Orage bubonique

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Mar 11 Juil - 20:37

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La pièce est plongée dans une obscurité parfaite hormis une vague lumière flottante : des yeux lumineux attachés à une forme vaguement humanoïde, en train de contempler cinq corps grotesques dessinés dans le noir.

Soudain, l’un deux se met à trembler, à s’arquer, à convulser. Lorsque deux grosses mains ébène et lustrées se posent sur lui, il ouvre des yeux révulsés, injectés de sang, puis pousse un cri hideux qui meurt vite en un sanglot déchirant. Puis plus rien. Le corps s’immobilise dans une position rachitique avant de retomber sèchement sur le lit articulé.

De retour dans le couloir clair et immaculé, une petite femme s’extirpe de la combinaison Hazmat avant de jeter sur ses collègues un regard lourd et fatigué.

- Le patient numéro deux vient de mourir… Plus que quatre. Les pauvres.

 


Au quartier général, une marée de monde attendait dans la grande salle : tous les chevaliers, les consultants, et même les civils présents sur l’ile avaient été conviés à cette rencontre et nageaient maintenant dans la confusion.  

À travers les murmures, les interrogations et les plaintes qui flottaient dans l’air, le capitaine de l’ordre tonna dans un micro, faisant momentanément pleuvoir le silence.  

- Chers collègues et concitoyens… Comme certains ont pu le remarquer, tous les moyens de transport vers l’extérieur du sanctuaire sont indisponibles jusqu’à nouvel ordre…

Une vague d’indignation inonda la pièce.

- Nous faisons face à une quarantaine qui …

La foule gronda à nouveau son mécontentement. Sur la scène improvisée, le capitaine demeura de glace, parfaitement calme et immobile ; puis, même une fois la salle plongée dans son mimétisme silencieux, il attendit avant de reprendre, avec plus de force et d’assurance :

- Cinq chevaliers étaient partis à la découverte d’une région peu explorée du sanctuaire. En cours de route, un premier a contracté d’étranges symptômes : fièvre, sensibilité à la lumière, plaques purulentes, tremblements incontrôlables…

Ses quatre compagnons ont décidé de rebrousser chemin, et ce n’est qu’une fois de retour en ville qu’ils ont tous commencé à manifester les mêmes symptômes… Depuis, trois sont malheureusement décédés et les deux autres sont aux soins intensifs. Deux membres du personnel soignant semblent également avoir été contaminés, mais…


Les voix éclatèrent à nouveau, mais cette fois, c’était la peur et l’inquiétude qui coulaient à flots.  Le capitaine attendit à nouveau le silence, droit et impassible comme un phare en plein orage.

- Mais, depuis, des mesures ont été prises et la maladie ne semble pas avoir fait d’autres victimes…  La quarantaine généralisée n’est qu’une précaution supplémentaire...

En attendant, nous n’allons certainement pas attendre passablement : hier, notre archiviste, Arthuro, a retrouvé des documents datant de la découverte du sanctuaire…


Soudain, sur le grand mur blanc, une explosion de gris, de brun et de noir : l’image projetée dépeignait une vieille fresque où des formes humanoïdes étaient dévorées par des tâches rouge et ocre.

- Ces photos ont été prises dans les ruines au sud du QG, loin de la zone d’infection. Nous avons raison d’espérer qu’elles cachent d’autres secrets qui pourraient nous permettre de sauver nos collègues malades, ou au moins…d’éviter de futures affections.

La pièce était noyée dans un lourd silence.

- Après la rencontre, les agents volontaires pourront se manifester. Tous les autres devront retourner dans leurs logements et seront priés de rester vigilants au moindre symptôme suspect.  

 


Au sud du QG, au-delà de la frontière qui protège le village, les ruines sont les restes mystérieux d’histoires que plus personne ne connait. Les formes d’anciennes routes et d’anciens édifices se discernent encore dans les décombres et les vides que la nature reconquiert doucement, tandis que les arches ornées et les piliers tombés soulignent ce qui jadis fut l’infrastructure la plus importante. Aujourd’hui, les seules constructions qui tiennent encore debout sont de sobres bâtiments rectangulaires qui s’enfoncent dans la terre.    

Ordre de mission :
Inspecter les ruines afin de trouver des indices quant à la mystérieuse maladie et à son possible traitement.


