque depuis leur déménagement, elle avait enligné les missions, les entrainements et les beuveries avec très peu de vacances physiques et psychologiques ; d’un côté, elle avait toujours aimé le sud de la France où elle avait passé de nombreux étés, de l’autre, voir Tullio dans une chemise compterait assurément comme des vacances mentales.  

Elle le traina finalement vers les cabines d’essayage, son sac plein de beaucoup plus de vêtements qu’il aurait sensiblement voulu. Derrière eux, à l’opposé de l’entrée, une grande fenêtre donnait sur des palmiers dont les troncs longs poussaient jusqu’à caresser une plage dorée bordant de l’eau turquoise.

- Tu sais quoi, commença-t-elle en fourrant dans le sac une nouvelle chemise, noire cette fois, après ça, on va aller se trouver des maillots de bain et profiter de la plage.

Pas qu’ils manquaient de plages à Old Fyre, mais celles retrouvées au sud de la France avaient quand même le mérite de ne pas êtres remplies de bestioles agressives et dangereuses, magiques… Ou simplement australiennes.

- En attendant, tu essayes ces trucs… Et tu vas les parader pour moi. Dit-elle en lui tenant les sacs, accrochant son regard, et continuant en pesant très sérieusement ses mots. Et ne me force pas à entrer avec toi dans la cabine, parce que je suis très à l’aise de le faire.

Elle lui sourit, le poussant d’un geste de main vers la cabine d’essayage.


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Jeu 24 Aoû - 9:59

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Apparemment, Toria avait fini par comprendre que le meilleur moyen de faire en sorte que Tullio arrête de râler, c'était encore de le laisser faire jusqu'à ce qu'il ne trouve plus rien sur quoi se plaindre. Lui répondre, c'était prendre le risque de lui donner de nouveaux arguments.

Aussi, lorsqu'il était tombé à court, il s'était contenté de se taire et de suivre la jeune femme dans les rayons, grommelant vaguement des paroles incompréhensives lors des rares fois où son avis était sollicité. En un mot comme en cent, il boudait. Enfin ça, c'était jusqu'à ce qu'elle lui parle de parader.

"Quoi? Ah non, je vais quand même pas essayer tou-"

Avait-il commencé, avant de s'interrompre lorsqu'elle avait menacé d'entrer avec lui dans la cabine. Il ouvrit quand même encore la bouche une fois, puis une deuxième, sans trouver quelque ce soit à répliquer. Alors Tullio adressa un regard noir à sa tortionnaire mais entra dans la cabine d'essayage et tira le rideau derrière lui d'un coup sec comme pour lui interdire d'entrer.

Le jeune homme avait choisi de commencer par les vêtements les plus décontractés. Ca lui laissait une impression étrange que d'être dans des vêtements neufs, et à sa taille en prime. Il avait néanmoins décidé de n'essayer qu'un seul haut, sous prétexte que "C'est bon, les t-shirts ya que la couleur qui change, on va pas s'emmerder à tous les essayer." et, comme il se doutait que ça ne plairait que très moyennement à Toria, il avait aussitôt ajouté "Je vais mettre une chemise.".

De ce qu'il avait cru comprendre, les filles aimaient toutes les chemises. Et comme il n'espérait pas y échapper, la chevalière aimait trop le torturer pour ça, autant essayer d'en profiter pour écourter la séance. Il avait donc retiré le t-shirt puis le pantalon qu'il avait balancé en vrac sur la pile de vêtements à garder et s'était attaqué à la fameuse chemise blanche, tout simplement parce qu'elle se trouvait sur le pantalon qu'il voulait essayer avec. Après tout, pourquoi garder le même à chaque fois vu qu'elle en avait choisi une demie tonne, hein?

Mais QUI a décidé de faire des boutons aussi petits, putain?! Cela faisait un moment que Tullio se battait littéralement avec les boutons de sa chemise. Il avait un mal fou à fermer le vêtement. Déjà, d'après ses souvenirs, ça faisait plus de dix ans qu'il n'avait rien mis avec des boutons en dehors de son jeans qui, lui, avait plutôt du mal à rester fermé.

