LIENS UTILES
Code de vie
Contexte
Annexes
FAQfadet
Actualités
Habiletés
Défis
Défis mensuels
Missions
RP vedettes
Absences
Partenariat
RUMEURS
La société de l’étoile du soir aurait tenté de recruter un chevalier. Soyez sur vos gardes.
Le QG est étrangement vide depuis le début de la mission d'infiltration au Canada.
Attention aux pluks : ils sont en plein rut et suspicieusement affecteux. Eurk.
SCÉNARIOS

















Comme un chien triste nommé Mélan-colley

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Message
Sam 24 Juin - 0:48

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
Points : 2312
Messages : 286
avatar

Que le monde soit bleu ou qu’il soit rouge, comment peut-on vraiment croire que la couleur est ce qui définit les choses? Comment ce village peut encore cohabiter avec ce monde magique sans l’inclure? Comment l’être humain peut-il réellement se soucier du nombre de Like que leurs postes auront quand une partie de l’humanité meurt de faim ?

Perchée sur le toit de sa maisonnette, Anya regardait le village qui s’étendait un kilomètre plus loin. D’où elle était, elle ne pouvait entendre qu’un écho lointain des activités de cette fourmilière. Aujourd’hui, il n’y avait ni alcool ni jus d’orange, seulement une jeune fille perdue dans des pensées mélancoliques. Non loin, éclatée contre le sol on pouvait trouver les vestiges d’une fiole. Encore mal assurée dans leur utilisation, l’adolescente avait légèrement abusé sur cette potion.

Qui suis-je? Peut-on encore dire que je suis humaine ? Si je ne suis plus humaine, suis-je quelque chose? Ou seulement un monstre issu d'un laboratoire? Est-ce que mes parents me cherchent encore? Voudrait-il de moi malgré tout ce que je suis devenue ?

Placée au soleil tapant, la peau d’habitude si pâle de la jeune fille était devenue rouge, signe des dégâts causés par les chauds rayons du soleil. Bien qu’elle sente la douleur, la jeune fille ne voulait pas descendre de son perchoir. Frôlant le coup de chaleur, la jeune fille vacillait sur la cime du toit.

Je mérite cette douleur? Pourquoi ne pas m’avoir abattue ? On le fait pourtant pour les animaux ! Ma vie se résumera-t-elle à cette maison sans ami, sans compagnie? Pourtant, j’en avais, des amis, par le passé…

Rouge comme un homard, la jeune fille ne pouvait que ruminer ses pensées en une mélancolie silencieuse. Parfois, des larmes coulaient le long de ses joues, glissant jusqu’à la commissure de ses lèvres, laissant un gout salé sur sa langue. Entre deux larmes, elle aperçut quelque chose venir par le chemin qui la reliait au village.

Voilà encore un chevalier qui vient observer si leur fardeau vit encore… observer s’ils doivent encore tolérer cette laideur qui m’a été imposée… voir la déchéance de l’homme en une chimère improvisée…

Achievement Unlocked !  
Succès ! Tu as accompli un défi : traiter des effets de drogues.  
Pour féliciter ton exploit, 20 points ont été crédités à ton profil et l'icône ci-dessus ont été ajoutée à ton dossier !


#6e365b
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Ven 30 Juin - 15:18

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
Points : 1825
Messages : 467
Habitation permanente : Chez Victoria
Occupation : /
avatar

Tullio n'était pas de bonne humeur. Il fallait dire que devoir s'acquitter d'une tâche, même extrêmement basique, lui déplaisait au plus haut point. Parce que la veille il avait bu, au point de ne plus se souvenir de la façon dont il était rentré, quoique l'état de ses côtes et de ses coudes laissait supposer plusieurs chutes dans les escaliers. Ayant donc bu plus que de raison la veille, son plan idéal avait été de passer sa journée vautré dans un coin, à cuver tranquillement.

Sauf que Toria ne l'entendait manifestement pas de cette oreille. C'était la seule et unique raison qui l'avait poussé à se lever, agripper les sacs de courses qu'elle lui tendait, avant de partir en râlant et pestant jusqu'à ce qu'il soit hors de portée des oreilles de la jeune femme.