Nous vous invitons à faire un RP à même ce topic et à effectuer, dans vos posts, les quelques actions ci-dessous afin de déclencher des animations prédéfinies. Notons que de nouvelles actions à effectuer seront ajoutées à mesure où progressera l’évènement.

Devant les ruines, deux directions évidentes s’offrent à vous :

Rester à l’extérieur et inspecter les effondrements ...
→ Fouiller dans les décombres ;
→ Inspecter l'intérieure d'une pièce effondrée ;
Longer les murs qui tiennent encore debout ;
En ayant une expertise artistique, inspecter les gravures découvertes par John Jensen;
→ Essayer de trouver les restes d'un centre médical;
→ Essayer de trouver la provenance des grognement.

Entrer dans les ruines et explorer les pièces qui tiennent encore debout ...
Entrer et tourner à gauche ;
→ Entrer et continuer tout droit ;
Entrer et descendre un long escalier;
→ Forcée la porte ornée découverte à Ambrose Meriwether.
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Lun 17 Juil - 15:24

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
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Une quarantaine. Putain de merde. Au moment où la foule avait commencé à gronder d'abord son mécontentement puis sa terreur, Tullio était resté immobile sur sa chaise sans rien dire. A dire vrai, il était trop terrifié que pour encore parvenir à réagir.

Il se sentait comme écrasé, la poitrine compressée par l'angoisse que lui procurait la situation. Il y avait un virus qui se promenait sur l'île, un virus mortel qui plus est, et ils étaient tous coincés là. Autant dire qu'il avait juste envie de s'enfermer dans la salle de bains de Toria avec un spray désinfectant.

Aussi, quand ils avaient demandé des volontaires, il avait laissé échapper un ricanement et s'était levé avec la ferme intention de rentrer et de ne plus sortir sans le moindre prétexte. Et ça, malgré Toria qui lui avait demandé d'y aller et à qui il avait affirmé que non, rien ne le déciderait à risquer sa peau dans ces maudites ruines.

Tullio, en toute logique, était donc maintenant devant les maudites ruines et s'apprêtait à y entrer.

"C'est dégueulasse ce que tu m'as fait, Toria."

Grommela-t-il, tandis qu'il ajustait les bretelles de son sac à dos après en avoir sorti une lampe torche. Avec un long, très long soupir, il se dirigea d'un pas décidé vers un bout de ruine qui n'avait pas l'air trop effondré si on exceptait le trou béant par lequel il allait entrer.

"Si je meurs pas de la fièvre! Non mais j'vous jure, ça se fait pas de dire des trucs pareils."

Continua-t-il, râlant et pestant, tandis qu'il allumait sa lampe et jetait un coup d'œil aux murs. Pas d'inscriptions ici, ça ne servait à rien qu'il s'attarde. Après tout, il n'était pas un enquêteur. Juste un pauvre type qui avait la malchance de lire les langages féériques et, point bonus, de comprendre ce qu'il lisait. Peut-être que dans les deux ou trois prochaines salles il n'y aurait rien non plus? Il pourrait donc décréter qu'il n'avait rien à faire là et rentrer en arrêtant de culpabiliser.

C'est donc plein d'espoir qu'il choisit de tourner à gauche, scrutant à la fois le sol, le plafond et les murs. Parce que franchement, il n'avait aucune envie qu'un bout du bâtiment lui tombe sur la tronche.

"Putain de ruines de merde, on se croirait dans un film d'horreur."

→ Entrer et tourner à gauche
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Lun 17 Juil - 17:15

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Entre l'érosion et la nature envahissante, les murs brillants d'humidité transpirent une odeur historique.

Vous êtes entré dans les ruines et avez tourné à gauche:

Dans la pièce délabrée, vous remarquez immédiatement un grand coffre orné, épargné par le temps et l’usure. En essayant de l’ouvrir, celui-ci demeurera effrontément verrouillé.  

À croire qu’il vous faudra trouver la clé.
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Ven 21 Juil - 2:27

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, elle est maintenant chevalière à temps plein.
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Où brume le mystère et pleut la panique
Ordre de mission 06, partie 1
Été 2017


Victoria avait l’impression de passer sa vie en avion. Dans les dernières semaines, elle avait fait plusieurs voyages entre la France, la Tanzanie, l’Antarctique et les États-Unis, tous entrecoupés par de courtes visites au QG. Elle était d’ailleurs supposée retourner aux États-Unis pour la quatrième fois tandis qu’une dangereuse mission prenait un tournant décisif que ses collègues ne pouvaient franchir sans elle.  Sauf que le matin de son départ, la quarantaine était tombée et elle s’était retrouvée dans une marée hystérique de voisins paniqués, de collègues pressés et de patrons pas contents.  