"J'arrive!"

Lança-t-il, presque un peu paniqué, lorsqu'il se rendit compte que Toria s'impatientait de l'autre côté du rideau. Il avait réussi à fermer quelques boutons lorsqu'il réalisa avec horreur qu'il avait tout décalé de deux rangs. Plus qu'à tout défaire et recommencer, ce qui était loin d'être évident avec ses doigts qui tremblaient.
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Mer 30 Aoû - 21:44

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- Tullio. Dit-elle d’un ton posé pour lui rappeler qu’il devrait éventuellement sortir.

Lorsque pour seule réponse elle l’entendit s’agiter dans la cabine, elle ferma les yeux et poussa un soupire.  Furtivement, elle jeta quelques coups d’œil autour d’elle pour s’assurer qu’aucune vendeuse ne l’épiait, puis elle s’engouffra sous le rideau seulement pour tomber le nez contre le torse de Tullio.  Sur la chemise, seulement deux boutons étaient encore fermés, et décalés de surcroit.

- Shoush. Je ne veux rien entendre. Dit-elle d’un ton tranchant avant même de lui laisser l’opportunité de commencer.

La cabine était large, mais peu profonde ; elle posa donc une main sur sa hanche, l’entrainant sur un quart de cercle afin de prendre un pas de recule, pour ensuite glisser ses doigts dans les replis de sa chemise informe. Les deux boutons ouverts, elle lissa la chemise ouverte sur son corps avant d’entreprendre de la refermer en commençant par le col. Elle descendit rapidement et en silence, un bouton après l’autre, écartant à moitié chemin, du dos de la main, celle de Tullio qu’il aura essayé de s’en mêler.

- Voilà. Dit-elle en lui donnant une petite claque sur le flanc, contemplant ensuite le résultat final avec satisfaction, mordillant sa lèvre inférieure sans pour autant réprimer le sourire carnassier qui grimpait sur ses joues. Tullio n’avait pas exactement l’air confortable, mais la chemise lui allait bien, mettant en valeur sa taille svelte, conférant l’image d’un athlétisme qu’elle savait être illusoire, tout en lui donnant un air chic qui aurait tout aussi bien pu lui coller à la peau eut-il été plus fortuné dans son enfance.

- Hum. Commença-t-elle avant d’entreprendre de déboutonner son col, lui donnant instantanément un air plus décontracté. Mieux. Ajoute-t-elle. Déjà, ça s’approchait plus d’un style qui pourrait lui aller, tout en conservant tous les atouts d’une chemise propre.

Pinçant des lèvres, elle prit un peu plus de recule encore, jusqu’à laisser son dos et ses bras reposer sur le miroir derrière elle. Elle l’observa un long moment avec considération, l’évaluant en silence tout en le laissant gesticuler son inconfort pour son plus grand amusant personnel.

- Huhum. Habillé comme ça, je te mangerais tout cru. Dit-elle en laissant son regard vorace couler sur sa silhouette allongée, descendant sans gêne juste qu’à la limite de la décence. Avec un peu de style, une touche d’hygiène et un tantinet de confiance en lui, il aurait le potentiel d’être le meilleur coureur de jupons de l’ordre, pensa-t-elle avec consternation ; tant de potentiel gâché.

Arrivées en bas des hanches, ses paupières papillonnèrent tandis qu’elle réprima un rire narquois.

- … Et tu vas avoir besoin de sous-vêtements aussi. Dit-elle finalement, son sourire en coin soudainement plus moqueur qu’autre chose. Disant cela, elle lui lança dans un retentissement sec le pantalon sur le dessus de la pile. Allez. Dit-elle pour l'encourager à le mettre, même si la lueur qui brillait dans ses yeux aurait été beaucoup plus propice à un effeuillage qu'à l'inverse.  