En arrivant en vue de la maison où il devait se rendre pour fournir ses courses à je ne sais quelle feignasse, il ralentit légèrement le pas. C'était lui où il y avait quelqu'un sur le toit? Plissant les yeux, il fut forcé de se rendre à l'évidence. C'était bel et bien le cas. Elle avait bel et bien une paire d'ailes et une paire de cornes. Sans compter qu'elle lui semblait étrangement rouge, et qu'il venait de la voir vaciller. Voilà qui l'inquiétait nettement plus.

"Hey! Descend de là avant de te casser la gueule!"

Lança-t-il d'une voix forte, tandis qu'il pressait le pas juste au cas où. Non parce que dans l'absolu il voulait essayer de la rattraper si elle tombait mais ça impliquait qu'il soit plus proche que ce qu'il était actuellement.

"J'm'appelle Tullio, on m'a demandé de t'apporter des courses."

Parce que bon, c'était quand même mieux s'il se présentait. Après tout, c'était la première fois qu'il la voyait, un minimum de politesse n'allait pas le tuer même si dans l'absolu il n'était pas ravi d'être là. Après tout, ce n'était pas sa faute à elle. Ca aurait été pour n'importe qui d'autre, ça l'aurait agacé pareil.

"Meeerde…" Lâcha-t-il, quand il se rendit compte que la rougeur aperçue plus tôt était due à ce qui ressemblait à un coup de soleil. "Putain ça doit faire trop mal, t'as de la crème au moins?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Lun 3 Juil - 22:05

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
Points : 2312
Messages : 286
avatar

Descendre? Oui. Me rompre le cou serait une délivrance. Il m'arrive souvent de me demander si vivre dans une vie où je n’ai plus de place en vaut-il vraiment la peine?

La mélancolique jeune fille fixa l’homme aux cheveux bleus. Son sort l’interessait-il vraiment? Il semblerait que oui : son allure accélérait, cherchant à rejoindre au plus vite la cabane. Cette minuscule cabane qui comportait toutes les commodités, deux chambres, un salon et une cuisine de taille convenable.

Des courses? N’ont-ils pas aimé ma dernière scène sur la place du marché ? Tullio, un nom qui me rappelait quelque peu ma patrie… Ma patrie… peut-être qu’un jour j’y retrouverais pour y trouver mes parents… ma famille… ou ce qu’il en reste…


La demoiselle se leva et marcha sur les tuiles presque neuves de la bâtisse avant de se laissant tomber de la pointe du toit, ouvrant ses ailes pour amortir sa chute près de l’homme aux multiples piercings. Grande ouverte, on pouvait observer plusieurs plaies sur les excroissances dorsales de la jeune dame. Regroupez surtout en aval de la protubérance, mais rien d’étonnant, puisque la demoiselle avait l'habitude de trainer ses ailes au sol.

Est-ce que ça fait mal? Oui? Mais cela l’intéresse réellement? J’en doute… Personne ne s’intéresse réellement à moi… Je suis trop différente… pourquoi est-ce moi que les kidnappeurs m'ont choisie? Pourquoi pas ma petite voisine? Mon sort est-il pire que celui des autres filles qui ont été vendues, avant, et surement après moi ?

Tullio surplombant de beaucoup la gamine, Anya n’eut d’autre choix que de lever la tête pour le regarder dans les yeux. Aussi profonds qu’un océan, les yeux bleus trahissaient une vie tumultueuse, mais arrivait-il à lire toute la tristesse qui se déversait dans ceux de son opposante? Pouvait-il percevoir les sillons que les larmes avaient creusés avant son arrivée?


-нет, это важно?


#6e365b
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Dim 16 Juil - 16:54

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
Points : 1825
Messages : 467
Habitation permanente : Chez Victoria
Occupation : /
avatar

"Oh wow."

Avait lâché Tullio, quand il avait vu la jeune femme se laisser tomber du haut du toit en ouvrant ses ailes pour s'en servir comme d'un parachute. C'était la première fois qu'il voyait quelqu'un comme elle et il était bien obligé d'admettre que c'était plutôt impressionnant. Néanmoins, son expression se rembrunit lorsqu'il vit les blessures qu'elle avait. Merde.

Puis, il s'aperçut qu'elle avait le visage humide. Avait-elle pleuré? Fronçant légèrement les sourcils, il s'apprêtait à lui demander si elle allait bien quand elle parla.

