L’écume des nuits

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Mar 27 Juin - 4:20

Toujours savoir tirer mérite des actes auxquels la nécessité nous contraint
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Habitation permanente : À Old Fyre, dans l’appartement qu’elle partage avec Tullio Cavaleri. Elle a aussi un appartement en Italie, bien qu’elle n’y soit pas très souvent ces temps-ci.
Occupation : Anciennement détective, maintenant chevalière à temps plein.
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Ou comment laisser couler ses problèmes
Quatrième interlude
Été 2017


Victoria était chevalière depuis maintenant cinq semaines et revenait tout juste de sa troisième mission. Pour la première fois, en rentrant à Old Fyre, elle avait ressenti ce sentiment familier d’être à la maison... Et ce même quand elle n’avait pas retrouvé Tullio dans leur appartement, et même encore après s’être rendue à l’Aquarium sans y trouver Lillian. À ce point-ci, elle s’attendait également à avoir eu des nouvelles de sa mère qui, selon ses supérieurs, était partie effectuer une mission qui se prolongeait depuis maintenant plusieurs semaines.

Bref, dans son appartement vide - même si elle savait très bien qu’il était temporaire - elle n’avait rien trouvé d’autre à faire que de s’y sentir confortable…Et de s’ennuyer. Incapable de dormir à cause du décalage horaire, elle s’était : roulée sur le canapé sans parvenir à lire son roman ; vautrée sur son tapis de yoga sans être capable de maintenir ses postures plus de quelques minutes ; commencé une nouvelle partie de Dragon Age 2 sans parvenir à passer l’interminable introduction. Par miracle, elle avait réussi à préparer de la mousse au chocolat pour son dessert, mais avait brulé le poulet épicé destiné à son repas.

La seule chose qu’elle parvenait vraiment à faire de façon soutenue, c’était de s’inquiéter : s’inquiéter pour Tullio qui pourrait tout aussi bien être en train de se droguer quelque part ; s’inquiéter pour sa mère qui était partie en mission depuis trop longtemps ; s’inquiéter pour la petite Anya, aussi, qui vivait seule à l’orée des bois. Elle s’inquiétait même pour son mystérieux colocataire qu’elle n’avait encore jamais rencontré.  Elle ne s’inquiétait pas pour Lillian, au moins, qu’elle n’était pas capable d’imaginer dans la moindre situation qu’elle ne serait pas capable de gérer comme une grande.

Elle était mentalement fatiguée, mais ayant passé la journée à se reposer, la nuit venue, elle n’arrivait toujours pas à dormir. Elle se retournait dans son lit, s’enroulant dans les couvertures jusqu’à étouffer.

Trop. C’était trop. Elle savait qu’elle devait faire quelque chose. Se redressant soudainement, elle avait bondi du lit pour enfiler une paire de pantalons pas trop sales, un soutien-gorge et sa veste – en omettant la chemise à défaut de pouvoir en trouver une propre.

Après avoir descendu les cinq étages de son immeuble sans destination précise, elle avait finalement trouvé ce qu'elle allait faire pour se libérer l'esprit… Et était conséquemment remontée à son appartement pour prendre à deux mains les mousses au chocolat qui reposaient au fond de son frigo.

Cinq minutes plus tard, elle était redescendue au rez-de-chaussée et elle partait en direction des maisons.

Vingt minutes plus tard, elle les tenait les petits pots dangereusement empilés au creux de son coudre tandis qu’elle forçait le verrou d’une fenêtre.

Vingt-cinq minutes plus tard, elle avait allumé toutes les lumières de l’étage inférieur de la maison de la gardienne du sanctuaire.

Trente minutes plus tard, elle était assise sur un comptoir en attendant que Angelica daigne venir voir ce qui se tramait dans sa cuisine.

Il était maintenant 3h36 du matin et elle savourait, à l’aide d’une très petite cuillère à café, une bouchée de mousse chocolat.  


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Mar 27 Juin - 16:37

En tuer un pour en terrifier un millier
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Habitation permanente : Une maison proche du QG avec ces parents
Occupation : Gardienne du sanctuaire d'OldFyre
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Il était trois heures du matin Angelica était allongée sur son lit ; les jambes enroulés autour d'un oreiller, ses bras ballants derrière sa tête quelques mèches de cheveux c'était enroulés autour de ses bras. Au creux de ses oreilles se trouvait des écouteurs (il n'y avait que le gauche qui avait survécu au changement de position lors de son sommeil, le droit s'étant logé au creux de son cou) qui hurlaient du Cult To Follow, sa bouche était grande ouverte et faisait résonner ses ronflements : elle était tombée comme une masse en rentrant chez elle vers vingt-une heure du soir, elle n'avait même pas prit la peine de manger.

