Comme un chien triste nommé Mélan : Mélan-colley

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Sam 24 Juin - 0:48

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
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Que le monde soit bleu ou qu’il soit rouge, comment peut-on vraiment croire que la couleur est ce qui définit les choses? Comment ce village peut encore cohabiter avec ce monde magique sans l’inclure? Comment l’être humain peut-il réellement se soucier du nombre de Like que leurs postes auront quand une partie de l’humanité meurt de faim ?

Perchée sur le toit de sa maisonnette, Anya regardait le village qui s’étendait un kilomètre plus loin. D’où elle était, elle ne pouvait entendre qu’un écho lointain des activités de cette fourmilière. Aujourd’hui, il n’y avait ni alcool ni jus d’orange, seulement une jeune fille perdue dans des pensées mélancoliques. Non loin, éclatée contre le sol on pouvait trouver les vestiges d’une fiole. Encore mal assurée dans leur utilisation, l’adolescente avait légèrement abusé sur cette potion.

Qui suis-je? Peut-on encore dire que je suis humaine ? Si je ne suis plus humaine, suis-je quelque chose? Ou seulement un monstre issu d'un laboratoire? Est-ce que mes parents me cherchent encore? Voudrait-il de moi malgré tout ce que je suis devenue ?

Placée au soleil tapant, la peau d’habitude si pâle de la jeune fille était devenue rouge, signe des dégâts causés par les chauds rayons du soleil. Bien qu’elle sente la douleur, la jeune fille ne voulait pas descendre de son perchoir. Frôlant le coup de chaleur, la jeune fille vacillait sur la cime du toit.

Je mérite cette douleur? Pourquoi ne pas m’avoir abattue ? On le fait pourtant pour les animaux ! Ma vie se résumera-t-elle à cette maison sans ami, sans compagnie? Pourtant, j’en avais, des amis, par le passé…

Rouge comme un homard, la jeune fille ne pouvait que ruminer ses pensées en une mélancolie silencieuse. Parfois, des larmes coulaient le long de ses joues, glissant jusqu’à la commissure de ses lèvres, laissant un gout salé sur sa langue. Entre deux larmes, elle aperçut quelque chose venir par le chemin qui la reliait au village.

Voilà encore un chevalier qui vient observer si leur fardeau vit encore… observer s’ils doivent encore tolérer cette laideur qui m’a été imposée… voir la déchéance de l’homme en une chimère improvisée…

Achievement Unlocked !  
Succès ! Tu as accompli un défi : traiter des effets de drogues.
Pour féliciter ton exploit, 20 points ont été crédités à ton profil et l'icône ci-dessus ont été ajoutée à ton dossier !


#6e365b
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Ven 30 Juin - 15:18

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Tullio n'était pas de bonne humeur. Il fallait dire que devoir s'acquitter d'une tâche, même extrêmement basique, lui déplaisait au plus haut point. Parce que la veille il avait bu, au point de ne plus se souvenir de la façon dont il était rentré, quoique l'état de ses côtes et de ses coudes laissait supposer plusieurs chutes dans les escaliers. Ayant donc bu plus que de raison la veille, son plan idéal avait été de passer sa journée vautré dans un coin, à cuver tranquillement.

Sauf que Toria ne l'entendait manifestement pas de cette oreille. C'était la seule et unique raison qui l'avait poussé à se lever, agripper les sacs de courses qu'elle lui tendait, avant de partir en râlant et pestant jusqu'à ce qu'il soit hors de portée des oreilles de la jeune femme.

En arrivant en vue de la maison où il devait se rendre pour fournir ses courses à je ne sais quelle feignasse, il ralentit légèrement le pas. C'était lui où il y avait quelqu'un sur le toit? Plissant les yeux, il fut forcé de se rendre à l'évidence. C'était bel et bien le cas. Elle avait bel et bien une paire d'ailes et une paire de cornes. Sans compter qu'elle lui semblait étrangement rouge, et qu'il venait de la voir vaciller. Voilà qui l'inquiétait nettement plus.

"Hey! Descend de là avant de te casser la gueule!"

Lança-t-il d'une voix forte, tandis qu'il pressait le pas juste au cas où. Non parce que dans l'absolu il voulait essayer de la rattraper si elle tombait mais ça impliquait qu'il soit plus proche que ce qu'il était actuellement.