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Mer 27 Sep - 6:02

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Il n'avait jamais douté du fait que Toria mettrait sa menace à exécution. Seulement, il aurait espéré qu'elle soit un tantinet plus patiente. Quand elle avait surgi dans la cabine, il avait aussitôt ouvert la bouche pour lui demander de bien vouloir patienter juste cinq petite minutes de plus mais il n'avait même pas eut le temps d'émettre le moindre bruit qu'elle lui intima le silence.

Tullio se tut donc, et la laissa le déplacer dans la cabine sans protester. Après tout, ce n'était pas comme si ça avait déjà servi à quelque chose de protester avec elle. Il avait toujours fini par faire ce que la chevalière voulait, et il fallait bien avouer qu'être à moitié à poil dans une cabine d'essayage ne risquait pas de renforcer sa crédibilité. Ca ne l'empêcha pas d'essayer de prendre le relais sur le boutonnage de sa chemise, ses doigts tremblant légèrement moins depuis que Toria était désormais face à lui comme il l'avait craint depuis le début, mais elle ne le laissa pas faire. Alors le jeune homme fit la seule chose raisonnable à faire : il patienta. En tirant sur son col jusqu'à ce qu'elle le lui déboutonne et en tripotant la chemise dans tout les sens pour essayer de se sentir un poil moins inconfortable, mais il patienta.

Lorsqu'elle commenta qu'elle le mangerait tout cru, il commença par hausser un sourcil dubitatif. Si elle avait faim à ce point, pourquoi ne s'étaient-ils pas… Tullio s'interrompit dans ses réflexions, battit des cils a deux reprises puis piqua un fard. Ooooh. Merde. Et voilà qu'en prime, elle se moquait de lui. Comme s'il n'était pas déjà assez rouge!

"Bouffer me paraissait plus intéressant que d'acheter des fringues."

Grommela-t-il, pour la forme, se sentant presque soulagé qu'elle lui lance le pantalon. Putain, la prochaine fois je commence par le bas! Il enfila donc le vêtement, ses épaules jusque là raidies se détendant légèrement lorsqu'il put le refermer et le placer correctement sur ses hanches.

"Ca fait 10 ans que j'ai pas été aussi bien habillé. Si ma mère…"

Commença le jeune homme, avant de s'interrompre au milieu de sa phrase. Cela faisait également 10 ans qu'il n'avait plus vu sa mère, alors ça ne servait à rien d'y penser. Elle ne faisait plus partie de sa vie depuis longtemps et, même si il avait pu la revoir, il n'était pas sûr d'en avoir envie.

"Tu veux que j'essaye autre chose?"

Demanda-t-il précipitamment, comme pour effacer sa phrase précédente. Il avait l'impression d'étouffer, tout d'un coup, et il commença d'ailleurs à essayer de défaire les boutons de sa chemise. Mais à nouveau, ses doigts tremblaient, et il n'arrivait pas à manipuler les boutons ridiculement petits.

"Merde, j'abandonne."

Jura-t-il entre ses dents, tandis qu'il laissait retomber ses mains. Il n'allait pas y arriver, et ça le contrariait de constater que quelque chose qui aurait dû être d'une simplicité enfantine était hors de sa portée. Parce que je suis un putain de junkie.
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Jeu 16 Nov - 22:44

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Son hilarité s’estompa en même temps que la nudité de Tullio, laissant tout de même sur son visage des échos de lascivité qui se turent seulement du moment où il parla de sa mère. Elle aurait bien dit quelque chose, mais elle se doutait qu’il ne voulait pas en parler, et elle savait mieux, de toute façon, que de chercher des mots qui n’existaient pas.

Un jour, elle devrait organiser une réunion, se dit-elle.

Pas parce que la famille était une valeur importante pour elle, plutôt parce que, tout comme elle avait passé sa vie à se prouver à son père, elle aimerait qu’il puisse se prouver à sa famille.

Qu’il puisse leur apprendre qu’ils ont toujours eu tort… Ce qu’il devra pleinement le réaliser lui-même avant, bien entendu.