Aujourd'hui, elle avait dû se rendre à l'autre bout de la ville pour régler un problème de pluk n'ayant pas reçu sa quantité de sucre par ses maîtres (car oui, il se trouvait que la plupart des habitants d'OldFyre se complaisait à avoir cette vermine en animal de compagnie.) il avait décidé de saccager la demeure, en commençant par la cuisine, lorsqu'Angelica avait franchit le seuil de la maison le pluk s'attaquait au salon.
Intérieurement elle pensait que c'était bien fait pour eux, d'avoir cru qu'ils pourraient domestiqués cette chose et lorsqu'elle fit face au couple - leurs yeux étaient exorbités de part le chaos qu'avait été capable de faire leur petit Prince en moins de quarante-cinq minutes - elle affichait son habituelle sourire espiègle et jugeur en arquant les sourcils de méprit, elle leur avait dit de sortir de la maison, de la laisser gérer ce problème de gros rat farouche qui ne devrait pas prendre plus de trente minutes.
Trois heures. Trois longues et pénibles heures. Au bout d'un moment elle c'était même résigné à sortir son pistolet (un magnum desert eagle chromé d'une couleur rose dragée/dorée - en hommage à son premier pistolet à bille d'une couleur similaire.) mais pour quoi faire ? Cet enfoiré de Prince se déplaçait beaucoup trop rapidement et ne faiblissait pas. À contre cœur elle c'était résolu à céder au caprice du pluk en allant lui chercher du sucre...

Au final elle ne pu rentrer chez elle qu'au coucher du soleil. Tout ça pour un putain de pluk pensait-elle en shootant dans des gravas, ses mains enfuis dans les larges poches de son pantalon élastique à la coupe coréenne, ses oreilles transperçaient par du Scorpion, du Régina Spektor et sa bouche charnue, mais boudeuse, accompagnée d'une blonde. Si elle était si maussade c'était aussi dû au fait qu'elle aurait pu (et du) commencer par donner du sucre à la bestiole mais elle préférait dompter, combattre : bien qu'avec la plupart des créatures, tous ces plans finissaient caducs, elle devait se résoudre au précepte enseigné ou aux exigences des bestioles pour que l'histoire se termine.


Elle habitait avec ses parents, sa maison était plutôt confortable pour une simple famille de trois personnes : il y avait même une chambre d'amie - mais qui n'avait jamais était aménagé, la pièce demeurait vide depuis leur arrivé à OldFyre. La maison aussi d'ailleurs, le nécessaire avait seulement été installé, pour le reste les de Clairbois n'avaient eu de cesse de repousser l'échéance.

Léo de Clairbois ne remettait plus que rarement les pieds au domicile familiale, surtout depuis qu'Angelica avait été élue gardienne du sanctuaire car c'était un homme qui n'aimait pas voir le même paysage (les mêmes personnes aussi sûrement, se disait Angelica) et quant à la génitrice, elle préférait les travails nocturnes, contrairement à Angelica qui ne pouvait se passer de dormir.

Sa chambre était situé juste au-dessus de la cuisine et bien que son iPod crachait du rock, ses yeux c'étaient ouverts instinctivement en entendant trois lumières du rez-de-chaussée s'allumer (la pression sur le bouton faisait sortir un "tilt" qui s'entendait parfaitement lorsque la maison était silencieuse).
Sur le coup elle n'avait pas bougeait, dégageant simplement son écouteur restant.
D'un coup, un léger grincement, celui du tabouret de bar - elle en était sûre -, qui n'avait pas duré plus de trois secondes se fit entendre.
Elle c'était redressée, s'étirant le dos en joignant ses mains au-dessus de son crâne, Angelica avait juré avant de regarder au-dessus de son lit, il y avait son katana, au manche en cuir d'une couleur bleue turquin, imitant les écailles des reptiles, à la lame aiguisait chaque jour par Angelica avec son cœur. Finalement elle c'était résignée à sortir son magnum -cachait sous son matelas, cela lui demanderait moins d'efforts. Déjà qu'elle devait descendre jusqu'à sa cuisine ! - au passage elle s'alluma une cigarette, le paquet traînait sur le sol.