"Quoi?"

Laissa-t-il échapper, incapable de comprendre ce qu'elle venait de lui dire. Puis il cligna des yeux et se rappela de ses bonnes manières. Toria l'aurait étripé si elle apprenait qu'il avait été impoli.

"Euh, pardon, j'ai pas compris. Je… Je parle pas cette langue."

Finit-il par ajouter, un peu maladroitement, avant de rester muet quelques instants. Mais rapidement, il se sentit mal à l'aise et se remit à parler, en croisant intérieurement les doigts pour qu'elle le comprenne.

"On devrait peut-être rentrer. Histoire de ranger les courses."

Il hésita un instant et continua après s'être brièvement mordu la lèvre.

"Et de s'occuper de tes coups de soleils et de tes ailes, ça doit pas faire du bien."

Merde, si elle comprend pas ce que je dis, je vais avoir l'air sacrément con.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Mar 22 Aoû - 22:42

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
Points : 2312
Messages : 286
avatar

Le malaise de Tullio était flagrant, autant par ses yeux agités que par la raideur de son corps. De son côté, le regard froid qu’Anya laissait délibérément planer sur le jeune homme en disait long sur son animosité.

Elle daigna tout de même rassurer le toxicomane.

-Ouin, si tu veux…

La jeune fille se dirigea vers la porte et l’ouvrit simplement. Elle alla ensuite s’affaler sans plus de cérémonie sur le divan taché qui se trouvait dans le salon immédiatement après l’entrée.

-Fait comme chez toi. Dit-elle d'un ton morne.

En entrant dans la maison, on pouvait apercevoir la petite cuisine ainsi que deux portes que l’on pouvait deviner être une chambre et une salle de bain. Les murs étaient peints de couleurs sables, fades, qui devaient avoir été à la mode jadis - ou en rabais - puisque tous les murs et les plafonds en étaient revêtus. Le plancher, pour sa part, était d'un bois flottant, pâle églement, rappelant la couleur naturelle du cèdre. On pouvait observer sur ce dernier plusieurs traces de botte et de la saleté, preuve évidente du manque d’entretien que la jeune fille accordait à sa demeure. Les comptoirs de cuisine étaient faits du même bois, mais étrangement, ce dernier ne comportait que très peu de marques d’usure, voire aucune, et au centre, le lavabo était bien propre, avec un seul verre sale sur le coté ; au moins, la fille chauvesouris faisait visiblement sa vaisselle... Ou bien elle n'en utilisait juste pas beaucoup.

Le mobilier de la maisonnette était principalement composé d’une table de cuisine démodée avec ses quatre chaises, d'un sofa, d'une table à café et d'une bibliothèque sommaire. Quelques livres trônaient sur ce dernier meuble, mais somme toute, la grande majorité du décor était vide, et, avouons-le, ennuyeux.

Bref, assise sur le canapé, Anya le contemplait avec des yeux vides et las.




#6e365b
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Sam 14 Oct - 6:15

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
Points : 1825
Messages : 467
Habitation permanente : Chez Victoria
Occupation : /
avatar

Dieu merci, non seulement elle le comprenait mais en plus elle parlait la même langue. Tullio ne put retenir un léger soupire de soulagement tandis que ses épaules s'affaissaient faiblement, reprenant la position qu'elles avaient naturellement lorsqu'il n'était pas tendu.

"Euh, d'accord."

Fit-il, un peu surpris, avant de jeter un coup d'œil circulaire une fois qu'il eut refermé la porte derrière lui. Il ne dissimula pas une légère moue devant la décoration relativement austère. C'était terriblement neutre, on aurait dit une maison témoin d'il y a 30 ans. L'entretien en moins, cela dit.

Puisqu'il avait été invité à faire comme chez lui, le jeune homme se dirigea donc droit vers la cuisine et rangea les produits frais au frigo et dans le congélateur. Puis, il ne se gêna pas pour ouvrir les divers placards et inspecter leur contenu, histoire qu'elle ne retrouve pas un paquet de pâtes rangé au milieu des casseroles dans 6 mois.

"Tu as une armoire à pharmacie?"

Insista-t-il, une fois les sacs de courses vidés et pliés sur un coin de comptoir. Elle ne lui avait pas répondu lorsqu'il lui avait demandé si elle avait de la crème pour ses coups de soleil.