Après l’assemblée générale, elle s’était naturellement portée volontaire pour l’expédition, sachant qu’autrement, qu’elle aurait tourné en rond comme une lionne dans une cage en attendant le dénouement de l’histoire… Son colocataire, qu’on lui avait demandé de convaincre, ne partageait pas son volontariat, ce qui ne l’aurait pas dérangée outre mesure si ce n’était qu’elle était douloureusement consciente du fait qu’il serait fort probablement plus utile sur place qu’elle-même.

- D’accord Tullio. Tu fais comme tu veux. Comme d’habitude. En attendant, moi, je dois absolument retourner en mission aux US… Ou crever en essayant. Donc, toi, tu restes ici ; moi je pars aider à lever la quarantaine. On se revoit demain, si je ne meurs pas de la fièvre d’ici là.

Sa voix avait été doucereuse, presque compréhensive, mais indéniablement affutée par une passive agressivité. Elle s’était retournée pour préparer son sac, et avait prétendu être surprise en le voyant la suivre jusque dans les ruines.

- Mais arrête de râler. T’avais qu’à rester à la maison. Dit-elle plus tard en réponse à ses plaintes tandis que ses yeux escaladaient avec avidité sur le paysage historique qui se dressait autour d’eux. Mais merci d’être venu. Sérieusement. Dit-elle ensuite en se retournant et en le toisant d’un regard las.  

Autour d’eux, d’autres volontaires s’affairaient.

Tout en sachant que les ruines avaient déjà été fouillées et malgré la gravité de la situation, elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer tous les objets mystérieux, potentiellement magiques, qui pouvaient encore reposer sous les débris… Et c’était en partie pour cette raison qu’elle avait suivi Tullio à l’intérieure des ruines, ses mains caressant au passage les murs humides.  

Elle l’avait suivi, mais pas sur les talons, fouillant de son côté une pièce vide sans trouver bien plus que quelques babioles sans grande valeur, et surtout absolument rien en lien avec la maladie.

Elle l’avait rejoint alors qu’il essayait d’ouvrir un grand coffre très prometteur.    

- Et je devine que tu n’as pas ton kit de serrurier. Dit-elle avec un ton railleur et une touche d’ironie... Pour une fois que ses talents d'ex-clochard pourraient servir au plus grand bien du plus grand nombre, pensa-t-elle.

Il était accroupi et elle glissa son menton sur son épaule, lovant sa tête contre la sienne pour inspecter sa trouvaille, réalisant presque instantanément que, peu importe ce qui se trouvait à l’intérieur, le coffre lui-même était très probablement magique.


Avatar fait à partir d'une œuvre de Pheberoni.
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Dim 23 Juil - 6:31

On est toujours le monstre de quelqu’un
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Jamais je n’aurais pensé qu’un tel évènement puisse se produire... Une maladie très contagieuse avait fait plusieurs victimes et les chevaliers du QG étaient en alerte maximum, ce qui était normal en soit. Je me souviens encore de ce grand hall qui était rempli de personnes de différents bords, c’était la première fois que je voyais autant de monde réuni, mais après, tous les transports et les grosses mesures de sécurité avaient était mise en place pour le bien de tous.

La mort… Cette chose que l’être humain ne pouvait éviter en soi, mais qui parfois était l’œuvre de personnes ayant agi de façon irréfléchie. C’est ce que je pensais de cette affaire : quelqu’un a ait ouvert la boite de Pandore, mais j’ai fait le choix de ne rien dire au milieu de cet amas de personnes pour éviter toute situation de panique. Je me devais d’agir pour le bien de tous, pour que cette situation s’améliore, n’aimant pas voir les gens dans la peur de perdre un proche. Voir le malheur s’abattre sur des innocents me motivait encore plus à trouver la solution à tout cela. Avec discrétion, je me suis retiré de cet endroit pour aller récolter diverses informations sur cette affaire. J’avais fait jouer mes contacts au sein des chevaliers pour savoir à peu près où chercher des indices sur cette épidémie mortelle, et après quelques échanges vocaux comme écrits, on m’avait indiqué de sortir en dehors de la frontière qui protège le village, au sud du QG. La prudence, il fallait qu’elle soit à son paroxysme pour éviter que je sois également à mon tour contaminé par cette étrange maladie. C’est ce que je me suis dit quand je suis arrivé face à ces ruines, environ vingt minutes plus tard.