« Tu veux que j'essaye autre chose ? »

- Non ça va. Disant cela, elle se saisit tout de même des autres chemises, les plaçant une à une entre eux, sachant que la coupe était la même que celle qu’il essayait présentement d’enlever, pour en visualiser les couleurs et les motifs sur lui. Sans un mot, elle en replaça quelques une sur un support au mur de la cabine, en gardant trois sur son bras. Pour les pantalons, celui qu’il portait lui allant bien, elle prit note d’en prendre au moins un autre du même modèle, avec une couleur assortie aux chemises, en chemin vers la caisse.

De son côté, il se battait encore avec les boutons de sa chemise.

Saisissant ses mains entre les siennes, elle les serre un instant, seulement pour les sentir trembler. Lèvres pincées, elle ne peut réprimer l’expression vaguement peinée, vaguement compatissante qui s’incruste malgré elle dans les traits de son visage. Sans qu’il ne lui ait jamais dit clairement, elle savait qu’il n’aimait pas la pitié. Dans un soupire, elle guide ensuite ses mains vers les boutons fermés les plus hauts avant d’elle-même entreprendre de déboutonner ceux plus en bas.

- Je veux aller nager dans la mer. Réitère-t-elle, impliquant qu’il leur manquait encore des maillots de bain. Bon, dans le cas de Victoria, il lui en faudrait un nouveau pour l’occasion faute d’avoir amené un de ceux qui étouffaient dans une boite pas encore ouverte, tandis que ça serait sans doute un premier morceau pour Tullio.

La perspective d’aller batifoler avec lui sur la plage aurait sans doute été d’autant plus plaisante si elle n’avait pas pensé, en avant plan, davantage à la mère de Tullio qu’à celui-ci.


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Mar 21 Nov - 11:44

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Tullio sursauta presque quand les mains de Toria se posèrent sur les siennes, mais il ne broncha pas. Une part de lui aurait voulu se pencher en avant pour appuyer leurs deux têtes l'une contre l'autre et fermer les yeux, juste quelques instants. Mais il ne le fit pas. A la place, il se contenta de refermer ses doigts sur ceux de la demoiselle, puis de reprendre le déboutonnage de sa chemise lorsqu'elle le relâcha.

"Au moins, il n'y a pas de boutons sur les maillots."

Plaisanta-t-il, bien que ses mains soient un peu plus assurées que précédemment. Les tremblements étaient loin d'être passés mais il parvint à défaire quelques boutons malgré tout. Aller nager. L'idée lui paraissait étonnamment plaisante. Quand on y réfléchissait bien, un bain de mer n'avait rien d'enviable : tremper dans une eau sale et tiède en compagnie d'une tonne d'autres personnes, non merci.

Pourtant, ça ne l'empêchait pas de commencer à avoir hâte d'y être. Peut-être en partie parce que cela signifierait que la séance de shopping serait terminée, mais ça n'était définitivement pas la raison principale.
Tullio n'avait jamais réellement vu la mer. Peut-être une fois, quand il était petit, mais les souvenirs étaient si flous qu'il était bien incapable de se souvenir s'il s'agissait effectivement de la mer ou juste d'un lac.

"Eh, vu que les maillots pour homme ça doit tailler à peu près pareil que les pantalons, si tu veux je regarde de mon côté pour le mien comme ça tu peux t'en chercher un pour toi?"

Certes, le plan du jeune homme était à peu près de prendre le premier maillot à la bonne taille sur lesquels ses yeux se poseraient, mais ça partait d'une bonne intention. Car même si l'idée de ne pas passer une éternité de plus dans les rayons n'avait rien pour lui déplaire, il commençait à se rendre compte que pendant tout ce temps, Toria n'avait regardé que du côté des vêtements pour homme.

Hors, dans l'esprit de Tullio, c'était une aberration que d'imaginer une fille sortir d'un magasin de vêtements sans avoir passé chaque article au peigne fin. Et logiquement, s'il la libérait de la corvée de lui chercher un maillot, elle pourrait s'y attaquer plus tôt.
Et au plus vite elle commencerait, au plus vite ils sortiraient de cet enfer surchauffé, ce qui impliquait notamment que ça rapprocherait d'autant leur baignade.