Pas très à l'aise, il décida de nettoyer rapidement le verre sale qui traînait à côté de l'évier. Ça aurait au moins le mérite de lui occuper les mains 30 secondes, en attendant une éventuelle réponse.

"Tu devrais faire attention, t'as pas senti que le soleil te brûlait?"

Demanda finalement Tullio, une fois ses mains séchées, les sourcils légèrement froncés par l'inquiétude. Il n'aimait pas la façon dont elle le regardait. Lui aussi avait eut ce genre de regard à une époque, mais ça avait été induit par des médicaments. Elle, ça semblait être son état naturel. Ça n'augurait rien de bon.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Mer 10 Jan - 23:44

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
Points : 2312
Messages : 286
avatar

Les orbites vides regardaient sans vraiment intégrer l’homme aux cheveux bleuté. Il semblait vraiment s’inquiéter pour elle, mais était-ce vraiment un sentiment d’inquiétude ou un juste malaise ? Nonchalante, elle pointa l’une des deux portes.

-Ouai, au-dessus du lavabo.

Puis dans le silence, Tullio commença à faire la maigre vaisselle qui trainait sur l’impeccable comptoir : une bonne action ou une simple envie de dissiper son anxiété ? Le garçon à la chevelure océanique posa finalement une question épineuse et quelque peu subjective. Et c'est seulement parce qu'elle était lasse du silence qu'Anya accepta de répondre franchement.

-J’ai beau n’avoir aucune émotion, il me reste encore des sensations. C'est la seule chose qui m’appartienne encore. Mais, tu sais, tu n’es pas obligé de faire semblant que tu t’inquiètes. Les chevaliers auraient dû m’abattre et abrégé mon éternelle lassitude au lieu de me conserver comme un animal de foire. Je ne sais pas si le mot lâcheté convient dans ma situation, mais je ne me suis juste pas encore résignée à m’enlever la vie.

Elle l’avait enfin dit, ce sentiment étrange de n’être rien d’autre qu’une chose dont personne ne voulait vraiment prendre sous sa responsabilité. Un petit animal acheté dans une animalerie pour un gamin, mais dont ni l’enfant ni les parents ne veulent s'occuper. Un animal qui passera le reste de sa vie dans une cage et qui se trouvera chanceux de recevoir de l’eau et de la nourriture de façon périodique.

Ni réellement humaine ni une créature magique, elle ne pouvait s’identifier à rien, même pas à l’homme devant elle qui pourtant, portait les stigmates d’une vie de débauche. Un fardeau pour tous. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas ressenti une caresse attentionnée et bienveillante. Quand était-ce d’ailleurs? Sa mère? Son père? L’un d’eux était venu la border la nuit précédant son enlèvement, se souvient-elle.


#6e365b
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Jeu 11 Jan - 4:10

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
Points : 1825
Messages : 467
Habitation permanente : Chez Victoria
Occupation : /
avatar

"Je fais pas semblant."

Putain de merde, c'est tout ce que je trouve à lui répondre?! Tullio se détourna aussitôt pour fouiller dans la pharmacie qu'elle lui avait indiqué, un peu assomé par ce qu'elle venait de lui dire. Pas de sentiments... Cela remontait à longtemps maintenant, mais le souvenir des journées passées à juste attendre que le temps défile, sans rien ressentir de positif, restait vif malgré tout. Merde.

"J'suis sûr que tu pourrais en ravoir, si tu voulais."

Fit-il, tandis qu'il sortait un tube de crème. Il ne savait pas quoi dire, pas quoi faire, mais décida que s'occuper de ses coups de soleil serait un bon début. Il alla donc se placer près d'elle sur le canapé et s'apprêtait à lui tartiner généreusement le bras quand il suspendit son geste.

"Ca te gêne pas, au moins?"

Demanda Tullio, soudain pris d'un doute. Elle aurait de toute façon besoin d'aide pour le dos, mais peut-être qu'elle préférait s'occuper du reste elle-même? Ca lui avait paru plus poli de lui demander.

"Tu sais..."

Commença-t-il, avant d'inspirer pour se donner du courage.