Ces ruines étaient composées de multiples décombres de pièces qui s’étaient effondrées et parfois il y avait quelques murs qui tenaient encore debout, aussi étrange celui soit-il.  On pouvait enter en son sein, mais je trouvais cela beaucoup trop risqué et souvent, il fallait plutôt commencer par les choses les plus simples pour éviter toute erreur de débutant.

« Commençons par longer ces murs encore debout… » - M’étais-je dit à voix basse.

Mes pas s’étaient dirigés vers ces murs qui semblaient être encore debout par je ne sais quelle façon. Le temps était couvert et je ne savais pas à quoi m’attendre… Tout ceci ne sentait pas bon et mes sens étaient tous en éveil…  C’est la main sur l’étui à ma taille, où reposait mon pistolet que j’avais commencé cette investigation…
→ Longer les murs qui tiennent encore debout.
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Dim 23 Juil - 16:36

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Dans la jungle tropicale, les piliers et les murs semblent pousser comme des plantes de roche, comme les germes d'une civilisation... Mais vous savez déjà que c'est illusoire et que celle-ci est déjà morte.

À l'extérieur des ruines, vous avez longé un mur qui tenait encore debout :

Gravées cruellement dans la pierre, vous pouvez observer plusieurs formes rectangulaires. Après quelques instants d’observation, vous êtes convaincus que ce n'est pas naturel et que ce n'est pas là au hasard... toutefois, vous n'arrivez pas à déterminer en quoi, ou à quoi ça peut bien servir.  

Peut-être qu'une personne dotée d'un bon sens artistique pourrait y voir plus clair...  
L'action « En ayant une expertise artistique, inspecter les gravures découvertes par John Jensen » a été ajoutée à la liste.
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Dim 23 Juil - 16:42

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Aaaah... L'Australie enfin ! Je n'avais jamais remarqué auparavant combien l'air y était différent des autres parties du monde. À chaque fois que j'y avais posé les pieds, j'avais été saisi par l'incroyable beauté de ses paysages. Mais aujourd'hui, plus que la lumière foudroyante se reflétant sur l'azur de l'eau ou l'ocre de la terre, c'était son parfum qui m'envoûtait. Une palette étonnante se composait à mesure de mes pas sur l'île. Le vent s'engouffrant dans les vagues agitées venait charger l'air d'un mélange d'iode, de peau ensoleillée, de sueur, de sel et de crasse dans la moiteur sèche de cette chaude journée d'été. À cela, de manière plus subtile et indicible, planait l'odeur du danger. Une odeur mortelle. C'était à la fois dérangeant et grisant, telles les effluves du sang frais. Oui, l'Australie demeurait une terre hostile, avec ses propres lois, de telle sorte qu'il se dégageait une force sauvage et dangereuse à chacun de ses recoins.

Je trouvais particulièrement ironique que le QG de l'Ordre se trouve si près d'un des territoires les plus indomptables du globe. Fallait-il y voir toute l'arrogance dont la race humaine pouvait faire preuve ? Rejetant dans une coin de ma pensée cette idée, j'espérais au fond de moi que, saisi par cette puissance millénaire et féroce, je sache faire preuve de tempérance et de retenue. La Bête aurait si tôt fait de se divertir dans ces immensités désertiques. Et il était hors de question que la Bête se divertisse...

Deux jours après m'être imprégné de la belle Australie, je suis arrivé sur l’île d'Old Fyre sur laquelle j'avais bien l'intention de profiter des savoirs de la bibliothèque, distillés par des chevaliers de tout temps. J'avais prévu de ne pas trop m'abîmer à la contemplation de ce lieu nouveau, et de rester le plus souvent possible le nez planté entre des pages jaunies de vieilles archives et autres grimoires. Plus vite j'avancerai dans mes recherches, et plus vite je pourrais retrouver une vie normale. Ou du moins, plus normale qu'à présent... Mais c'était sans compter sur l'humour tout particulier de Dieu qui avait posé là, en plein milieu de l'océan, des bâtiments semblant avoir été érigés par mon peuple quelque centaines d'années plus tôt. Par quelle magie ?!!Oui, par quelle magie ce tour-ci avait-il était possible ?? Bien cruelle magie en réalité, qui venait raviver de lourds souvenirs comme l'on ravive les flammes d'un incendie insatiable. Et l'ombre de la Bête commençait à se dessiner dans les flammes dansantes.