"J'm'appelle Tullio, on m'a demandé de t'apporter des courses."

Parce que bon, c'était quand même mieux s'il se présentait. Après tout, c'était la première fois qu'il la voyait, un minimum de politesse n'allait pas le tuer même si dans l'absolu il n'était pas ravi d'être là. Après tout, ce n'était pas sa faute à elle. Ca aurait été pour n'importe qui d'autre, ça l'aurait agacé pareil.

"Meeerde…" Lâcha-t-il, quand il se rendit compte que la rougeur aperçue plus tôt était due à ce qui ressemblait à un coup de soleil. "Putain ça doit faire trop mal, t'as de la crème au moins?"
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Lun 3 Juil - 22:05

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
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Descendre? Oui. Me rompre le cou serait une délivrance. Il m'arrive souvent de me demander si vivre dans une vie où je n’ai plus de place en vaut-il vraiment la peine?

La mélancolique jeune fille fixa l’homme aux cheveux bleus. Son sort l’interessait-il vraiment? Il semblerait que oui : son allure accélérait, cherchant à rejoindre au plus vite la cabane. Cette minuscule cabane qui comportait toutes les commodités, deux chambres, un salon et une cuisine de taille convenable.

Des courses? N’ont-ils pas aimé ma dernière scène sur la place du marché ? Tullio, un nom qui me rappelait quelque peu ma patrie… Ma patrie… peut-être qu’un jour j’y retrouverais pour y trouver mes parents… ma famille… ou ce qu’il en reste…


La demoiselle se leva et marcha sur les tuiles presque neuves de la bâtisse avant de se laissant tomber de la pointe du toit, ouvrant ses ailes pour amortir sa chute près de l’homme aux multiples piercings. Grande ouverte, on pouvait observer plusieurs plaies sur les excroissances dorsales de la jeune dame. Regroupez surtout en aval de la protubérance, mais rien d’étonnant, puisque la demoiselle avait l'habitude de trainer ses ailes au sol.

Est-ce que ça fait mal? Oui? Mais cela l’intéresse réellement? J’en doute… Personne ne s’intéresse réellement à moi… Je suis trop différente… pourquoi est-ce moi que les kidnappeurs m'ont choisie? Pourquoi pas ma petite voisine? Mon sort est-il pire que celui des autres filles qui ont été vendues, avant, et surement après moi ?

Tullio surplombant de beaucoup la gamine, Anya n’eut d’autre choix que de lever la tête pour le regarder dans les yeux. Aussi profonds qu’un océan, les yeux bleus trahissaient une vie tumultueuse, mais arrivait-il à lire toute la tristesse qui se déversait dans ceux de son opposante? Pouvait-il percevoir les sillons que les larmes avaient creusés avant son arrivée?


-нет, это важно?


#6e365b
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Dim 16 Juil - 16:54

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"Oh wow."

Avait lâché Tullio, quand il avait vu la jeune femme se laisser tomber du haut du toit en ouvrant ses ailes pour s'en servir comme d'un parachute. C'était la première fois qu'il voyait quelqu'un comme elle et il était bien obligé d'admettre que c'était plutôt impressionnant. Néanmoins, son expression se rembrunit lorsqu'il vit les blessures qu'elle avait. Merde.

Puis, il s'aperçut qu'elle avait le visage humide. Avait-elle pleuré? Fronçant légèrement les sourcils, il s'apprêtait à lui demander si elle allait bien quand elle parla.

"Quoi?"

Laissa-t-il échapper, incapable de comprendre ce qu'elle venait de lui dire. Puis il cligna des yeux et se rappela de ses bonnes manières. Toria l'aurait étripé si elle apprenait qu'il avait été impoli.

"Euh, pardon, j'ai pas compris. Je… Je parle pas cette langue."

Finit-il par ajouter, un peu maladroitement, avant de rester muet quelques instants. Mais rapidement, il se sentit mal à l'aise et se remit à parler, en croisant intérieurement les doigts pour qu'elle le comprenne.

"On devrait peut-être rentrer. Histoire de ranger les courses."

Il hésita un instant et continua après s'être brièvement mordu la lèvre.

"Et de s'occuper de tes coups de soleils et de tes ailes, ça doit pas faire du bien."

Merde, si elle comprend pas ce que je dis, je vais avoir l'air sacrément con.
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