"J'pense que j'suis peut-être une des seules personnes dans cette ville à pouvoir comprendre ce que tu ressens. Un peu. Pendant tout un moment j'ai juste... regardé le temps défiler. Les gens s'agiter. Comme si j'étais à côté de la réalité, tu sais? Dans un sens j'ai du bol, parce que c'était à cause de médocs du coup quand j'ai arrêté de les prendre bah ça a été mieux. Mais après ça j'pensais que j'étais fou, parce que j'voyais des trucs que personne d'autre voyais. Et aujourd'hui voilà que j'passe de la crème à une fille qui a des ailes, à côté d'une réserve de créatures magiques."

Tullio ne put réprimer un léger sourire amusé à sa dernière phrase, alors qu'il avait été mortellement sérieux tout du long. Mais bordel, pourquoi j'ai pas fermé ma gueule? J'suis sûr qu'elle en a rien a foutre et que je la saoule.

"J'suis sûr que ça peut aller mieux pour toi aussi. Et si t'y crois pas, bah j'y croirais pour deux."

Elle avait juste besoin que quelqu'un fasse quelque chose pour. Lui avait eut Toria et si elle n'avait personne, il avait la ferme intention de s'y coller.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Mer 24 Jan - 15:03

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
Points : 2312
Messages : 286
avatar

Anya hocha la tête, une réponse silencieuse à la question. De toute façon, la jeune fille était habituée à être touchée par des inconnues, avec ou contre sa volonté. Elle sentit les bienfaits de la crème fraiche contre les brulures, ce qui la fit frissonner, mais ne bougea pas davantage.

L’homme chercha à comparer leur expérience, mais il était complètement inculte en ce qui attrait des traumatismes de la jeune femme ailée. Si la situation avait pu se résumer à de simples médicaments et pseudo hallucinations, sa vie aurait été plus simple. Anya osa porter un regard sur l’homme. Si seulement il savait tout ce qui lui était arrivé. Elle voulait lui répondre, mais elle ne put que fondre en larmes en repensant à toutes ses atrocités. Les seringues, les sangles, les longues journées nues sur le béton froid, les journées de jeune qui lui avaient été imposées, les choses horribles qu’elle avait dû faire pour survivre… non, elle ne serait plus jamais humaine.

Anya se laissa choir sur l’épaule de Tullio, rependant les sécrétions lacrymales sur le chandail de ce dernier. Elle rependait la mélancolie de son cœur sur un inconnu qui lui semblait attacher pour une quelconque raison. La fillette était visiblement trop intoxiquée pour se contenir et trop altérée pour réagir autrement.

Tullio pourrait croire que s’était du a son soutien, mais c’était tous les mauvais souvenirs de son enfance qui revenais, l’enlèvement, la vente, puis ses années enfermées avec Arthuro, la seule chose à qui elle s’était identifiée. Ce rat de bibliothèque qui l’avait conduit vers le chemin dû vice sans le vouloir. Cet homme beaucoup plus vieux qu’elle qui avait été vendu comme son partenaire de vie. La seule chose qu’elle considérait comme son ami sans, vraiment, savoir le sens de ce mot : ami.


#6e365b
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Jeu 1 Fév - 3:40

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
Points : 1825
Messages : 467
Habitation permanente : Chez Victoria
Occupation : /
avatar

Lorsque Anya s'était mise à pleurer, le premier réflexe de Tullio avait été de s'immobiliser. Aussitôt, il s'inquiéta du fait qu'il ait pu lui faire mal. Avait-il appuyé trop fort? Ou bien ses coups de soleils étaient-ils graves au-delà de ce qu'il était possible de traiter avec une simple crème? Il chercha du regard quelque chose qui puisse l'apaiser en attendant qu'il trouve quoi faire. Peut-être des compresses d'eau froide? J'appelle un médecin? Mais qui? Personne ne viendra dans ce trou paum

A l'instant où la demoiselle se laissa aller sur son épaule, le junkie perdit le fil de ses pensées et il lui fallut quelques secondes pour enregistrer la situation et, enfin, réagir.

"Hey… ça va aller."

Chuchota-t-il, convaincu que ça serait le cas, alors qu'il la prenait maladroitement dans ses bras. Il aurait voulu faire quelque chose de plus, quelque chose qui l'aide, mais Tullio ne savait pas comment consoler les gens. La dernière fois où il avait consolé, où on l'avait consolé, remontait à bien trop loin. A cette époque il n'était qu'un enfant, et tout est toujours plus simple pour les enfants.