"C'est la première fois que je vais me baigner dans autre chose qu'une piscine municipale."

Confia-t-il, un ton plus bas, sans pouvoir réprimer un début de sourire.
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Dim 17 Déc - 22:16

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Victoria roula les yeux.

- Comme tu dis. Fit-elle sans grande conviction : il n’avait pas intérêt à lui revenir avec un speedo rose. Quoique... Cette image mentale la fit sourire.

Elle l’écouta ensuite, presque attendrie par son enthousiasme innocent, jusqu’à ce que la réplique la plus facile à rétorquer ne s’impose sournoisement au bord de ses lèvres. Elle les mordit un instant, retenant presque le commentaire, mais ses paroles s’évadèrent malgré tout, accompagnées d’un petit rire moqueur : « La prochaine fois, tu essayeras la baignoire ! » Un amusement incontrôlable lui déformait les joues, à un tel point qu’elle détourna la tête pour éviter de montrer qu’elle n’arrivait pas à le réprimer malgré de gros efforts.

- Y’a pas de maillot dans cette boutique, mais j’en ai vu une spécialisée plus tôt. Dit-elle enfin en retrouvant sa contenance.

Elle avait également vu un maillot sur un mannequin qui avait, avec le paysage marin, peut-être grandement inspiré sa soudaine envie d’aller nager… Les bikinis trop colorés et trop sexys n’avaient jamais été son type malgré que c’est ce que tout bon modiste lui recommanderait pour sa silhouette et sa complexion. Son choix resta plutôt sur la pièce unique, bleu foncé, parsemée de fleurs jaunes, orange et rouges qui s’agençaient bien avec sa peau basanée. Une coupe française surmontée d’un bustier en cœur attaché par de larges bretelles liées dans le cou.

Ça ne lui avait pas pris de temps non plus : entrer dans la boutique, trouver le modèle qu’elle avait déjà remarqué dans la vitrine, l’essayer, s’admirer, puis l’acheter. Une histoire de quelques minutes à peine malgré que la boutique s’avérait à être suprêmement grande entre la section des maillots pour femme, des maillots pour homme, de la lingerie pour femme, de la lingerie pour homme, des pyjamas pour femmes… Etcétéra.

Glissant sa nouvelle acquisition dans le même sac où reposaient les vêtements de Tullio, elle chercha ce dernier des yeux, sans succès. Elle ne mit pas longtemps à s’impatienter et se dirigea vers le service à la clientèle.

Quelques courts instants plus tard, un message retentissait sur les hautparleurs du magasin : « Petit Tullio est attendu par sa maman près grand bureau rose ». À côté de Victoria, la demoiselle attitrée audit bureau rose surveillait nerveusement l’arrivée d’un enfant sans se douter qu’elle allait faire 1m90 et arborer une crête bleue.


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Jeu 21 Déc - 4:37

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Tullio ouvrit grand la bouche à la réplique de Toria, cherchant quelque chose à dire, une pique, une justification, n'importe quoi. Mais rien. Il était incapable de penser à quoique ce soit alors il se contenta de refermer la bouche et de se rhabiller en jetant de gros regards vexés à la demoiselle. Certes, il était très loin de faire autant usage de la salle de bains que ce qu'il était recommandé, mais il se lavait au moins une fois tout les quinze jours. De son point de vue, c'était bien, mais il semblerait que ça ne soit pas tout à fait l'avis de la demoiselle. Cela dit s'il avait de nouveaux habits, ce serait peut-être bien qu'il fasse effectivement des efforts là-dessus.

"Ah, d'accord."

Le jeune homme avait donc suivi la chevalière jusque dans la boutique spécialisée, ignorant les regards que certains passants lui jetaient. Il avait l'habitude. Ce dont il avait nettement moins l'habitude, en revanche, c'était de la taille du magasin. Combien de mètres carrés fallait-il pour quelques malheureux maillots?!