Vêtue d'un simple boxer en dentelle noir et d'un débardeur  de la même couleur, Angelica n'enfila même pas ses pantoufles, elle sifflotait l'air de marche funèbre  en descendant les marches velus (de part un tapis épais) de son escaliers, le Desert Eagle dans la main gauche, pointant vers le sol.

Lorsque ces yeux aperçurent le dos de son invité surprise; la posture, les cheveux et surtout les mousses au chocolat elle reconnut d'instinct qui avait osé s'infiltrer chez elle. Déposant simplement l'arme sur la commode situé à l'angle extérieur de la cuisine, elle pénétra la pièce en se saississant à son tour d'une cuillère, d'un tabouret et d'une mousse au chocolat (elle du étendre un peu le bras pour en attraper une)
Elle balança son mégot dans son évier en visant grâce à la technique du "claquage de doigt".

- Tu tombes bien j'avais faim. Sa voix était grave et enrouée, après tout cela faisait seulement cinq minutes qu'elle était réveillé. Elle était sûre que ces yeux devaient être exorbitaient et que ces vaisseaux sanguins apparaissaient clairement. Une seule mousse au chocolat ne suffira pas à te faire pardonner pour m'avoir réveillé en pleine nuit Victoria. Son ton avait une pointe de sarcasme. Elle sortit son paquet de cigarette, qu'elle avait logeait entre sa cuisse et sa culotte, et en proposa une à sa cousine. Qu'est-ce qui t'amène dis-moi ?
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Mer 5 Juil - 4:05

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Assise directement sur le comptoir, Victoria utilisait le tabouret comme appui-pied.

Sa mise en scène était prête depuis maintenant cinq bonnes minutes, mais il n’y avait pas un bruit dans la maison. Ainsi, après deux bouchées de sa mousse au chocolat, Victoria s’était réfrénée de le continuer, ne voulant pas finir avant l’arrivée de sa cousine. En effet, le dessert, bien en vue, ainsi que le délice qui se dessinerait sur ses traits tandis qu’elle en glisserait dans sa bouche, étaient les accessoires primordiaux à la réussite de cette comédie familiale.  

Pour la même raison, elle ne voulait pas non plus poser son ramequin ; à la place, elle le tenait dans les airs, devant elle, sa cuillère prête à plonger dans l’onctueuse préparation à la seconde où elle apercevrait son hôte.

Entre Angelica. Ses pas étaient des rumeurs sur le plancher lisse, mais Victoria s’était retournée vers elle avec nonchalance, ni surprise ni inquiète de son arrivée discrète.

Ses yeux étaient froids malgré les couleurs chaudes qui animaient son incrédulité et ses cheveux couleur sang coulaient sur ses épaules comme un champ de bataille.

Victoria lui sourit chaleureusement, sa cuillère entre les dents, puis, en réponse à son commentaire, elle poussa dans sa direction trois autres ramequins pleins de la somptueuse mousse.  

- Voyons. Tu devrais savoir que je suis toujours bien préparée lorsque je pars à la guerre.

Elle lui accorda un petit clin d’œil avant de tendre les doigts vers la cigarette qu’elle lui offrait. Dans les faits, Victoria ne fumait plus depuis la fin de son adolescence, ou plutôt, elle n’avait pas acheté la moindre cigarette depuis lors… Pour autant, elle refusait rarement celles qu’on lui tendait.

- Ce qui m’amène ? Voyons ma chérie : la perspective d’un déjeuner santé avec ma superbe cousine n’est-elle pas une raison valable ?

Disant cela, elle posa son dessert à moitié vide sur le comptoir et, en un mouvement fluide, se laissa couler de celui-ci jusqu’au tabouret. La cigarette éteinte collée au coin des lèvres, elle se pencha vaguement vers Angie avant de glisser un doigt du long de sa cuisse, jusqu’à sa hanche, s’arrêtant finalement sur la bordure de dentelle.  

Elle leva sur elle un regard enfantin et espiègle.

- Est-ce que tu savais que… Elle se mordit la lèvre inférieure, son regard pétillant comme si elle s’apprêtait à lui avouer un secret. L’ordre avait installé une gamine de quatorze ans, seule, dans une cabane, à la frontière de ton sanctuaire ?

Demanda-t-elle avec un grand sourire… Sourire qui mourut presque instantanément pour laisser place à une froide sincérité.


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