L'art byzantin m'avait toujours particulièrement inspiré ; et j'aimais par dessus tout y imprimer les visages de celles qui m'étaient chères... Les visages tendres et ronds se mariaient si superbement aux lignes obliques, accueillantes et colorées de la pierre. Malgré tous mes efforts, je ne pu réprimer des larmes acides. Déjà, je sentais mon cœur devenir pierre au fond de ma poitrine et mon souffle se raccourcir. Allez, tiens le coup... ça y est, tu vois, on arrive à destination.

- L'Aquarium ? Mais c'est un bar ! Je pensais que vous me mèneriez vers l'endroit où je vais passer plusieurs nuits.
- C'est bien là, à l'étage.
-
Bah souris un peu, c'est le meilleur endroit de toute l'île !


C'est bien ma veine...

L'homme qui m'avait accompagné depuis mon arrivée, comme pour illustrer ses propos, se dirigea vers le comptoir et commanda, je suppose, une quelconque boisson alcoolisée. Calme-toi. CALME-TOI. Mes mains tremblaient désormais sur la poignée de mon bagage. J'aurai voulu de pas promener mon regard sur ces pauvres êtres qui s'abîmait déjà, l'après-midi à peine sur son déclin, dans des fonds de bouteilles pour noyer je ne savais quel chagrin ou espoir déçu. J'aurai voulu ne pas remarquer l'effroyable balais des coudes qui se lèvent, laissant tomber au passage des gouttes crasses sur des tables ou sur leurs camarades aussi pathétiques qu'eux. J'aurai voulu ne pas entendre les bruits de déglutition de ces gosiers avides de perdition. Mais la Bête était attentive. Elle me forçait à m'absorber dans l'ambiance absurde d'une humanité en recherche d'une utopie liquide venant électriser ses esprits pour se sentir vivre encore. Je haletais, et c'est au prix d'un effort considérable que je parvins à récupérer ma clef auprès de la barmaid et à me diriger vers ce qui serait ma chambre pour quelques jours. Le corps tremblant intensément, je claquai plus que fermai la porte derrière moi et m'y suis appuyé de tout mon poids. Enfin...

Soupir...

Je fermai alors la pièce à clef et calai la poignée avec la chaise fébrile qui trônait dans la pièce. Ça ne suffirait évidemment pas à arrêter la Bête, mais ça avait le don de me rassurer malgré tout. Respire, respire... Voilà... C'est bien, comme ça... Respire. Rapidement, je fermai les rideaux, brûlai des bâtons d'encens et m'allongeai sur le lit, casque audio sur les oreilles me diffusant des musiques relaxantes. Pour une arrivée, tu parles d'une réussite ! Mais tu vas bien, c'est le principal...

Et le sommeil enfin.

Bizarrement, mes rêves furent remplis de poissons qui volaient tout autour de moi. Du moins, ils volaient avant de tomber en éclat dans le bruit reconnaissable d'une porte que l'on essaie d'ouvrir, mais qui rencontre un obstacle sur son chemin.

- Debout, y'a une réunion au sommet ! La voix de la tenancière de l'Aquarium venait de transpercer le bois de la porte et mes tympans au passage.
- Mmmm.... de.. Hein ? De quoi ?
- Grouille, sinon j'y mets le pied.


Merci. Vraiment, merci.

...

Dans les rues, un vent de stress semblait transir les quelques passants qui s'avançaient vers le QG de l'Ordre. A priori, ce genre de réunion n'était pas habituel. Ça, ça ne sentait pas bon.

En vérité, ce n'était pas quelque passants, mais la ville entière ou presque qui s’agglutinait dans une pièce qui, malgré sa taille, peinait à les contenir. Je restai sur le seuil de la porte pour écouter les nouvelles inquiétantes. Une épidémie ? C'est bien ma veine... Voilà qui remettait en question le programme que je m'étais fixé.