Un tour rapide lui apprit que c'était loin d'être la seule chose qu'on y vendait, et ses recherches purent commencer. Son choix s'était très rapidement arrêté sur un short de bain noir, orné de feuilles exotiques dans diverses nuances de vert. Le passage en caisse avait été rapide également, en partie grâce aux gens qui s'étaient spontanément écartés en le voyant arriver.

C'était après que ça s'était gâté, quand il avait décidé de se promener un peu dans les rayons en attendant que Toria se montre à nouveau. Il n'était pas très loin des caisses, mais il s'était retrouvé coincé entre un rayon de pyjamas et une vieille dame à l'œil noir qui avait entrepris de lui faire une liste de reproches plus haute que lui, tout en tenant une petite fille à bout de bras pour la tenir aussi éloignée que possible de lui. C'était effrayant de voir à quel point une petite vieille pouvait cracher autant de venin d'un ton aussi calme, et Tullio serait probablement encore resté coincé longtemps si une annonce n'avait pas attiré son attention. Petit Tullio est attendu par sa maman? Le junkie fronça un instant les sourcils, réalisant qu'il ne devait pas y avoir 36 personnes portant son nom, puis bouscula la harpie sans remords pour se diriger vers le bureau rose dont l'employée avait parlé au micro.

"C'est pas ma faute, j'ai trouvé mon maillot depuis une éternité mais je me suis fait agresser par une vieille."

Se justifia-t-il aussitôt lorsque Toria fut dans son champ de vision. Puis, brandissant fièrement son achat, il reprit la parole.

"T'as vu comme j'ai bien choisi, maman?"

Après tout, elle l'avait un peu cherché, et la tête de l'employée valait bien le risque de représailles.

"Par contre il va falloir m'expliquer où on va mettre tout ça si on veut se baigner, je me vois mal abandonner les sacs sur la plage en comptant sur la gentillesse des gens pour nous les laisser."

Fit-il, désignant tout leurs achats, une fois qu'ils furent sortis du magasin.
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Lun 8 Jan - 5:46

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Victoria put clairement voir les yeux de la vendeuse se poser sur Tullio dès qu’il apparut entre les étalages, avançant vers elles avec une expression indéchiffrable. Se tournant elle aussi vers lui, elle la vue quand même, du coin de l’œil, remuer nerveusement, puis lisser ses cheveux. Elle n’eut pas besoin de la regarder pour comprendre que son émoi se changea en surprise, puis en frustration dès que l’enfant perdu se révéla dans ce bel et mystérieux inconnu qu’elle avait, sans le savoir, aidé à humilier.

Gênée, elle grommela un commentaire avant de mimer de s’occuper de papiers derrière le comptoir.

- Aww. Pauv’chéri. Répondit-elle en lui tapotant une joue, exagérant une moue peinée pour accompagner son mouvement matronisateur. Malgré son manque de compatissance verbale sincère, Victoria jeta un regard inquisiteur vers les rayons à la recherche d’une mégère, mais sans apercevoir d’énergumène correspondant à son image mentale.

Ensuite, elle hochât légèrement de la tête à la vue du maillot, approuvant sans plus de cérémonie son choix avant de se fondre dans une contemplation silencieuse suite à ses dernières paroles.  

- Quels gens ? Finit-elle par demander, un léger sourire narquois flottant aux coins des lèvres.  

Elle n’avait pas considéré ce problème, pour la simple raison qu’il n’existait pas.

- Mon père a une maison d’été avec une plage privée par très loin d’ici. Explique-t-elle enfin. L’arrière-gout amer de la cuillère en or qui l’avait nourrie toute la jeunesse remonta soudainement sur sa langue. Amer, car elle réalisa soudainement l’hypocrisie qui emmiasmait l’espace entre tous ses récents actes de défiance familiale et sa dépendance à de telles commodités.  

- Ou non. Plage publique. Expérience authentique. Allons-y ! Se ravisa-t-elle.

Ils n’auraient qu’à déposer leurs achats dans un vestiaire quelque part.


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