"Si ça peut pas être pire, ça peut qu'aller mieux pas vrai?"

Peut-être. Peut-être pas. Le jeune homme avait toujours entendu qu'après avoir touché le fond, on ne pouvait que remonter mais il savait que ça n'était pas toujours vrai. Qu'on pouvait continuer à s'enfoncer, encore et toujours. Pourtant, en cet instant, il avait envie d'y croire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Sam 28 Avr - 21:51

Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre
Points : 2312
Messages : 286
avatar

Une chose, que pouvait espérer une chose? Pouvait-elle espérer être appréciée, affectionnée, aimer? Ou devait-elle se résigner à n’être une qu’une chose? Une créature difforme qui n’avait pas sa place en ce monde? À tout chose utile, une chose pouvait servir au plaisir des gens, mais que fait-on des objets brisés? Nous les abandonnons, les détruisons, les traitant comme des déchets. Certains disent que les déchets des uns sont les trésors des autres. Il fallait bien croire que Tullio avait trouvé son trésor. Ce déchet, rejeter par une société conformiste et par une vie simple se trouvait aujourd’hui dans les bras de ce jeune homme.

Ce déchet qui était devenu une sorte de trésor pour Toria se trouvait désormais à la place de sa bienfaitrice et, à son tour, redorer un objet qui fut convoiter autre fois. Le toxicomane avait peut-être reconnu l’un des siens à travers la demoiselle intoxiquer, ou peut-être avait-il tout simplement retrouvé son humanité avec sa pseudo sobriété, mais une chose était certaine, il venait probablement de sauvée une petite créature d’un destin plus funeste.

Les habites du jeune homme changeaient progressivement de couleur, prenant des teintes plus foncer sous les larmes de la jeune fille. Lorsqu’il sera ses bras autour du frêle corps, Anya ne put s'empêcher de pleuré davantage, mais d’enlacer à son tour son protecteur. Elle se revoyait enfants, dans les bras de son père. Ces immanences bras fatigués par le travail, mais toujours plein de tendresse avers les deux femmes qui composais sa vie. L’ailier retrouvait enfin la sécurité qu’elle avait perdue. Elle continuait de pleurer sans rien dire, mais la fatigue commençait à l’envahir. L’alcool, les pleure, le soleil, tout sa jouais ensemble pour ta tirée dans les bras de morphée, mais le plus important fut le sentiment de sécurité produite par les bras musclés qui l’entourais.


#6e365b
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message
Mar 22 Mai - 14:49

So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in
Points : 1825
Messages : 467
Habitation permanente : Chez Victoria
Occupation : /
avatar

Tullio eut peur, pendant quelques instants, d'avoir fait mal à la demoiselle lorsqu'elle s'était mise à pleurer de plus belle après qu'il ait passé ses bras autour d'elle. Mais il se détendit en la sentant l'enlacer à son tour et resserra légèrement son étreinte.

C'était une situation qui était, par définition, inconfortable. Et pourtant il se sentait presque à l'aise en ce moment, au point qu'une de ses mains glissait le long des cheveux d'Anya dans un mouvement qui se voulait apaisant.

"Je dois avoir des mouchoirs quelque part, si tu veux."

Fit le junkie, à voix basse, lorsqu'il sentit que les pleurs de la chimère s'apaisaient. Pour autant, il ne la lâcha pas et ne cessa pas ses caresses. Si elle voulait rester là à lui tremper son haut, il ne comptait pas l'en empêcher.

"A moins que tu ne préfères utiliser mon t-shirt?"

Plaisanta-t-il doucement, en tâchant de ne pas la secouer malgré le léger rire qui lui agita les épaules.

"Je suis désolé, je te promets que je ne me moque pas."

Ajouta Tullio, en se mordant légèrement l'intérieur des joues pour s'obliger à se calmer.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message


Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas

Comme un chien triste nommé Mélan-colley

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» On en a tous eu au moins un comme celui là
» T'as quoi comme caisse ?????
» pour les débiles (comme moi :)
» ben un peu comme tout le monde... il passe de l'orange au vert, le nez clignote et ensuite, retour à
» Navigo comme ztamp de base ?
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Old Fyre :: Le monde :: Old Fyre :: La ville-