Contrarié, je suis resté un long moment à la porte d'entrée du QG. Je réfléchissais intensément, car je me sentais incapable de rentrer chez moi, ou du moins, dans la pièce minuscule où trônaient mes affaires. Comment rester les bras croisés à attendre que d'autres prennent les risques pour ma sécurité ? Mais, d'un autre côté, quelle était ma légitimité pour me porter volontaire dans une telle mission ? Question maladie contrariante, je portais déjà ma croix et je n'avais aucune envie de me frotter à pire que... qu'une chose comme moi. Mais, comment continuer à me regarder dans une glace si je ne faisais rien ? Après tout, j'avais gagné en réflexes et en force, je pourrais certainement être utile... Mais... mais...

De mais en comment, je me retrouvai quelques heures plus tard avec une poignée d'autres volontaires devant des ruines émergeant avec difficulté d'un vert vorace. Je pouvais deviner la superbe que ces bâtiments avaient dû afficher plusieurs centaines d'années auparavant avant de se faire ronger par la végétation. Ce spectacle de désolation émeraude avait quelque chose de mystique... et d'extrêmement effrayant. Me sentant tout petit devant tant de solennité émergeant de ces décombres, malgré leur aspect plus que délabré, je regrettai soudainement ma présence sur les lieux. Allez, tête de pioche, maintenant que tu es là, tu ne vas plus reculer !

À croire que mes camarades avait entendu mes pensées, car un type à l'air passablement malade s'engouffra sans réfléchir dans la seule pièce encore en état qui se présentait à nous, suivi rapidement par une jeune fille brune. Je n'aurais pu le jurer, mais j'avais l'impression d'avoir déjà croisé ces personnages un étage plus bas, si ce n'est au 36ème dessous. Malgré leur bel entrain, les deux individus ne m'inspirèrent ni confiance, ni apaisement. Je... j'allais rester dehors. Moi dehors, et la Bête dedans. Oui, voilà, très bien, on va rester là, hein. Regarde, on est bien là avec... John Marston* ?!? Parmi la poignée de courageux se détachait la silhouette d'un homme semblant tout droit sorti d'un western. Je n'avais jamais aimé les gens en armes - elles ont tendance à entraîner une certaine impolitesse chez ceux qui les portent** - mais cet homme n'avait pas l'air d'une tête brûlée. Il faisait preuve de retenue et cela me plaisait.

Aussi, lorsqu'il se mit à longer lentement une portions de murs, tenant par on ne sait quel miracle encore debout, je lui emboîtai le pas sans bruit, curieux de découvrir si son intuition serait payante.

Et il semblerait qu'elle l'était ! Il avait trouvé quelque chose. C'est bien ma veine ! Le grand cowboy s'abîmait les yeux sur le mur, mais sa stature m'empêchait de distinguer clairement ce qui pouvait l'avoir intrigué à ce point. Je me rapprochai encore pour atterrir à son côté droit. C'étaient assurément les drôles de gravures à même la pierre qui valait qu'on s'y arrête. De toutes évidences, elles n'étaient pas naturelles, et certainement pas là par hasard.

- Vous avez trouvé quelque chose d'intéressant ? Ai-je lancé timidement dans un anglais teinté aux épices. J'espérai ne pas avoir trop surpris le personnage, mon corps contenait un nombre suffisant d'orifices pour que ce cowboy ne m'en offre un autre.

- Hum... excusez-moi... ça.. Ce n'a rien de naturel ça... dis-je en pointant les formes rectangulaires.

Non, vraiment, rien de naturel. Mais cela ne ressemblait pas à un code non plus. C'était plus travaillé, presque artistique. Et tout art, aussi rupestre soit-il, comporte ses codes et ses clés. Concentre-toi un peu idiot, tu vas bien finir par voir la logique et le beau dans ces traits grossiers...

→ En ayant une expertise artistique, inspecter les gravures découvertes par John Jensen.



Mes petites références...:
 
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Dim 23 Juil - 19:12

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Les formes déconstruites sont les ombres projetées par un passer révolu.  

Vous avez examiné d'étranges gravures sur un mur :

Vous observez les marques, vous réfléchissez puis vous regardez autour de vous ... Et soudain, vous avez un déclic : les formes dessinent une carte. Et sur cette carte, vous pensez même discerner des petits symboles : un humain, une épée, une croix.

Et alors que vous considérez la possibilité que le dernier soit de près ou de loin affilié à la médecine, vous entendez un grognement roque en provenance de la jungle.
Les actions suivantes : «Essayer de trouver les restes d'un centre médical»
et «Essayer de trouver la provenance des grognements » ont été ajoutées à la liste.
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Hier à 16:25

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OURAGAN PESTINENTIEL

Death does not discriminate

HEARTBEAT FIVE.

Oh well.

L'annonce de l'épidémie s'était logée contre ses tympans à la manière d'un chat, avait appuyé contre son ouïe de sorte à se lover dans un coin de sa conscience, s'y établissant jusqu'à nouvel ordre. Probablement jusqu'à la résolution de cette . . . curieuse problématique.

On l'avait tiré de sa contemplation vague des cliquètements soudés à son existence, brodée contre la certitude qu'il grimperait dans un avion dans à peine six heures, laissant sa silhouette converger vers une réunion soudaine, les yeux embués de néant et un verre de scotch à la main. il était resté inerte, debout parmi un groupe que l'inquiétude enflammait, à contempler l'effervescence des lieux d'un air interdit.

Il avait supposé, dans la cohue, las de constater son séjour à Old Fyre allongé, que ce chamboulement contextuel signifiait que sa mission en Antarctique avait été annulée et qu'il faudrait reporter la date de son escale subséquente en Europe. Ce constat s'était manifesté au travers d'un plissement de nez ; Sandro allait devoir s'entretenir avec leur client, tandis qu'il . . . farfouillait dans des ruines pour s'assurer de ne pas succomber à la fièvre qui ravageait les corps de l'île.

Au terme de la réunion, il avait vidé son verre d'un trait.

Maintenant, une petite voix - le genre de voix qu'on ignore généralement considérant qu'elle n'apporte rien de substantiel aux situations y étant liées - lui grommelait que l'état des choses aurait pu être pire. Évidemment. Il aurait pu avoir contracté cette fièvre ou aurait pu être enfermé dans son appartement sans la moindre possibilité d'interférer sur le cours des événements, ce qui n'était - joie, bonheur, euphorie - pas le cas. Puis, dans l'éventualité où la fièvre s'acharnerait sur lui, il aurait la meilleur des opportunité de mettre les limites de la montre à l'épreuve.

Tic, tac, tic, tac.

Humectant ses lèvres, il observa les volontaires s'affairer tout autour. Les silhouettes familières de ses colocataires s'engouffraient dans les ruines, tandis que d'autres, plus précautionneux, fouillaient l'extérieur. Il contempla les résidus d'architecture d'un œil intrigué, avançant parmi les ruines, ses doigts froissant de vieilles pierres. Chaque parcelle de cet endroit renfermait une histoire qui, pour le moment, lui échappait. Cela en était presque, malgré l'urgence des circonstances, revigorant.

Qui dit vieille histoire dit souvent magie. Et cette magie ancestrale s'accompagnait souvent du relief prodigieux d'un artefact.

Ambrose n'hésita pas avant de suivre le chemin préalablement emprunté par Tullio et Victoria jusqu'à l'intérieur des ruines. On ne cachait que très rarement les artefacts d'importance à l'extérieur. Plus souvent, ils étaient enfouis dans les profondeurs des tombeaux, logés sur des piédestaux protégés par de périlleux stratagèmes.

Il ne tourna toutefois pas à gauche, n'emprunta pas le chemin qui l'aurait fait rejoindre ses compagnons, préférant s'enfoncer plus profondément dans les ruines, dans l'ombre.

Ses doigts enlacèrent une lampe torche qu'il n'alluma pas immédiatement.




→ Entrer et descendre un long escalier.





Avatar fait à partir d'une œuvre de Omen-GF.
#8a5c7a
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Aujourd'hui à 0:14

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La lumière artificielle rebondit sur les murs, mais plusieurs angles demeurent rongés par les ombres.

Vous êtes entré dans les ruines et avez descendu un long escalier :

Vous entrez dans une petite pièce où l’ombre laisser transparaitre d’énormes toiles d’araignées. Au centre du plus grand mur, une porte ornée de bijoux iridescents bloque votre passage.

La porte est magnifique et vous avez la conviction qu’elle cache quelque chose d’encore mieux, toutefois, toutes ces toiles d’araignées surdimensionnées vous inspire tout le contraire.
L'action « Forcée la porte ornée découverte par Ambrose Meriwether » a été ajoutée à la liste.
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